Contrefiche wikipedia d’Antoine MAGNIN suite au charcutage de la fiche wikipedia à deux reprises

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=Antoine+MAGNIN+1848+1926
Un élément clé de la vie d’Antoine MAGNIN a sans doute été le refus de son mémoire sur les bactéries, le premier sur le sujet (en pleine période des travaux de Louis PASTEUR, lointain cousin de l’épouse d’Antoine MAGNIN née PASTEUR) selon la biographie rédigée par son gendre Jean BEAUVERIE, par le jury du concours de l’agrégation de médecine, d’où son orientation vers la botanique (correspondant également à un intérêt ancien de sa part).

J’ai complété la fiche wikipedia sur Antoine MAGNIN avec les données des documents passionnants de tante Annie Anne-Marie DAVID-BEAUVERIE (mon travail a été charcuté deux fois et réduit à presque rien, ce qui est complètement contraire à l’esprit open source, coeur de la démarche internet !). Je mets donc en place sur mon blog une Contrefiche wikipedia sur Antoine MAGNIN.
Présentation d’Antoine MAGNIN par son gendre JEAN BEAUVERIE, également professeur d’Université de botanique :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1927_num_36_201_8781

« LE DOCTEUR ANTOINE MAGNIN
Professeur de botanique et Doyen de la Faculté des Sciences de Besançon
par Madame Reynaud-Beauverie,
petite fille d’Antoine Magnin

Une atmosphère « bon enfant » s’organisait habituellement autour de mon grand-père. Ainsi, à Besançon, où il fonda l’Institut et le Jardin Botanique, il réunissait à ses étudiants, hiver comme été, des professeurs d’histoire de toutes nuances, des officiers de l’armée qui allaient à la messe à 6 h du matin, avant le départ de l’herborisation, ou des originaux, tel que ce vieil instituteur, auteur d’une délicieuse anthologie, où paradoxalement Voltaire était représenté comme l’organisateur d’une ferme modèle, et Sarah Bernahardt comme la mère exemplaire d’un grand fils. On marchait allègrement toute la journée : entre les stations de travail, les chants folkloriques soutenaient le moral des jeunes et des vieux : tout le répertoire y passait, depuis la Claire Fontaine et Voici la Saint-Jean (« il m’apportera… alliance d’or et sa foi jurée ! »), jusqu’à la Perdriole, en passant par la Houspillette-allez-au-bois ou même la mélancolique Pernette Lyonnaise.

Jeune interne des Hôpitaux de Lyon, il avait eu à coeur de faire chaque semaine 18 km à pied pour aller voir sa mère, restée veuve prématurément – ainsi s’était-il habitué à herboriser. Ce sont ces valeurs de santé physique et morale que la connaissance des plantes in situ contribue à nous conserver : elles sont inestimables.

Le Professeur Jean Beauverie, son gendre, se voua à remplacer auprès de son beau-père le jeune Dr Léonce Magnin décédé en 1916, des suites de ses blessures de guerre à Bouchavesnes. Il publia dans la Revue générale de Botanique, en 1927, t.XXXIX, une étude exhaustive de la carrière et des travaux du Dr Antopine Magnin. Elle comporte 47 pages, dont 10 seront consacrées à la liste considérable de ses publications ; celles-ci constituent une des bases de la Géographie botanique. Il ne saurait être question de revenir sur cette biographie exemplaire, et par la compétence de l’analyste, et par son sentiment filial. Un tiré à part est déposé à Bourg.

Nous nous bornerons à quelques indications familières. Le père d’Antoine MAGNIN fut, à Trévoux, l’agent voyer qui dirigea la construction de la route d’Ars ; c’est ainsi que l’enfant vit le célèbre et saint Curé. Puis, comme beaucoup de jeunes ruraux, il commença ses études au Collège de Belley, entreprit ensuite sa médecine et ses études scientifiques aux Facultés de Lyon. Préparateur à l’école de Médecine et Interne des Hôpitaux, il fonda la Société botanique de Lyon en 1872. Il soutint une thèse sur l’Impaludisme dans les Dombes. En 1881, il est chargé de cours à la Faculté des Sciences et dirige le Jardin botanique du Parce de la Tête d’Or (1881-1884). Nommé à Besançon, il est élu doyen de la Faculté des Sciences de cette ville et Directeur de l’Ecole de Médecine. Il y fonda la Société d’Histoire Naturelle du Doubs. Conseiller municipal, il introduisit aux concerts la musique wagnérienne, alors discutée ; tout à fait compétent dans le domaine musical, les partitions d’orchestre n’avaient pas de secrets pour lui.

[« Il était d’ailleurs musicien au point de servir d’introducteur de la musique de Wagner aux concerts de Besançon, lorsqu’il fut adjoint au maire de la ville. Il possédait quantités de partitions dont entre autre « L’Enfance du Christ », de Berlioz, texte en français et en allemand. Les veillées à Beynost étaient vouées à la musique lors des vacances d’été… Ma grand-mère et ma mère jouaient, au piano, des adaptations à quatre mains, des symphonies de Beethoven, de Bach : elles déchiffraient ! Mon grand-père les accompagnait à l’aide d’une clarinette énorme, instrument Suisse, en suivant sur la partition. Mon père le professeur Beauverie, qui avait travaillé à ses recherches toute la journée dans un minuscule laboratoire-pavillon qu’il avait fait construire sur la Côtière, en belle vue, lisait les journaux. L’oncle Eugène, le frère de Bon papa, pharmacien à Lyon restait discret à son habitude… Bonne maman Pasteur dormait dans son fauteuil, quant à moi je lisais…le compte-rendu des salons de peinture européens dans la Revue Universelle, dont les tomes reliés garnissaient la bibliothèque… » texte de Marie-Antoinette Manon REYNAUD-BEAUVERIE, cité pages 47-48 de « L’Album de Famille » de tante Annie Anne-Marie DAVID-BEAUVERIE]

Mais il fut essentiellement professeur et pratiqua un enseignement de plein air, tous les 15 jours, dans les environs de Besançon : chaque herborisation était accompagnée d’un programme polycopié très détaillé. Ses études personnelles couvrent toute la région Centre-Est : Jura, Bresse, Dombes, Côtière, Dauphiné. Lacs et tourbières furent ses sujets de prédilection.

