Bernard REYNAUD de Beynost : histoire de ma vie sur geneanet.org

Mes racines : https://beynost.wordpress.com/2013/06/01/arbre-genealogique-de-bernard-reynaud-de-beynost-au-30-mai-2013-2/

https://i1.wp.com/img397.imageshack.us/img397/5831/dscn0929.jpg

L’image ci-dessus du graben annulaire périphérique (arc Château-Arnoux-Sillon alpin-Cervin-Mt Rose et isobathe des -2000 mètres de la mer ligure) fait référence au pli cacheté 17758 déposé à l’Académie des Sciences en 2006 et qui peut être ouvert, à la demande de la famille, jusqu’en 2106. La synthèse est sur Google à « Géologie de la tectonique d’extrusion ». Les paris sont ouverts sur le fait que le creux du Ventoux, avec un trou géologique de 10 km sur la carte de France du BRGM, est un cratère d’impact surbaissé, avec une cupule listrique longitudinale de la source Perrier à Montbrun les Bains (et des formes symétriques Rhône-Durance et Uzés-Remoulins-Beaucaire-Arles par rapport à cet axe), les dentelles de Montmirail comme tourbillon-vortex latéral et l’éventail Sault-Rustrel comme diffraction. Jacques DEBELMAS (site de Maurice GIDON) et Claude ALLEGRE (« Découvrir la Terre ») annoncent un nouveau paradigme géologique !
https://beynost.wordpress.com/2012/04/03/geologie-de-la-tectonique-dextrusion

La lecture du merveilleux « Si vite passe la vie » de tante Annie (et le fait que Basile BONNARDON n’a pas eu le temps de rédiger ses ultimes souvenirs) m’a donné envie d’écrire ce qui suit sans attendre :

Je suis né à Beynost, le 6 juin 1946, dans le salon de l’ex-mas TROPET (du plan de Beynost de 1834 d’Antoine MAGNIN avec un ?, à voir sur le web), du 44 rue des Jacquetières (à l’époque rue du Prieuré par le portail aujourd’hui de Jean-Claude GOUMY). Un père (substitut du Procureur puis Procureur),  très tendre, qui nous disait, émerveillé, « C’est Jésus ! » chaque fois que nous croisions dans la rue (mon souvenir est à l’angle du pont de la Boucle et du cours d’Herbouville) un bébé dans son berceau. Un de mes deux premiers souvenirs est l’incendie du haut de l’immeuble du 37 cours d’Herbouville en 1948 : je me souviens quand nous sommes descendus en pyjama chez les voisins BERAUD au 1er étage, puis de l’eau qui coulait du plafond au salon. Je me souviens de l’été 49 et de sa canicule : je revois mon père nous souligner combien cette chaleur était exceptionnelle et par la suite nous dire que 49 avait donné de grands vins. J’ai connu Bon-mam (Joséphine PASTEUR, veuve d’Antoine MAGNIN) trois ans : je n’ai aucun souvenir d’elle. Par contre, je me souviens bien de la mort de ma grand-mère REYNAUD, rue BECHEVELIN à Lyon. On nous avait dit de ne pas faire de bruit et on nous admis quelques minutes auprès d’elle. Elle était toute pâle.

Avec mon frère Michel, un de nos jeux était de regarder les véhicules circulant sur le cours d’Herbouville, depuis la fenêtre de la salle à manger au 3e étage, et de fictivement nous approprier, l’un tout ce qui venait de la droite et l’autre tout ce qui venait de la gauche. J’ai encore mon cahier de dessins où j’avais copié des scènes de l’histoire de France en images de Léonce MAGNIN.

Lorsque nous étions insupportables, papa nous mettait dans le « cabinet noir », entre la salle à manger et le couloir d’entrée, côté palier. Il nous déposait les quatre fers en l’air dans le panier de linge sale. En cas d’agitation de notre part, il y avait déclenchement, dans le noir, d’un ballet de balais suspendus aux étagères. Très rapidement la famille entendait une petite voix qui promettait : « Je serai sage ! ».

Nous avons vu arriver la première machine à laver BENDIX à hublot et le premier réfrigérateur. L’appartement était chauffé par le poêle à charbon du couloir (sur lequel papa avait son récipient en cuivre pour avoir de l’eau chaude pour se raser). Dans la cuisine, il y avait un immense coffre à charbon, charbon livré par des hommes très forts et tout noirs, portant d’énormes sacs sur un bonnet de jute se prolongeant sur les épaules. Dans la cuisine, il y avait comme à Beynost, un gros fourneau de cuisine avec un réservoir à eau chaude avec une louche rectangulaire pour puiser. Dans l’arrière cuisine (balcon fermé avec au bout les WC) il y avait le garde-manger grillagé. On descendait tous les jours faire les provisions chez l’épicier, juste en bas, comme le boulanger, le charcutier, le tabac-marchand de journaux (qui a aujourd’hui doublé de taille) où nous achetions Tintin, le coiffeur qui pestait déjà contre les députés qui ne servaient à rien (que de sagesse précoce !) et, place de la Boucle, le boucher auquel de hauts camions électriques (avec une énorme chaîne de vélo pour la transmission) livraient des barres de glace. Place de la Boucle, il y avait le bazar avec la demoiselle cheftaine de louveteaux de mes frères. Au pied du bel immeuble de Mle BERIER, la dentiste, il y avait une station SHELL qui a pris feu. Le chauffeur du camion d’essence en feu s’est sacrifié pour éloigner son camion.

A Beynost les épiceries étaient l’Economique avec Mme VIEUX, les Docks Lyonnais vers chez BRONDEL (les Petits Pois aujourd’hui) et l’épicerie de la maman de Gérard DUMONT (aujourd’hui maison d’Yvonne DUMONT).

L’immeuble du 37 cours d’Herbouville avait une cage d’escalier lyonnaise typique avec des marches douces et polies en calcaire à gryphées, pleine de fossiles de moules blancs sur fond gris (comme la porte basse du Prieuré, rue Centrale à Beynost, qui comporte même une ammonite en creux). Notre grand jeu préféré était de descendre les marches 4 à 4.

L’appartement au 3 étage comportait une porte avec rideau/belle tapisserie à l’arrière, un large couloir avec le poêle, le coffre à sel des ancêtres REYNAUD ou Crozier, mon petit bureau au fond à gauche. A doite en entrant la cuisine, avec une « pierre » (un évier en pierre légèrement creusée) comme à Beynost (et à Eclans, en forêt de Chaux, chez Germaine), un séchoir à linge suspendu à poulies. Deuxième porte à droite, la chambre des 4 garçons (Michel, Bernard, Pierre, Philippe) avec les lits en équerre, une grande table ronde avec le Teppaz sur lequel nous écoutions Jacques BREL sans nous lasser, et en angle une cheminée avec me semble-t-il un grand miroir. Au fond une porte qui donnait sur la chambre de Jean-François. Au fond du couloir et dans l’axe de celui-ci, il y avait une belle salle de bain, avec, privilège rare, une baignoire et un chauffe-eau au gaz ! En face de la chambre de Jean-François, de l’autre côté du grand couloir, un petit couloir qui conduisait à la chambre de Babeth. Donnant sur le petit couloir une longue penderie avec des trésors (l’uniforme d’officier de la Légion de papa et son casque, un haut de forme si je me souviens bien…). La chambre de Babeth, qui s’éclairait sur le quai, donnait sur le salon où il y avait un beau miroir vénitien, un globe terrestre sur la commode qui mentionnait déjà la dorsale médio-atlantique (dont la symétrie par rapport aux Amériques et à l’Europe/Afrique me questionnait), le tableau noir de Philippe pour faire ses maths (c’est là que je venais lui demander de l’aide qu’il m’a toujours accordée avec la plus extrême gentillesse ; Philippe a eu mention Très Bien au bac Math Elem). Il y avait aussi dans le salon le secrétaire à tiroirs secrets que papa nous montrait. Entre le salon et le grand couloir, il y avait la chambre-alcôve de mes parents, séparée du salon par un rideau. C’est là que maman soignait mes crises de foie au citron et à l’eau minérale Couzan source Brault. Du salon, on accédait à la salle à manger avec une belle table, un beau buffet, un beau fauteuil en cuir vert, le tout de style 1930. La table à rallonges (qui occupe le centre de la salle à manger de Beynost aujourd’hui) nous accueillait à 8 plus les invités (dont un pauvre retraité M.GAMONET qui se trompait toujours de date et qui, enseignant du privé en retraite, déclamait des poèmes à Beynost, très appréciés de grand-mère et de tante Dédé Adèle REY-BEAUVERIE). Il y avait une table roulante avec le pot de confiture de marrons (origine ardéchoise oblige) où nous piniochions à longueur de journée (comme nous piquions les sucres chez grand-mère BEAUVERIE à Beynost). Sur la cheminée, il y avait une sorte de BD-image d’Epinal sur le Mont St Michel avec des soldats qui attendaient des envahisseurs montant par l’ascenseur à roue, pour les trucider. Sur le mur au dessus du canapé et de la petite bibliothèque, un grand tableau d’azulejos jaune et bleu que j’ai encore (souvenir du voyage de noces de mes parents en Espagne à Cadaques ?). Sur le canapé, j’ai vu Michel mourant, tout petit, avec la famille et le Docteur TIRAN autour (le docteur habitait et avait son cabinet dans l’immeuble). Le docteur TIRAN faisait respirer Michel avec un embout conique en verre alimenté par un tuyau en caoutchouc et provenant d’une grosse poche-réservoir marron. Dieu merci, ça a été efficace et Michel s’est bien remis. Avec l’incendie, c’est un de mes plus vieux souvenir. J’en ai un troisième horrible que je ne partagerai pas et dont un témoin me rappelait que je lui avais dit : « Je n’oublierai jamais ! ». C’est peut-être pour cela que je n’accepterai jamais l’indifférence à la souffrance des enfants.

Le substitut, puis procureur REYNAUD, a toujours pris en charge le passage de l’aspirateur dans l’appartement, le lavage à la machine et l’étendage du linge familial (8 personnes), pour soulager ma mère.

Une semaine sur deux papa nous emmenait, Michel et moi, au parc de la Tête d’Or, en face, par le pont de la Boucle, et, une semaine sur deux, au musée GUIMET, Boulevard des Belges, avec une collection de pierres, des squelettes de baleine et de cerf préhistorique géant et d’immenses galeries remplies d’animaux empaillés, des salles japonaises et d’ethnologie d’Afrique et d’Océanie et une section de momies égyptiennes.

Papa adorait les westerns et nous emmenait, Michel et moi, voir « L’homme des vallées perdues » avec Alan LADD, le gentil SHAINE face au méchant WILSON (au cinéma de Beynost, au fond de l’impasse à côté du café Central MECHIN à l’époque, j’ai vu « La captive aux yeux clairs » avec Kirk DOUGLAS ; il y avait un gars en permission qui criait dans la salle « Je veux une femme ! Je veux une femme ! »).

A Soyons, après guerre un tuberculeux, mort très vite ensuite, avait transmis la tuberculose à papa et Elisabeth et j’ai fait une primo-infection. Je devais me reposer et papa me lisait tous les soirs, en rentrant pendant que je m’allongeais dans la chambre de Jean-François, « Le livre de la jungle » de Kipling et « Le voyage de Nils OLGERSON » de Selma LAGERLOF.

Une journée exceptionnelle a été la visite de Crussol (Crussol était pour papa la référence de ses racines, nous y sommes retournés avec lui, maman et Anne, Claire ayant 2 ou 3 ans, avec un saut à Sy Barthélémy le Plain, pays de l’ancêtre Etienne REYNAUD) avec voyage en train (papa n’a jamais eu son permis de conduire) : je me souviens du grand trou dans la muraille, donnant sur la plaine de Valence et de la montée, aérienne, dans la tour.

Petit, mon premier film a été Pinocchio et mon deuxième Blanche-Neige (j’ai eu très peur du ventre de la baleine et de la reine/vieille sorcière à la fenêtre de la maison des nains) et le troisième Robin des bois avec Errol FLINN. A Strasbourg, chez les cousins, j’ai vu Le chevalier du roi avec un magnifique tournoi du Moyen-Age.

J’ai fait mon école primaire (en prenant un an d’avance papa m’ayant appris à lire) montée de Dijon (la rue était à l’époque une calade !)-rue Eugène PONS (au-dessus de St Eucher et de la place de la Boucle) à Lyon 4e. Le rebord bas de la rampe de l’escalier entre l’école et St Eucher était poli et nous descendions en glissade. Avec un directeur d’école primaire exceptionnel et respecté, M.Montagné, futur directeur de l’Ecole Normale d’Instituteur (que j’ai revu, et qui m’a gentiment encouragé en me tapant l’épaule, lors de l’épreuve d’histoire et géographie sur Islam et Grands Lacs américains du bac terminal à l’Ecole Normale d’Instituteurs à la Croix-Rousse à Lyon : il m’a porté chance, j’ai eu 19/20. Michel RAMBAUD de ma terminale du lycée du Parc a fait encore mieux 20/20, bon j’avais mal placé Sarnia terminus du pipeline transcanadien !), qui m’a préparé merveilleusement à l’examen d’entrée en 6e (et en particulier au résumé de texte). Fin février 1956 (j’ai pleuré de froid en attendant le tramway n°8 place de la Boucle), M.Montagné m’a envoyé passer des tests de QI dans les locaux de la CCI aux Cordeliers à Lyon, puis il m’a convoqué pour me dire que les résultats étaient très bons. Ecole primaire aussi à Beynost (école dans la mairie actuelle, à la place du bureau d’Yvonne DUMONT, avec Mle BABA, qui nous a lu, à la fin du cours, une histoire de pygmés chassant les éléphants ; j’étais en concurrence avec Roger DESPLANCHES pour la place de 1er), avec encore la cicatrice d’un caillou enfoncé dans le genou gauche dans la cour à Beynost (en faisant le pansement le directeur de l’école en a tiré une leçon de choses pour les grands !).

Vacances à Beynost, à Quiberon (en 48 : je me souviens m’être enfermé dans les WC, il avait fallu passer des dictionnaires par la fenêtre ; je me souviens aussi de mon poisson rouge acquis de haute lutte et d’une famille de militaire gravement brûlée par des coups de soleil), Valloire (de 4 ans à 8 ans ; j’ai vu Mme RAMBAUD, son mari et Marida battre les céréales au fléau ; à l’époque les cables à barillons de foin fonctionnaient à plein régime et le dimanche toutes les dames de Valloire étaient en costume), à Saint-Cast, à Pornichet, à Carnac (avec le visite du château de Suscinio alors en ruine et qui a été depuis magnifiquement restauré), à St Pierre Quiberon, papa nous apprenant à faire des barrages pour récupérer l’eau de la plage à marée basse et nous emmenant à la Côte Sauvage. Vacances à St Jorioz sur le lac d’Annecy avec un plongeoir du 5m et la traversée du lac à la nage en compétiton fraternelle ; visite à une bibliothèque d’Annecy en vélo et lecture d’un livre extraordinaire sur une bande d’enfants russes abandonnés lors des débuts de l’ère soviétique et s’auto-organisant comme des Robinson CRUSOE.

A Valloire, tout petit, j’ai vu papa plonger et nager le crawl dans la piscine glacée du Slalom, alimentée directement par l’eau de la Valloirette. J’étais plein d’admiration. Papa nous disait qu’il avait été un des premiers à nager le crawl qui venait d’Australie.

A Beynost, douze cousins-cousines REYNAUD et DAVID, nous jouions à cache-cache, sous les yeux de M.ROCHETTE le jardinier à grosses moustaches qui avait fait la guerre de 14 et qui portait le drapeau, dans le grand jardin qui allait de la rue Boueuse au chemin des Jacquetières, nous faisions des cabanes en hauteur, avec des planches et du tissu, dans le grand épicea qui a crevé avec la sècheresse de 2003 et après chaque orage (chaque orage qui transformait la rue Boueuse, future rue du Prieuré, en torrent) nous filions sur le plateau ramasser des mousserons (au passage Mme AUDRU, soeur de M.GARNIER père, qui gardait ses chèvres, et dont le mari était garde-champêtre, nous disait « Attention aux serpents les enfants »). Dans les grands lits glacés à énormes couettes nous lisions des piles de Sélection du Reader’s digest (où j’ai lu très tôt un dossier sur le goulag de Vorkhouta) et de La vie catholique illustrée. Nous lisions des vieux livres de Jules VERNE et le Petit Journal, véritable intox pour enfants anti-boche datant de la guerre de 14. Nous adorions les frissons des visites des greniers avec les vieux uniformes et les sabres, la peau de serpent et le tomawack, les costumes de dames 1900 et « au Fond » (actuelle maison Berthier) un crane avec les sentiments localisés dessus (IRM avant la lettre !), les appareils de l’ancêtre agent-voyer et des piles d’Illustration.

Dans les bambous, il y avait encore l’énorme souche du sequoia préféré de tante Annie (coupé pendant la guerre pour faire du feu ?) et papa a planté devant nos yeux le tilleul de l’entrée. J’ai connu les ruches sous l’autre tilleul me semble-t-il et papa cueillait à cet endroit des fraises des bois : il nous donnait tout sans jamais rien prendre pour lui. Il y avait le magnolia et le grand buis arborescent dans lesquels nous aimions grimper (seul subsiste le grand buis qui a encore augmenté de volume). Au fond du jardin côté Jacquetières, il y avait un joli carré de framboisiers devant la maison des Pascal/maison actuelle des BERTHIER (j’y ai bu du jus de raisin tiré du pressoir) et de beaux cerisiers au Petit Clos (jardin des Pascal, jardin actuel des Berthier) et au Pré nouveau (les 3 pavillons en face de GABI et du laboratoire d’analyse médicale (en rouge sur le plan de Beynost de 1834 d’Antoine MAGNIN). Le jardin de la Forge, entre le café Central des MECHIN et le café du Midi (avec sa double fontaine moussue intérieure et sur la rue) avait de magnifiques cassis. Nous allions chercher les bonbonnes de gaz butane chez Alex rue de l’Espérance (square actuel). Le dimanche grand-maman prenait deux tartes de Beynost, pour sa smala, à la boulangerie (qui est encore marquée sur le mur comme la boucherie).

Ma grand-mère BEAUVERIE adorait les repas à 17 avec ses filles, ses gendres et ses douze petits-enfants. Elle vendait ses terrains (ceux marqués en rouge sur la carte de Beynost de 1834 annotée en 1894 par Antoine MAGNIN) à M.SEYROL pour payer les cadeaux de Noël. Elle avait raison : le seul trésor ce sont les beaux souvenirs.