Il trouva cependant le temps de présenter au grand public les botanistes régionaux, et d’abord Claret de la Tourette, ami de Rousseau, lichénologue (1885, 236 p.) ; Charles Nodier, naturaliste (1911, 347 p) ; puis les Lortet (1913, 80 p.) : J.H.Fabre ; Chaffanjon ; Virieux ; Goiffon ; Nicodémi et Dejean ; Cl.Martin ; la famille de Jussieu ; Hénon, dont il avait eu le privilège d’être secrétaire ; mais surtout, il publia dès 1907, le Prodrome des Botanistes Lyonnais, 140 p.

Il jouissait d’une certaine popularité dans tous les milieux : intermédiaire entre le chapeau melon et le haut de forme, son « bolivar » faisait repérer M. le doyen dans les rues de Besançon.

Hélas, lors de sa retraite, entre 70 et 78 ans, son auditoire lui manqua cruellement ; il n’avait plus à sa disposition que trois « bénévoles » : une jeune fille pour la linguistique, un jeune homme du pays pour l’histoire locale et enfin sa petite fille de dix ans à qui il présentait, au cours de leur promenade quotidienne, le gouet et le fragon de la Côtière. Il se voua alors à l’étude des langues anciennes à partir du sanscrit : les taxons botaniques posent en affet, en eux-mêmes, des énigmes aux personnes qui les utilisent, énigmes non plus botaniques, mais étymologiques. Ce genre d’études était à la mode.

Il a laissé à sa famille un « remarquable » herbier des lichens qui comporte 80 petits classeurs en carton, mesurant 15 cm sur 22 et renfermant chacun une quinzaine de parts.

Voici quelques titres de ses travaux proprement botaniques qui courent de 1872 à 1923, 3 ans avant sa mort. Il s’agit d’un choix tout à fait arbitraire, parmi 225 titres [à la nuance près que l’auteur de ces lignes est une éminente botaniste spécialiste des écosystèmes botaniques des étangs des Dombes et sa disciple petite fille de dix ans mentionnée ci-dessus] :

1876 et 1877 : Lichens de l’Ubaye. Soc. Bot. de France, XXIII, p.54, 1876 et Soc. Bot. de Lyon, t.IV, p.115, 1877.

1877 : Recherches sur la Géographie botanique du Lyonnais. La Côtière de la Dombe. Soc Bot. de Lyon, p.162, 1877.

1878 : Les Lichens utiles. Soc., tiré à part, 27 p.

1880 : Bacteria – une édition en russe, deux en anglais (Boston et New-York) 494 pages.

1881 : Observations sur la Flore du Lyonnais : Mont d’Or lyonnais, Bresse et Bas-Dauphiné, Ann. Soc Bot. de Lyon.

1882 : Origines de la Flore lyonnaise. 1 vol. broché, 28 p.

1886 : La Végétation de la Région Lyonnaise. 1 vol. 529 p , 7 cartes.

 1893 : Végétation des Alpes Françaises  (in Falsan), t.II, p. 72-144, tiré à part, 72 p.

1893 : Congrès de l’A.F.A.S. à Besançon. Végétation des Monts Jura, p. 147-178 et Météorologie et Climatologie du Doubs, p123-143, réunis en un même tiré à part.

1897 : en collaboration avec Fr.Héritier : Observation sur la Flore du Jura et du Lyonnais, 1 vol., 282 p., Société d’Emulation du Doubs, 1894-1897.

1904 : La végétation des lacs du Jura, 426 p., 210 fig. et Société botanique de Lyon, 27, 1902, p. 69-100, 28, 1903, p. 1-48 et 29, 1904, p. 1.

1914 : Classification des tourbières jurassiennes : tourbières du Jura saint-Claudien ; recherches sur la Scheuzéraie. Caisse de recherches scientifiques, 30 p.

1917 : Sur les tourbières du Jura franco-helvétique, leur flore, leur exploitation, l’utilité des réserves, etc. Comm. Soc. helvétique des Sciences Nat., Session de Zurich.

1923 : La botanique à Besançon (1691-1920), 75 p., Bulletin de la Société d’Histoire Naturelle du Doubs. »

Petit séminaire à Belley, lycée Ampère à Lyon, baccalauréat es-lettres alors qu’il habitait à Beynost (échec en avril, réussite en novembre), médecine et internat de hôpitaux à Lyon (tous les dimanches, il vient voir sa mère à pied 18 km aller et 18 km retour), secrétaire de Hénon maire de Lyon et originaire de Vergon à 5km au sud de Coligny (qui lui lègue les planches aquarellées de toutes les espèces d’irisdonnées par Mme Beauverie à la Faculté des Sciences de Besançon), directeur de l’école de médecine et de pharmacie de Besançon, doyen de la Faculté des Sciences de Besançon durant 6 ans et Adjoint au maire de Besançon, franc-maçon passé 18e degré chevalier Rose-Croix, marié en 1889 à Lyon à St Pothin. Mort de son fils Léonce en 1916 sur la Somme. Retraite en 1920.

Une rue de Besançon porte son nom.

Liste de ses publications sur le site de la Bibliothèque Nationale (en bas de page) : http://www.idref.fr/050143425 . Ses publications peuvent être achetées sur le web !

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