Ma grand-mère écoutait les concerts à la radio avec la partition en main et je trouve que la photo la plus émouvante des livres de tante Annie DAVID-BEAUVERIE est celle où on la voit au piano du salon de ma maison natale de Beynost avec à côté d’elle Tontonet Léonce MAGNIN, mort en 1916 sur la Somme et gravé sur le monument au mort de Beynost, tenant son viloncelle. Tontonet, le doux héros de la famille.

J’avais une quasi marraine, tante Charlotte, qui habitait la maison de Joséphin SOULARY, en haut de l’escalier donnant sur la place de la Boucle, à deux pas du 37 cours d’Herbouville et de l’appartement laissé par ma grand-mère Beauverie à mes parents.

Mon enfance a été nourrie de la lecture du Grand cirque et de Feux du ciel de Pierre CLOSTERMANN, du Survivant du Pacifique (histoire du porte-avions Enterprise et en particulier de la bataille de Midway : j’ai chez moi une maquette de SBD Dauntless) et « Les princes du ciel » de Georges BLOND, des contes et légendes tirés de l’Illiade et de l’Odyssée, de la lecture d’un vieux livre (que je conserve précieusement) sur les Guerres puniques, du « Guide romain » Hachette, merveilleux condensé sur la Rome antique et du Petit Lord Fountleroy (que j’adore relire) ! Quand j’étais en 6e, nous lisions dans Tintin, l’histoire du Monde de J.SCHOONJANS et L. & F.FUNCKEN (j’ai acheté récemment le tome II illustré d’images de points Tintin, sur l’histoire complète de Rome). De la 6e à la 3e, nous nous sommes régalés des Malet et Isaac d’Histoire, les grands classiques de l’époque limpides et synthétiques (j’ai racheté le volume Marabout de 1242 pages, de Rome à 1914).

A l’époque je découvre le montage des maquettes en plastique : d’abord un drakkar, puis un cargo, un porte-avions et un superbe Mirage III Heller (j’avais le droit d’aller regarder la boîte et de caresser le vernis de celle-ci, dans le placard de la chambre de mes parents avant Noël). Mon fils Jean est un maquettiste exceptionnel avec une qualité des finitions dont je connais la difficulté, même s’il dispose d’un matériel de choix, en particulier pour la peinture.

Etudes secondaires au lycée du Parc à Lyon 6e (en travail manuel, j’ai fait une louche-passoire que Marie utilise encore chez elle et que je montre avec fierté lors des repas familiaux ; je me souviens aussi des cours de gym au Parc de la Tête d’Or en hiver dans la neige en short !), En histoire et géo, DUBOST en 1ère et GOURDOLE en 4e et en terminale : deux enseignants exceptionnels. 1ère C (le professeur de maths ne travaillait que pour ceux qui ont fini à Polytechnique ; il y avait 2 baccalauréats complets à l’époque : un en 1ère et un deuxième en terminale) et terminale Philo. Pierre JOUGUELET, notre prof de philo, Normale Sup et ancien de Narvik, commentait à chaque début de cours la citation que nous inscrivions au tabeau. Nous avons été 44 à réussir le bac sur 45 et j’ai décroché le prix d’excellence en étant le plus jeune de la classe. J’allais au lycée par le pont de la Boucle (à arches métalliques) et par le parc de la tête d’Or ou le boulevard des Belges (avec un joli consulat d’Allemagne détruit depuis) : je revenais souvent avec les jumeaux Bernard (qui a fait HEC et repris l’étude de son père) et Bruno (cardiologue) PINCON ou avec Joël COFFY qui a fait l’X. Mon frère Michel avait dans sa classe le fils JOUGUELET qui a fait l’ENA et le futur procureur DAVENAS, fils du Procureur Général de mon père.

J’ai préparé mes deux bacs en écoutant Salut les copains. J’ai racheté ma chanson préférée « Il pleut » d’Anne VANDERLOVE. Hugues AUFRAY remplissait mon carnet de chant de « L’épervier de ma colline » à ‘Il s’appelait Stewball » en passant par « C’est un fameux trois mâts »… Sur la plage de Thil, les transistors étaient un must. A Thil, nous adorions descendre les rapides et plonger du plongeoir sur la rive d’en face. Philippe a sauvé de la noyade un copain du Péchu qui a fait ensuite Normale Sup. Pour marcher sur les galets nous avions les sandales en plastique transparent qui faisaient fureur.

Judo avec M.PASTOR (son spécial étant ushimata, nous serrions les jambes quand il nous prenaient tous les uns après les autres en fin de séance ; mon spécial était le 2e d’épaule) avec conclusion en fin d’année à la brasserie Georges à Perrache à Lyon, école d’escalade à Doizieu et Yzeron, montagne, camp à Névache (avec nettoyage des gamelles avec du sable dans l’eau glacée de la Clarée) et spéléo (entre autres Jujurieux avec toute l’équipe torse nu en plein hiver à la sortie de la grotte pour se nettoyer à la fontaine du village… à l’heure de la sortie de la messe) avec la maison des jeunes de St Eucher animée par André RAMOUSSE et Abel BUREL. Mon meilleur ami est Jean-Marc ROLAND, règleur à Paris-Rhône, qui se tue, à 18 ans, dans un accident de vélomoteur en allant au travail (nous avions fait ensemble les Pyrénées et le Tyrol à pied avec mon cousin Vincent et des potes de la maison des jeunes). A Beynost, mes copains, de vélo puis de Mobylette, du vélo-cross de la gravière du début de la ligne droite d’accès à Thil, sont Bernard et Georges (avec lequel nous visitons, en 2CV, Rome, le lac de Garde, Innsbruck, Munich et Neuschwanstein). J’ai économisé tout mon argent de poche pour acheter ma Mobylette bleue, à suspensions avant et arrière et moteur basculant, papa m’offrant l’autre moitié à l’obtention du bac. A Beynost, nous étions babas d’admiration devant le superbe vélomoteur italien, en forme de moto et au son cristallin, de Roger DESPLANCHES.

Papa étant amoureux de l’Italie, nous avons passé de nombreuses vacances en Italie : Marina di Ravenna (avec mes premières lasagnes à la gare de Modène), Cecina vers Livourne, Pesaro, Desenzano sur le lac de Garde. J’adore l’Italie et j’adore Rome de la place d’Espagne à la place Navone (j’adore aussi maintenant le lac de Côme pure merveille dans son écrin de montagne). Un seul séjour en Espagne à Calella de la Costa avec visite de Barcelone et de Montserrat.

En vacances en Italie, nous allions dans les bals populaires. Nous adorions « Preghero » de CELENTANO (je l’ai racheté et je l’écoute régulièrement). Pour danser il fallait demander l’autorisation à la mamma (« E possibile balare con la sua figlia ? ») , qui après nous avoir scrutés des pieds à la tête, nous autorisait d’un hochement de tête souverain.

Apprentissage du ski dans un champ de Villars de Lans en remontant en canard. Ski à l’Alpe d’Huez sur la piste du Petit Princ (une fois, il y avait tellement de brouillard sur la route que nous avons roulé en ouvrant les portes de la 2CV). Plus tard, nous ferons du ski à Valloire avec les enfants, en maison familiale : les enfants apprendront en descendant la Sétaz de haut en bas.

A la fin de propédeutique le sujet d’examen pour prendre la filière Géographie est : « La notion de plateau ». TP de Géo avec BETHEMONT qui hurle quand une étudiante dit « A gauche sur la carte » en commentaire de carte. J’ai adoré les cours de Géomorphologie de PELLETIER. Une fois par an, un repas festif au cours duquel les étudiants en géo chambre les profs : il se disait que LE LANNOU ne venait plus depuis que ses filles avaient été chambrées. LATREILLE lui nous déclarait en cours que s’il avait eu une fille de plus, il l’aurait appelé Jude.

Je passe mon permis quasiment le jour de mes 18 ans et nous partons, avec Michel, faire la Côte d’Azur, intégralement de Menton au Var, avec le pied sur un oursin à Agay !

Voyage des meilleurs étudiants en Géographie de France à Paris, animé par BASTIE qui venait de sortir sa thèse sur la banlieue parisienne. Un moment extraordinaire, c’est quand MEYNIER, directeur de l’Institut de Géographie de Rennes, et BASTIE se sont disputés devant l’ensemble des meilleurs étudiants en Géographie de France, au sommet d’une des premières tours de la Défense… pour savoir où était le Nord ! Je me souviens d’avoir fait un exposé sur les Appalaches, avec SIVIGNON, en commentant la carte que j’avais dessiné au tableau, les mains dans les poches, entièrement de mémoire. J’ai fait un exposé sur la nazisme après avoir lu Mein Kampf dans l’édition de SORLOT avec l’épigraphe de LYAUTEY « Tout français doit lire ce livre », l’excellent Que-sais-je ? sur le nazisme et le livre de William SCHIRER. Lors d’un autre exposé, j’avais estomaqué la prof, une demoiselle REYNAUD, en affichant le montage de cartes au 1/50 000e des villages-chenilles des défrichements de Richard Coeur de Lyon dans l’Aliermont vers Dieppe. La lecture d’une carte de l’IGN ou du BRGM, la lecture d’un bon livre de géologie , avec des cartes structurales, suffisent à me donner un bonheur complet. Je garde comme un trésor précieux mon Prévot-Diville de Géographie de la France de 1ère : la France y est présentée « pays » par « pays », au sens de « La géographie historique de la France » de Xavier DE PLANHOL

J’enchaîne les stages Connaissance de la France et Wir entdecken Deutchland de la Jeunesse et Sports (Dunkerque, Gérardmer, Hanovre) et je fais la formation d’animateur de stages Connaissance de la France à la maison des jeunes des Marquisats à Annecy avec Yves DELORME de Mornant. J’ai gardé un souvenir exceptionnel de Dunkerque avec les CEMEA : gentillesse des schtimis, dockers, usine Lesieur où le sol était super-glissant, grande salle de bal avec orgue de barbarie. A Gérardmer, il a plu, tout le temps (il y avait des libanais : une belle libanaise m’a appris à dire « Enti hashishit el-bi ! » [mon correspondant allemand de Berlin m’avait appris à dire lui : « Sie sind eine dufte biene ! »] et un libanais du groupe m’a annoncé franco de port qu’ils allaient tuer tous les chrétiens. tiens donc !) et à Hanovre, j’ai eu une angine (je n’ai plus d’angine depuis que je mets des crypto-Damart de chez Leclerc !). Je me souviens de la découpe, avec lecture optique du plan, des grosses pièces porteuses de godets de chargement chez Hanomag et des talus du stade constitués des débris des bombardements.

J’ai appris l’anglais avec les disques ASSIMIL et OMNIVOX de la BBC (en fait aujourd’hui, grâce à internet et aux livres de géologie et de Tom CLANCY en anglais, je lis l’anglais en pensant en anglais) et l’allemand (ganz allein) avec ASSIMIL (« Kom here Fido ! Er will aber nicht komen ! ») et « Deutch schnell und leicht » de la BBC, l’espagnol au lycée et l’italien en vacances. J’ai calé sur le russe en dehors de « Ana kouliou papirossou y doumaïou a rabotayé » et l’arabe en dehors des cours de Mohsen « A tameli el naharda ? Oualahag. Taalimaaya. Fen ? Noross ! » et d’El Afroun « Washrak ? Labess mleah ! ». et du « Emshi el kelb » pour chasser les chiens.

C’est à la Fac que j’ai été confronté pour la première fois au fanatisme politique : ayant eu la meilleure note à l’écrit de géographie de fin de licence, un des deux prochinois, qui étaient parmi les meilleurs également, est venu m’annoncer qu’un prof marqué à gauche allait me descendre à l’oral. Ce prof nous disait en cours que WEGENER c’était des craques : je me demande quelle tête il fait quand, ex-prof de Fac de Géographie à la retraite, il ouvre n’importe quel atlas pour y trouver une double page présentant les plaques tectoniques. Pas gênés, ces pro-chinois m’ont incrit sur leurs listes, ce qui a conduit mon père à m’envoyer voir un policier alsacien de la DST qui m’a montré des dizaines de photos d’individus que je ne connaissais pas et qui m’a indiqué que les pro-chinois n’hésitaient pas à gonfler leurs listes pour se faire mousser à Pékin. Résultat : j’ai distribué des tracts gaullistes à la sortie de la Fac en mai 1968. J’ai croisé le pro-chinois concerné qui était furax : je me demande aujourd’hui si tous ces prochinois (j’en ai connu un à Rennes dont le passe-temps favori était la recherche d’excellents gîtes pour ses vacances) ont du remords, du repentir et du regret pour les 60 millions de morts de Mao et les dizaines de millions de morts de faim juste avant leurs exploits précités !

Stage d’agrégation au lycée français d’Alger (je venais en mobylette d’El Affroun) avec cours sur la deuxième guerre mondiale : j’avais 20 ans, les fils d’ambassadeurs qui embrassaient leurs copines en fond de classe en avaient 21-22 et les filles du premier rang me faisaient de l’oeil. Curieux, ils ne m’ont pas chahuté alors que le prof subissait un enfer (je n’ai jamais vu un prof aussi chahuté de ma vie).

A El Affroun (qui avait été détruit en 1848) sur la grande faille de l’Atlas qui aboutit à Agadir (et avec un joli petit volcan au-dessus du bourg), j’ai vécu un beau tremblement de terre comme un énorme camion qui serait passé dans la rue. Georges MUTIN mon patron de DES qui faisait une thèse sur la Mitidja, m’avait logé chez le jeune curé-joueur de foot dans l’équipe municipale. J’ai été très heureux à El Affroun avec les coopérants (Bernard CHASSARD et son épouse), les pied-noirs restés sur place et leurs amis algériens. J’ai apprécié l’amitié du Dr ESQUERDO, catalan, directeur de l’hôpital d’El Affroun et de son épouse de Brives-la-Gaillarde. Ils avaient échappé de peu aux massacres de Stanleyville. Le Dr ESQUERDO a peint à l’aquarelle un superbe portrait/gentille caricature du géographe à cheval sur le globe et contemplant l’horizon la main au-dessus des yeux et s’écriant : « La Géographie, c’est tout ! » J’ai parcouru le djebel en mobylette et je surprenais les ouvriers des fermes socialistes avec mes excellentes photos aériennes de l’IGN (j’ai dressé la carte intégrale des cultures de la commune) qui me permettait de découvrir leurs cultures vivrières secrètes. J’ai dépouillé intégralement le recensement en faisant des bâtons. L’album photo de mon mémoire et le mémoire annexe de géographie physique sur l’érosion dans le djebel d’El Affroun sont cotés à la Fac : je peine à y accéder pour en faire des copies laser.
Au printemps 1967, ma responsable de DES, Mle ROCHEFORT (qui avait fait une thèse sur « Les paysans de Sicile ») me relançait pour que je rentre, inquiète pour ma sécurité. Elle avait raison : quelques mois après les Migs de Boufarik (pilotés par les instructeurs russes ?) ont détruit à coups de rockets, à Bou Roumi, à l’entrée est de la commune, sur la route de Blida, la colonne de blindés de SBIRI, montée d’El Asnam-Orléansville pour chasser BOUMEDIENNE ! Le Dr ESQUERDO et les soeurs blanches ont vu l’hôpital d’El Affroun submergé de blessés. Le secrétaire de mairie d’El Affroun qui était mon interlocuteur local y a laissé sa vie.

En parallèle à la Fac, nous donnions des cours, avec deux de mes frères, rue Mercière, à de Kabyles travaillant à la voirie de Lyon et préparant le certificat d’études. C’est eux qui nous ont fait découvrir notre premier couscous, derrière le Prisunic de la Place du Pont.

DES de Géographie (mention très bien, mémoire sur « El Affroun, essai de monographie communale. » en Mitidja en Algérie, 236 pages, à trouver au Centre de Recherche en Géographie et Aménagement 18 rue Chevreul 1967 REY vol 1 et 2) ) à l’Institut de Géographie de Lyon quai Pasteur, puis IREST (ex-CEST, aménagement touristique) à la Sorbonne, avec mémoire sur l’OCCAJ et voyages d’études au Maroc (forêt d’Ifrane entre autres) et au Mt Blanc (téléphérique de l’Aiguille du Midi entre autres), et IAE de Paris option finance (j’ai adoré la recherche opérationnelle, l’espérance mathématique et le simplex et on nous à fait lire, pour les littéraires « Mais oui vous comprenez les maths » de Fred KLINGER et j’ai tout compris, jusqu’au dérivées et aux intégrales), DESS Finance avec mémoire sur la SA d’HLM 04, ICH-CNAM Paris en droit immobilier et économie de la construction (option logement social), CPA Centre de Perfectionnement aux Affaires Lyon 90-91 à l’époque dans les locaux de Sup de Co Lyon (mission export de promo à Tokyo, Osaka, Hong-Kong, Macao et Singapour, au cours de laquelle j’ai vendu du miel de lavande de Haute-Provence, en anglais, à 5 centrales d’achat japonaises à Tokyo et visité les chaînes de montage de maisons préfabriquées à Osaka : les dirigeants japonais de l’usine étaient estomaqués quand je leur ai dit que j’obtenais la quasi totalité des terrains, en tant que directeur d’HLM en baux de longue durér gratuits !) . J’ai adoré le CPA et l’initiation à la systémique. J’adore la systémique, méthode de compréhension des systèmes en action.
Face au changement de civilisation induit par le web, mes références préférées sont « Out of control » de Kevin KELLY, patron de Wired, « La Complexité, vertiges et promesses 18 histoires de sciences » de Réda Benkirane et, Géographie oblige, « Les théories de la complexité chez les géographes » d’André DAUPHINE, auteur d’un bijou de géographie systémique sur « L’Italie » chez Nathan.

Mais le diplôme dont je suis le plus fier, c’est mon brevet parachutiste avec 15 sauts et ouverture du ventral, au Polygone de Strasbourg en Pilatus (entre Rhin, immeubles HLM, gravière inondée, forêt, avec atterrissage en bordure d’une piste hyper-fréquentée, avec un parachute à coupole sur lequel il fallait tractionner comme une bête alors que les parachutes à fentes se dirigent avec le petit doigt ; quand le vieux Dragon De Haviland biplan entoilé avait eu une panne les paras avaient sauté au-dessus du Rhin) et à Bergerac en Antonov biplan (celui de Buck DANNY dans l’Himalaya !). A Bergerac, nous étions deux par parachute, puis très vite tout seuls ! Jean a son brevet para avec des sauts en chute libre et a fait sa PM para.

A Paris, j’ai très vite quitté le logement chez des retraités de Charenton le Pont, la logeuse me disant tous les matins de mettre mon écharpe. J’ai logé dans une chambre de bonne, rue St Ferdinand, sous les toits, à deux pas de l’Etoile. J’utilisais des bains publics très confortables vers l’église St Ferdinand et je mangeais au self Wagram pour 7 francs ou, surtout, au resto U Mabillon, Calvin ou Censier (en prenant avec copains et copines un thé à la menthe à la Grande Mosquée à l’entrée du Jardin aux plantes) . J’ai habité ensuite place Adolphe CHERIOUX dans le XIVe, puis vers le parc Montsouris dans le XIIIe. Enfin, j’ai logé, rue de Vaugirard (grâce à la maman de Geneviève GODARD), dans un studio/chambre sur une cour plantée, en RCh, entre Bd Raspail, rue de Rennes (à deux pas du Tati du futur attentat), rue Notre-Dame des Champs et rue de Fleurus. J’avais rapporté une boîte de cigares de Genève au concierge qui collectionnait les bagues de cigares.C’était un petit paradis. Il fallait tourner un peu, à l’époque, pour garer ma 2CV. Je prenais le train à Montparanasse pour aller à Versailles Chantiers où nous prenait la navette de Buloyer (ferme où se trouvait l’EPA de St Quentin en Yvelines) à deux pas de Port-Royal (le Port-Royal de Pascal). Le soir, je faisais les cinémas de Montparanasse, de St Michel, de l’Odéon, à pied. Paris était enchanteur pour un étudiant en fin d’études et un jeune cadre débutant.

En 1969, j’étais malade et hospitalisé à l’hôpital universitaire de la Cité Internationale Bd JOURDAN, et je n’ai pas pu voter oui au référendum de DE GAULLE. Très fier d’avoir vécu les 11 ans de DE GAULLE, j’ai mis beaucoup d’eau dans mon vin, depuis, avec le massacre des harkis géré par Louis JOXE et « La Françafrique » de Patrick BENQUET sur FOCCART et le génocide du Biafra. J’ai appris la mort de DE GAULLE sur les kiosques à journaux, aubour du pont de Wagram, côté nord, quand je travaillait à l’Institut pour le Développement Forestier.

Stage au Crédit Hôtelier (prêts du comité 1bis du FDES de plus de 1 million de francs) en 1969, stage au bureau d’études de l’Office National des Forêts de Fontainebleau (étude de coût d’entretien des espaces verts de la Région Parisienne sous l’égide de Pierre LINDEN X ENGREF) en 1970. Institut pour le Développement Forestier IDF Institut technique de la forêt privée (aménagement touristique; stage à la Maison de la Forêt de Bordeaux et cubage de bois en forêt de pins à Belin-Beliet où je me suis évanoui de froid pour la seule fois de ma vie; j’ai assité au vidage d’un étant de la famille DE CEZE en Limousin, j’ai vu un gros brochet avec dans la gueule un moyen brochet qui avait dans la gueule un petit brochet et au retour une personne, scientifique et expert, m’a dit tout de go que la nature était nazie ; je me souvient des innombrables maladie des peupliers I214 et autres ; j’ai proposé un stage sur le cèdre qui a été un succès). PROMOTOUR bureau d’études marketing du Crédit Hôtelier (études du marché hôtelier et restauration des autoroutes, du sud de Paris, de Rouen, de Metz, d’Angoulême et des Charentes). Lors d’un déplacement à Marseille en pleine tempête venteuse, la Caravelle a rebondi de 10 mètres à l’atterissage, avant de retomber lourdement sur son train. Tout l’avion a hurlé. La personne qui m’accompagnait a passé la journée à l’hôtel, malade, et j’ai eu une paix royale pour faire le bouleau. PROMOTOUR avait une équipe de documentalistes exceptionnelles. Lors des études de marché, sur le terrain, nous faisions tous les meilleurs hôtels et les meilleurs retaurants d’une ville sur une semaine, dans l’ordre du Guide Michelin (je n’étais pas aussi gourmand à l’époque qu’aujourd’hui) : à Rouen, j’ai été malade comme une bête après avoir mangé des fruits de mer, et j’ai littéralement rampé jusqu’aux toilettes pour vomir. Le lendemain, mon collègue était tout pêle et je lui ai demandé : « Toi aussi ? ». J’aurais pu être directeur du parc de la forêt d’Ollain sur la cuesta de l’Artois, visité avec le DDA du Nord, passionné par le cèdre lui-aussi.

Programmiste (appelé par Pierre LINDEN X ENGREF, chef du service opérationnel ZAC et équipements publics) des équipements publics sociaux et administratifs (50 équipements de la crêche au cimetière !) à l’Etablissement Public d’Aménagement de la Ville Nouvelle de St Quentin en Yvelines de 1972 à 1979 (Marie-Hélène NORVEZ-BACOT était l’autre programmiste en charge des équipements d’enseignement et sportifs).

C’est à cette époque que j’ai été confronté pour la première fois à la corruption d’un élu et que j’ai découvert que refuser la corruption engendrait le déchaînement d’un tsunami, à un contre 150 ! Depuis, je suis blindé : j’ai eu droit, en l’occurence, à l’initiation au totalitarisme du politiquement correct soumis aux corrompus, au totalitarisme du rapport dominants-dominés, au totalitarisme du syndrome de Stockholm et au totalitarisme du syndrome de MILGRAM ! Oups…

Bande de copains et de copines de St Séverin et du centre Richelieu place de la Sorbonne, accueil des étudiants étrangers, rencontre avec Mohsen ESKANDAR, copte égyptien ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique du Caire et futur INSEAD, mon deuxième meilleur ami (et parrain de ma fille aînée), découverte des restos chinois, grecs et couscous du quartier St Séverin, un peu de tennis, groupe de partage, proche de la lectio divina, avec Guy Réné de BOURMONT, jésuite ex-St Cyrien, et soeur Christilla, ex-responsable d’un lycée au Japon, rue de Fleurus, et 7 ans de pélé de Chartres dont une année chef de route, mon ami Mohsen étant responsable de l’ensemble du pélé. Mohsen, comme mon frère Michel a toute une partie de sa famille et de ses amis à Montréal.

Vallée des Merveilles et Madone de Fenestre, avec des copains et des copines de St Séverin. C’est là que j’ai appris à lire les étoiles : Cassiopée, Hercule… Ma mini-Bible en matière d’étoiles est le guide d’un officier de marine acheté au Palais de la Découverte. J’ai appris à Anne à lire les étoiles. Ce qui est dommage, c’est que ça leur enlève un peu de poésie. J’ai un souvenire ébloui de la Voie lactée, une nuit, en rentrant à pied du cinéma de Beynost, rue Boueuse.

A l’Etablissement Public d’Aménagement de la Ville Nouvelle de St Quentin en Yvelines, mon troisième meilleur ami est Philippe CRAUCK, économiste et sportif éminent (il a fait son service en Régiment d’infanterie de Marine et à Valloire, il a appris à skier en se lançant directement sur la piste du haut de la Setaz !), la droiture et l’honnêteté personnifiées. Il a fait carrière dans l’immobilier d’entreprise.

J’ai rencontré Anne en stage de parachutisme à Bergerac en septembre 1974 (elle avait le sourire aux lèvres à la porte de l’avion et était assistante sociale à la Sauvegarde de l’Enfance de l’Ain, ce qui fait qu’elle connaît mieux le département que moi) et mariage civil à Bourg en Bresse, religieux à l’église St Jean de Dole dans le Jura (avec repas du soir avec les familles à l’As de Pique au sud de Dole) en juin 1975. Arrivée de quatre merveilles, 2 filles et 2 garçons, de 76 à 81, à Paris, Pontoise et Dole et 37 ans de vacances d’été à Valloire (chez César PASQUIER au Mollard puis chez Chantal VIALLET au Bourg quand mes parents ont vieilli) du lac des Cerces au refuge des Aiguilles d’Arves et d’Albanette-Albanne par l’Echereine au télécabine du Crey du Quart avec Romain et Claire. Vacances aussi à Beynost (avec l’ancien Leclerc bien pratique tout à côté) et à Eclans en forêt de Chaux.

Ces derniers temps l’aigle est revenu à Valloire après en avoir disparu pendant des années et, malheureusement, les loups se sont attaqués au troupeau de moutons des GRANGE à l’alpage du Villard.

J’ai été en charge du dossier des populations « à caractère spécifiques » à l’UNFOHLM Union des HLM, syndicat professionnel HLM et fief franc-maçon, avec 20 réhabilitations de quartiers HLM HVS Habitat et Vie Sociale et DSQ Développement Social des Quartiers (les 4000 de la Courneuve, les Canibouts à Nanterre, Estressin à Vienne, les Aubiers à Bordeaux, ma ZUP de Soissons, Neuf-Brisach, le Sillon de Bretagne à St Herblain où j’ai rencontré un Jean-Marc AYRAULT chevelu comme Jospin, Raffarin, Sarkozy, Cot et alii à l’époque), des bilans d’agglomération sur le logement des populations « à caractère spécifique » et une spécialisation sur le logement d’insertion sociale en diffus de 1979 à 1985 sur le modèle du Calvados, plus collaboration avec Mme WEERS de l’Office des personnes âgées de Grenoble sur les domiciles collectifs de quartier pour personnes âgées dépendantes. J’ai attiré l’attention de Jacques BERKE, mon chef de service, sur le fait que les grandes barres et les grandes tours de grands logements ne fonctionnaient bien nulle part. A l’époque on démolissait des immeubles boucs-émissaires sans se rendre compte du processus. J’ai été militant CFTC et militant RPR (de 1982 à 1992), avant tout contre le MITTERRAND de l’attentat de l’Observatoire pour ce qui concerne le RPR (j’ignorais, à l’époque, le pacte de corruption MITTERRAND-CHIRAC que j’ai découvert dans le livre « Taïwan connection »). Je commence à acheter et à lire tout ce qui sort sur la corruption mitterrandienne puis la corruption généralisée.

De merveilleuses écoles publiques pour les enfants à Cergy avec de merveilleux enseignants (Mmes DIFFRE et HYRONDE, Mme DESIDERI) et à Digne (M.NOIR, Mme BOSCHIER et Mme FOURNEL). Jean criait en classe « Chargez ! » et j’avais été voir Mme DESIDERI pour lui montrer la BD « Les Bleus ». Une merveilleuse prof de français pour Marie au collège GASSENDI à Digne. De super chefs Guides pour Marie aux scouts. Marie et Claire font merveille en karaté que nous poursuivons après l’initiation par Thadé à Cergy (agressé par 4 loubards, à 4 contre 1, dans le parking souterrain des immeubles du haut de Pontoise, le plus vieux du groupe les avait expédiés à l’hôpital). J’ai mieux aimé le karaté que le judo : en judo les projections à plat sur le dos nous laissaient comme un poisson hors de l(‘eau et j’ai vu le beau-frère d’André RAMOUSSE se faire déboîter le genou sur barrage de jambe ! Cependant, à Cergy, en compétition régionale Ile -de-France de karaté, j’ai vu aussi une bande de brutes, de la banlieue sud-est de Paris, du genre des méchants de « Karaté kid », qui ne contrôlaient aucun coup.

Directeur de la SA d’HLM des Alpes de Haute Provence (sauvetage financier face aux fins d’exonération de TFPB par la réhabilitation de 23 groupes HLM avec économies d’énergie et mise en place de l’APL, démarchage de 70 maires en 1 an 1/2 (j’invitais tous les maires du canton concerné lors de chaque première pierre et de chaque inauguration), montage de 700 logements en 70 opérations (dont les anciennes prisons de Forcalquier, avec des graffitis de la révolte contre le coup d’état de Napoléon III)avec l’équipe technique, formation de l’ensemble de l’équipe) de 1985 à 1990. Le maire le plus extraordinaire avec lequel j’ai travaillé dans ma carrière est Daniel SPAGNOU, député-maire RPR de Sisteron. Je n’ai jamais rencontré un autre maire de cette qualité. A l’opposé complet d’un maire alcoolique, deux fois mis en examen, qui nous lisait du DE GAULLE au nouvel an, recevait en état d’ébriété et est mort en tuant une jeune mère de famille sur la route, sa commune finissant sous tutelle du préfet.

A Digne, nous logeons aux Augiers, puis nous achetons le chalet à côté de l’l’hôpital avec une vue magnifique sur le Cousson et la barre des Dourbes. Jean gratte la terre sous le balcon (comme Romain aujourd’hui) et continuera sous le grand tilleul de Beynost, avec des installations très élaborées. François sait par coeur l’alphabet grec et les dates des rois de France. Marie tombe d’un mur et Claire passe à travers une verrière/serre de jardin, mais l’hôpital est à 50 mètres. Nous montons au Cousson, aus Dourbes, au pied du Cheval Blanc. Nous allons au ski à Montclar/Col St Jean, à Grand Puy et à Chabanon. Nous allons à Nice par le train des Pignes (secousses garanties !).

J’ai gardé un souvenir émerveillé du parfum de lavande entre deux installations de distillation, proches l’une de l’autre, au pied de Puymoisson lorsque j’allais voir le maire de Moustiers Ste Marie.

Retour à Beynost et travail en promotion privée et logement d’insertion.

Devenu franc-maçon (les HLM sont un fief franc-maçon, en particulier à l’Union des HLM et je le constate encore maintenant en tant qu’élu local), je suis viré par deux frères dont un m’avait été signalé comme « tout puissant » par un troisième au niveau régional (de facto, il commandait son chef suprême). Lors de mon passage sous le bandeau, j’avais prêté serment… en rajoutant de mon cru : « sous réserve de respecter la loi » (en l’occurence, jai eu le malheur de demander le remboursement du trop perçus à des personnes modestes). J’avais senti un frémissement dans l’assistance. J’avais décidé de laisser tomber, mais un policier lyonnais est revenu me chercher à Beynost (les fichiers sont bien faits). J’ai fini par démissionner après avoir reçu le conseil d’acheter un chargé de mission d’une grande institution financière d’Etat. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est quand un frère est venu me voir à Beynost en exigeant que je l’embauche dans le cadre d’un projet de structure de logement d’insertion pour les sortants de centres d’hébergement… pas du tout en place et qui sera remplacé, en définitive, par un accord HLM-FNARS au niveau régional. Il y a laissé son pare-choc arrière sur une souche du jardin ! Pour être honnête, j’ai aussi connu un directeur de centre commercial et un policier très discret, franc-maçons, qui m’ont laissé un très bon souvenir, en particulier pour leurs gestes de sympathie après ma planche de maître très spiritualiste, exposée au pied levé, dans le grand temple principal, face à une brochette de visiteurs d’une autre obédience très rationaliste (en théorie du moins).

J’ai été confronté dans ma vie à 5 pervers (dont une brochette de francs-maçons ce qui n’est pas représentatif du pourcentage par rapport à la population globale), dont deux dans la vie professionnelle et deux dans l’activité militante. Les psychiatres indiquent que la seule solution est de couper radicalement les ponts. Les pervers sont au coeur du totalitarisme qui place les pervers sur le dessus du panier et s’auto-épure de la façon la plus perverse qui soit, de la Terreur à la Nuit des longs couteaux et aux Procès de Moscou. Il me paraît indispensable d’apprendre aux jeunes à décoder les pervers qui sont des déstabilisateurs tortueux et dont le nombre progresse selon un excellent dossier du Nouvel Obs. Pour ce qui me concerne, ce qui m’a sauvé la mise, c’est la lecture de « La passion de détruire Anatomie de la destructivité humaine » d’Eric FROMM et le décodage de la double injonction paradoxale par l’Ecole de Palo Alto. Par ailleurs les pervers émettent ce que l’on appelle des « signatures », répétitives et compulsives : mon premier pervers (gratiné) se mordait la lèvre inférieure pour ne pas crier son orgasme d’empalement psychologique.

Directeur de structures d’insertion de jeunes à Rennes (avec un travail exceptionnel d’adhésion des communautés de communes du bassin d’emploi de Rennes) et Annecy. Remise sur pied d’un foyer d’immigrés à Lyon. Programmation de la formation en Guyane après bilan économique d’ensemble.

A Rennes, je loge, au départ, via la Communauté de l’Emmanuel chez Colette Audemar d’Alançon-Béranger, dont j’ignore au départ qu’elle est une cousine de Soyons. Je lui communique une copie, donnée par papa, des minutes du procès de nos familles de Soyons contre des bourgeois de Valence pour l’acquisition de l’abbaye de Soyons bien national (son père polytechnicien et général sera très intéressé) et je passe copie de la page 297 de l’Histoire de l’aviation du général René CHAMBE à Henri Audemard d’Alançon, son mari, sur son père aviateur (père système de Salon) sur Curtiss P36 et héros de juin 1940.

Chômage avec recherche hyper-active d’emploi et travail sur la géologie (tectonique d’extrusion liée aux impacts : ma première page web sur le sujet date du 24 mai 2004 sur angelfire.com, mais le déclic a été la carte des traps, des grands épanchements basaltiques du Figaro Sciences du 26 mai 1999 page 13 : les traps et les LIPs, Large Igneous Provinces, paraissaient à l’origine des dorsales ; j’ai découvert par la suite que des Américains s’en étaient rendu compte dès 1988) avec pli cacheté 17758 à l’Académie des Sciences, accepté en 2006 par Jean DERCOURT, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences et un des plus grands géologues français. J’achète l’essentiel de ce qui sort en géologie chez Flammarion-Chapitre ou DECITRE, place Bellecour à Lyon. Je vois encore les enfants à Digne, dans la cuisine, se tordant de rire en regardant le dessin de MATTAUER, dans « Monts et merveilles », sur « le lourd convoi indien percutant l’Asie ». C’est la lecture de MATTAUER qui m’a donné la passion de la géologie en tant que système.

Lors de ma recherche d’emploi un apparatchik d’une ville mondialement connue du Midi m’a proposé de travailler à plein temps en étant payé à mi-temps ! Un loustic franc-maçon, se présentant comme « libre et de bonnes moeurs », nous a proposé de faire du portage salarial. Un autre loustic, caressant en public son chat blanc à la façon du Dr No dans James BOND, nous a fait convoquer à une vingtaine à Paris via l’ANPE pour nous proposer d’être consultants en faisant tout, y compris le démarchage. Le problème, quand on est chômeur âgé, c’est qu’on tombe sur des collections d' »employeurs » branquignoles.

J’ai fort peu apprécié qu’Yves VOISIN, maire de Beynost, qui savait par transmission des listes de chômeurs par l’ANPE que j’étais chômeur (ce qui est inadmissible compte tenu des dérives de nombre d’élus) ose me dire dans son bureau en présence d’un tiers qui s’en souvient sûrement, que les chômeurs devraient travailler au Marché gare à décharger les cageots : compte tenu de ses propres errances qu’il a pleinement reconnues dans son tract final distribué dans Beynost, c’était particulièrement mal venu de sa part !

Militant à ACC Association Anticorruption de Madeleine LE GUILLOU de Frontignan (son mari avait connu SIRVEN, le pilier de l’affaire Elf, à la raffinerie), j’ai participé à ce titre à une des premières AG d’ANTICOR, à Paris. J’ai découvert, via ACC, la corruption en réseau de spoliation à Montpellier et son lien avec l’occultisme et j’ai participé à un colloque sur les réseaux de spoliation à Nîmes. A l’époque, j’achètais tout ce qui sort en matière de corruption et je commencais à le mettre sur internet.

Directeur de la petite SEM de logement social d’Embrun de 2005 à 2008 (un vrai miracle : j’ai retrouvé du travail à 59 ans 1/2). A Gap, 15 ans après, un directeur de bureau de contrôle se souvenait que j’avais boosté la SA d’HLM 04. Là, au lieu d’être viré, j’ai viré un décideur qui s’octroyait des avantages indus, par un simple signalement au procureur avec des copies bien ciblées et un courrier plein d’humour à Bernard SEGUIN à la Cour des Comptes.

Conseiller municipal d’opposition locale active à Beynost (élu en 2008), mon village natal bien aimé, avec contrôle de gestion actif, en particulier financier (avec arrachage d’un audit de Price Waterhouse Coopers qui a évité un plantage « au fil de l’eau »), des signalements à la tutelle, une lutte décidée pour la protection architecturale (auvents des fermes et des maisons rurales anciennes) du patrimoine du cadastre Napoléon de Beynost et du plan de Beynost de 1834 annoté par Antoine MAGNIN, la demande répétée de mise en place d’un plan de circulation en tenant compte du travail de René MECHIN, avec des cheminements doux prioritaires (mail collège-gare-château du Soleil, Leclerc, ZAC des Malettes, Forum des Sports de St Maurice) et le décryptage du fonctionnement de type « monopoly » (définition opérée par Isabelle CADET, ma tête de liste) et « marchand de bien » (définition opérée par René MECHIN de Beynost) de la majorité municipale.

Je voue néanmoins une reconnaissance éternelle au clan du maire de Beynost qui, en faisant annuler le PLU, le Plan Local d’Urbanisme, et en réactivant le POS, me permettra peut-être de mourir à l’angle du salon, là même où je suis né.

« La goutte que je suis remonte dans sa source. » Je ne sais pas vivre sans racines.

Militant citoyen sur internet, depuis 12 ans, en faveur du principe de subsidiarité (promis à l’occasion du référendum de Maastricht ! : toute décision doit être prise au niveau le plus bas auquel elle peut être prise) et de la démocratie directe (j’ai la conviction que nous vivons un changement de civilisation et la fin de la pseudo-démocratie représentative avec la démocratie directe via le web, les Indignés, les dissidents et les Révolutions de velours et de jasmin… mais il faut donner du temps au temps pour ne pas revivre les retours boomerangs de la Terreur, de 1848 et des Napoléon de tous acabits…), contre les génocides français à la chaîne (Biafra, pays Bamiléké, Burundi-Rwanda-Bisesero-Kivu-Zaïre-Congo-Brazzaville-Beach…) et les rituels occultistes létaux avec viols, tortures et massacres d’enfants et de femmes (DUTROUX-DEFI-Nice-Antibes-Perpignan, ALEGRE, FOURNIRET évacuant son épouse de son étonnant château après les rapts, rituels létaux infâmes cités par Dominique CELLURA et Elise LUCET, disparues de l’Yonne et disparus de Moumelon, centre de torture d’Appoigny, Angers-Outreau…) recréant un site web chaque fois qu’un site m’est rendu inaccessible. Gilbert ABAS, ex-RG de Toulouse a reconnu, sur une radio du Québec, que les affaires ALEGRE, DUTROUX, Outreau étaient des rituels satanistes et que la témoin X1 de l’affaire DUTROUX avait dit la vérité. En tant que citoyen français, je n’accepterai pas que notre pays régresse aux sacrifices humains des Gaulois, en y ajoutant l’hyper-violence des brigades KAMINSKI et DIRLEWANGER, et soit à l’origine du génocide du Rwanda-Kivu-Zaïre à 8 millions de morts selon Pierre PEAN dans « Carnages » page 9 en haut. Nous sommes plusieurs dizaines de militants français du web pour la lutte contre la pédocriminalité rituelle en réseau, type Outreau-Angers et DUTROUX DEFI Nice Antibes Perpignan-ALEGRE-FOURNIRET (avec une forte montée de la prise de conscience sur le web du rôle du satanisme au coeur de cete plongée dans la barbarie) et il y a de grandes ONG, type SURVIE, et des militants exceptionnels du type de Patrick DE SAINT-EXUPERY et Jacques MOREL (auteur de « La France au coeur du génocide des Tutsi » 1501 pages !) pour le Rwanda. Mon héros est Thierry PRUNGNAUD, le héros de Bisesero et de Marignane. Depuis plusieurs années je tiens à jour sur le web une liste des femmes et des hommes d’honneur Justes de la République et compagnons de la Deuxième Libération, pour rendre hommage à leur droiture et à leur courage.

Enfant, j’ai été aussi nourri du petit livre « Histoire de France en images à l’usage des tout petits » de Claude AUGE et Maxime PETIT (on le trouve sur le web sur le site d’une école primaire), Larousse, de Léonce MAGNIN, « Tontonnet », (le frère de ma grand-mère BEAUVERIE, médecin, mort pour la France en 1916 et mentionné sur le monument aux morts de Beynost), avec les pages 21-22 sur Du Guesclin, 28 sur Jeanne Hachette, 31 à 33 sur Bayard et 47 sur le chevalier d’Assas.

La France totalitaire, République de Weimar en phase finale après le génocide du Rwanda, manque de d’Estienne d’Orves, de Tom Morel et de Max Guedj, le héros de Feux du ciel.

http://sites.google.com/site/bernardreynaudbeynost/glossaire-systemique-de-la-france

Ma génération a eu l’immense privilège historique de vivre une vie sans guerre, après la guerre d’Algérie. Qu’il en soit ainsi pour nos enfants et petits enfants et soyons solidaires des victimes de la barbarie en Afrique, au Moyen-Orient, en Corée du Nord et en Amérique Centrale et chez nous face aux pratiques infâmes couvertes par le totalitarisme français létal et barbare des affaire ALEGRE et autres à Angers-Outreau et aux génocides françafricains à la chaîne.

A 66 ans, je pense que la seule vraie richesse ce sont les bons souvenirs, ceux du lac des Cerces à Valloire, les pique-niques au bord du petit torrent au dessus du lac des Mottets ou au bord de la Clarée, les glaces au Chardon Bleu à Valloire ou sur la place de la vieille ville de Briançon à côté de la gargouille, en famille avec mes parents, apprendre à lire l’été aux enfants et leur acheter de beaux livres à l’Art de vivre à Poissy et parcourir les grands espaces de Valloire avec eux (en portant parfois deux enfants : un sur le dos dans le sac Norway et un dans les bras), la montagne avec une montée au Grand Mont d’Arêches (à 80, dont une partie a appris à skier en cours de route avec des élèves-profs de gym, depuis le chalet du lac de barrage des Oratoriens de Paris), le Mont Mounier en Provence sur le GR6, le Pelvoux par le couloir COOLIDGE avec Anne, le Dome de neige des Ecrins avec Anne, l’Albaron avec Anne, le Rateau avec Anne, et l’Ailefroide orientale en Oisans avec pour guides M.de BARDONECHE de Vallouise et M.BALMAIN de Valloire (qui m’a sauvé la vie sur le Rateau : j’avais dévissé en mettant le pied sur une plaque de glace en désescalade dans un trou de la paroi sud avec 400m de vide en-dessous, Anne a également bien assuré entre les deux).

Les Alpes à pied du lac Léman à Nice (avec ma première marmotte au dessus de St Gingolph ; avec une grand-mère qui débute le GR des Alpes au Lavoir en quasi-pyjama et en espadrilles, qui tombe à l’eau en traversant un torrent en crue au col de la Vallée étroite, à laquelle je fais un bon café au lait, que je confie à des Italiens au refuge de la Vallée étroite , à laquelle je dis d’acheter des chaussures de montagne et qui m’écrira plusieurs semaines plus tard qu’elle a fait un séjour à l’hôpital avec des gelures ; avec à Château Queyras l’épicière qui me dit que le grand beau temps ne va pas durer, le passage du col du Fromage, à pied, à fond la caisse, l’arrivée à Ceillac et l’installation à un hôtel et puis en 1/4 dheure le ciel qui devient noir encre de Chine et la foudre qui débaroule de tous côtés ; avec la soif sur l’étape de crête calcaire étouffante sur la crête de St Dalmas Valdeblore à Utelle, le rêve toute la journée d’une bonne bière glacée, l’arrivée à Utelle dans un café bien frais et les deux bières glacées coup sur coup… et là, à jeun et après une journée de marche au soleil, ça a été comme si je m’envolais ! ; en cours de route, sur la crête, une immense couleuvre noire de Montpellier, de 3 ou 4 mètres de long et d’un bon diamètre, a sauté du chemin de crête comme un coup de fouet), les Pyrénées à pied de Canet-plage à Biarritz-plage, en criant Thalassa ! Thalassa ! à l’arrivée (avec deux doaniers à pied sur le sentier, avec bérêts basques et bâton de marche, qui nous disent que nous n’allons pas aller loin à la vitesse où nous allons, avec des cafés où tout le monde parle patois, un berger qui connaît chacune de ses vaches, une fête basque, tous en blanc et béret rouge vif, à Tardets, délirante, où tout le village est bourré y compris le gendarme qui oscille au milieu de la place du village, des nationalistes catalans très remontés à St Michel de Cuxa, le prieuré roman de Serrabone qui est bijou, la montée au Canigou en 4×4 invité par une troupe de Guides, le retour en stop avec deux allemands en Mercédès, dont un couturé de cicatrices de sabre sur le visage, qui vomissent et se rincent à la bière, passent un carrefour à fond la caisse à gauche de la bande blanche à un carrefour devant deux motards de le gendarmerie… qui tournent le dos), et la Suisse à pied avec Jacques SCHNEIDER de St Séverin (300km à son podomètre de Lenzerheide au sud de Chur à Gemmipass au sud de Kandersteg, via Thusis, Safien Platz, Vals, Uors, Illanz, Disentis, Sedrun, Krüzlipass, Amsteg, Altdorf, Engelberg, Jochpass, Meiringen, les Scheidegg, Grindenwald, Lauterbrunnen, Mürren, Oschinen-See, Kandersteg), par la haute route (avec l’achat pour le 3e larron, pas riche, qui n’avait que des baskets trouées, d’une vraie paire de chaussures de montagne… et avec le lendemain brouillard et une chute de neige de 15 centimètres) avec un coût de la nourriture hallucinant (j’ai doublé mon budget).

Le week-end offert à St Véran, à l’hôtel du Grand Tétras, par les enfants, pour les 60 ans d’Anne, avec un massif d’ancolies extraordinaire sur la toute petite rue principale et avec le fond de la vallée de Ceillac tout en fleurs.

Valloire en fleurs au mois de juin, les ancolies et nos amies les marmottes.

Les trains des glaciers suisses (le Cervin est magnifique depuis le chemin de fer à crémaillère du Gornergrat et l’église baroque d’Andermatt au pied du Gothard est un bijou !), la grande salle baroque (j’adore le baroque élégant) du Palais Borromée à Isola Bella et l’île des Pécheurs, les grands hôtels 1900 de Stresa, merveilles d’architecture, et, surtout, le lac de Côme, Côme et Ballagio, récemment.

Géographe, amoureux des paysages, j’ai été littéralement ébloui par le lac de Côme (dont me parlaient mes parents, maman surtout, avec émotion).

Je suis fier des études de nos enfants et je remercie Anne de l’attention et du temps passé auprès d’eux à Elancourt, à Cergy, à Digne et à Beynost : médecin anesthésiste, agrégé d’histoire, ingénieur ENSIMAG, M1 de physique et M2 de maths. Je suis heureux qu’ils soient de bon scientifiques (l’Histoire devient de plus en plus une science fondée sur l’archéologie). J’aime la science : je parcours chaque mois et j’achète souvent La Recherche et Pour la Science. Je trouve Claude ALLEGRE limpide dans ses ouvrages de vulgarisation (en mettant à part ses descentes en flamme de Xavier LE PICHON). J’aime les ouvrages sur la pensée mathématique : « L’énigme du théorème de Fermat » de Amir D.ACZEL m’a fait passer une nuit blanche et j’ai été au travail sans avoir dormi une minute et j’aime beaucoup « Fors intérieurs Rendez-vous avec des mathématiciens » d’Isabelle BOCCON-GIBOD. Je suis frappé du nombre de médecins de notre famille de Vizille à Rive-de-Giers, à Beynost et à Jean THIVOLET et ses enfants.

Je voue une reconnaissance éternelle à Anne parce qu’elle a accepté de partager nos vacances avec mes parents à Valloire pendant des années et parce qu’elle m’a accompagné les week-ends (je venais de Rennes et d’Annecy) pour les voir en maison de retraite et parce qu’elle était à l’écoute de ma mère. Nous avons fait de même pour sa mère à la Maison de Santé protestante à Nîmes, près du Jardin de la Fontaine. J’ai eu la chance d’assister à la mort (de vieillesse) de mes deux parents, à la clinique de Rillieux pour mon père vers 4 heures du matin et en milieu de journée à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon pour ma mère (j’étais seul pour des motifs de tour de garde avec mes frères : j’avais prié des années pour être présent à la mort de mon père) et de la mère d’Anne (bien entourée). Pour moi, « Tes père et mère honoreras » est un principe vital.
Quand j’étais gamin, je lisais, dans notre livre « Contes et légendes du Moyen-Age », l’histoire d’un bonhomme qui envoyait, à la demande de sa femme, son vieux père mourir dans la forêt. Voyant son fils qui coupait en deux la couverture destinée au grand-père qu’il était en charge de conduire dans la forêt, le père lui demande : « Que fais-tu donc ? »… et le fils de répondre : « J’en garde la moitié pour toi ! »… C’est aussi ce que devraient méditer les partisans de l’euthanasie.

A Beynost, une infirmière en retraite m’a proposé de créer avec elle un groupe de solidarité pour vieillir et mourir de façon conviviale au pays et non pas dans un mouroir silo à vieux. Ce projet aura aussi l’énorme avantage d’offrir la garantie de na pas être euthanaziés contre notre volonté en institution en déshérence comme c’est le cas déjà dans un hôpital en Région parisienne selon le livre « On tue les vieux ».

Je ne crois pas, pour la ferme DELORME ou pour ailleurs, à un projet élaboré par la majorité municipale avec les Beynolans âgés concernés des générations Guerre d’Algérie et baby-boom : depuis 4 ans, la majorité n’a pas voulu conduire la moindre réflexion sur le sujet (en dehors du « silo à vieux gros pâté de béton », serpent de mer ubiquiste d’Yves VOISIN à Michel NICOD).

La formule « silo à vieux » est de Jean GUILLAUME, architecte-urbaniste à l’EPA de St Quentin en Yvelines, esprit vif et plein d’humour, à l’époque où j’étais en charge, entre autres des foyers-logements (formule que les responsables du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales m’avaient présentée comme dépassée, dès 1975, à cause du non-maintien sur place en cas de dépendance). A l’époque, je travaillais avec les psychiatres de l’Association des structures intermédiaires sur la formule appartements thérapeutiques, proche du foyer en appartements montée à Elancourt aux Sept Mares avec Gérard DORISE et les myopathes en auto-organisation de l’association « Vivre debout » et proche par la suite des domiciles collectifs de Mme WEERS de l’Office des Personnes Agées de Grenoble et de la quarantaine de domiciles partagés pour Alzheimer du CLARPA dans des bourgs du Morbihan.

« La goutte que je suis remonte dans sa source. »

J’ai adoré faire le caté à Thil. Je pensais que ce serait difficile de parler de la Trinité. En fait, c’était tout simple et les enfants (qui me faisaient le caté le dernier jour en fin d’année et qui étaient inspirés, les plus dissipés étant ceux qui écoutaient le mieux, il ne faut pas se fier aux apparences) saisissaient au quart de tour :
-« Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le. »
– « Nul ne va au Père que par moi. Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera (je confirme, mais il vaut mieux demander à l’Amour infini que tout se passe selon son projet d’amour : une petite fille inspirée m’a déclaré récemment « L’amour de Dieu est agréable ! »).
– « L’Esprit Saint sera une force en vous ! ».

Unique Amour en trois Bien Aimés : « Dieu est Père… Il se donne et c’est son bonheur éternel… Jésus est le vivant et éternel merci de l’Amour… en Dieu le Père et le Fils se donnent éternellement l’un à l’autre, ils sont unis par le même Amour, éternel, infini : c’est l’Esprit-Saint. »

Quand j’avais 12 ans en 4e, au lycée du Parc, un copain de la JEC m’a passé « Prières » de Michel QUOIST, où était écrit « Quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour. » J’ai lu et j’ai cru aussitôt. J’avais 12 ans et je n’ai jamais eu le moindre doute depuis et j’ai l’expérience de la prière exaucée (à la vitesse du Bon Dieu qui est sa vitesse à lui) et l’expérience des petits signes discrets dont l’amour de Dieu nous comble. Autre expérience : la haine et la rancune nous pourrissent de l’intérieur, prier pour ceux que l’on pourrait haïr, nous verse une abondance de miel en notre intérieur.

J’aime beaucoup le petit livret « De la prison à la louange » de Merlin CAROTHERS et les merveilleuses pages d’Eloi LECLERC, faisant parler St François à frère Léon, « Réjouis-toi de ce qu’il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâce à cause de lui-même. C’est cela même, petit frère, avoir le coeur pur… », citées par Jean LAFRANCE en pages 77-79 de « Jour et nuit » ouvrage écrit juste avant sa mort.

Comme les deux personnes de la Côtière qui ont connu des Near Death Experiences, j’ai l’intime conviction qu’un éblouissement émerveillé nous attend.

« La goutte que je suis remonte dans sa source »

https://bernardreynaud46.wordpress.com/

Bernard REYNAUD mi-octobre 2012.

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