Projet d’édition de la chronique familiale généalogique des familles REYNAUD-BEAUVERIE au 16 mai 2015 (une partie du document n’est pas reproduite ci-dessous, en particulier l’album de photos de famille de 6 pages) :

16/5/2015

CHRONIQUE FAMILIALE GENEALOGIQUE

DES FAMILLES REYNAUD-BEAUVERIE 

Du cens féodal à la rente notariale,

la clé est le droit romain

Mathieu II de Montmorency, héros de Bouvines

Clé du système social et économique qu’est notre arbre :

« en fait, une grande partie du surplus

paysan, qui étaient auparavant

extrait à travers les cens agraires

[redevance phare de la féodalité],

l’était maintenant, à la fin du Moyen-Age

et aux Temps Modernes,

à travers les rentes constituées 

[rentes acquises par les changeurs

et les notaires via leur activité de prêteurs]»

Source : « Notaires et crédit

dans l’occident méditerranéen médiéval »

sous la direction de François MENANT et Odile REDON

Collection de l’Ecole française de Rome

page 4

Vizille des BONNARDON : de la noblesse aux notaires de l’Oisans, leur arbre est archétypique

INTRODUCTION

J’ai reçu de mes parents, et de ma cousine de Strasbourg Isabelle REYNAUD, les arbres REYNAUD en Ardèche à Soyons et St Péray, GRISON à Beynost dans l’Ain, BONNARDON à Vizille dans l’Isère, de Robert AILLAUD de Vizille les Mémoires de Basile BONNARDON et son portrait, de tante Annie et Vincent DAVID, les arbres MAGNIN à Nanc les St Amour dans le Jura, BEAUVERIE en Dordogne et à Fontaines sur Saône au nord de Lyon et RICHE en Beaujolais, de l’Association des familles PASTEUR, d’Olivier PASTEUR et de Jean-Marie GALLOIS, l’arbre des PASTEUR de Sirod et Reculfoz-Mouthe (Haut-Jura). Grâce, sur geneanet.org, à Benoît SACLIER et à LALLENA-PASSAS, à la page 98 du registre paroissial des Archives de l’Ardèche sur internet, le verrou Etienne REYNAUD de 1800 a sauté et nous avons d’abord su que nous venions de St Sylvestre en Ardèche, à 10 km de St Péray, puis, via une fratrie de 4 cadets, de Colombier le Vieux et St Barthélémy le Plain, vers 1590. Le lien DUMAINE-Givors, évoqué par papa, dans une note pour Isabelle REYNAUD, a été en fait confirmé et étendu à Jarez et Mts du Lyonnais. Grâce au cegfc, les CHAPON et DELCEY ont émergé de la forêt de Chaux. Anne avait les papiers des GOULUT. Les MAGNIN de Nanc bloquent au XVIIIe siècle, mais je n’ai pas encore cherché aux archives de Lons le Saunier.

J’ai été motivé, pour cette recherche, par les travaux précis d’Antoine MAGNIN (nous sommes bien cousins de Louis PASTEUR), par les trois merveilleux recueils de souvenirs de tante Annie DAVID-BEAUVERIE et par les Mémoires de notre ancêtre de Vizille, Basile BONNARDON, communiquées par Robert AILLAUD.

J’ai attendu que la presse annonce, à l’été 2012 (Aujourd’hui en France), que geneanet.org regroupait 1 milliard de noms d’ancêtres, pour me lancer.

Ce site associatif regroupe aujourd’hui 2 millions de généalogistes et 2 milliards de noms. Son outil de recherche croisée par nom, prénom, lieu, dates, est hyper-puissant. La recherche reste un vrai jeu de piste sur des listes de centaines de noms.

La surprise de cette recherche a été le fort cousinage de papa et maman au Moyen-Age via la noblesse du tour de l’Oisans et celle du Forez, le cousinage identique de Marie et Guillaume à la Renaissance. Je suis également sidéré par le nombre de notaires chez nos ancêtres.

La recherche a montré que nous sommes du très grand Sud-Est : lorsque je cherche un lien d’ascendance dans le Nord ou en Bretagne la probabilité de trouver est très faible. Il n’y a pas de lien à ce jour avec le patriciat urbain de Paris, à la différence du patriciat du Sud-Est.

Papa et maman, tante Annie, Vincent et Isabelle m’ont donné tous les arbres jusqu’à Napoléon 1er. J’ai complété, avec plus de 8500 ancêtres directs, jusqu’à Charlemagne et découvert des origines géographiques inconnues (Chalon sur Saône, Mâconnais, Valentinois, sud de l’Ardèche et de l’Oisans, Provence…), des groupes sociaux inconnus (patriciats urbains y compris Gênes, parlement de Grenoble, ensemble de la noblesse européenne vers l’an 1000…).

La jeune garde prendra le relais après la numérisation des archives notariales (il faudra comprendre le latin) et la généralisation de la généalogie par l’ADN (les arbres ont été optimisés par des généalogistes mercenaires dès le Moyen-Age)… Avec à résoudre une énigme : avons-nous une ancêtre fille du roi au Québec, fille d’un garde de la manche de Louis XIV ?

Bernard REYNAUD

23 avril 2015

https://beynost.wordpress.com/2012/10/18/histoire-de-ma-vie-sur-geneanet-org/

Publié le 25/04/2015 à 14:48 Vu 8575 fois AIN.

Beynost : il retrouve ses ancêtres jusqu’au 12e siècle

Bernard Reynaud, passionné de généalogie, a pu remonter le temps sur les traces de ses ancêtres. http://gw.geneanet.org/breynaud3_w

Bernard Reynaud est féru de généalogie. / Photo Didier Debes

Le premier de nos 731 arbres vers CHARLEMAGNE

Charles 1er, dit Le Grand CHARLEMAGNE Empereur d’Occident
|
Berthe de FRANCE
779-823
|
Hardouin de PONTHIEU
767-826
|
Bouin de VIENNE
822-877
|
Bozon V ou Boson de PROVENCE de BOURGOGNE
844-887
|
Louis III l’Aveugle de PROVENCE

|
Charles roi de PROVENCE
ca 907-ca 963
|
Amédée de PROVENCE

|
Humbert 1er de SAVOIE
ca 980-ca 1048
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Amédée de SAVOIE
†ca 1051
|
Thetberge de SAVOIE ou de RHEINFELDEN
†1094
|
Ida de GLANE de FAUCIGNY

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Amédée 1er de GENEVE
ca 1098-1178
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Comtessa de GENEVE
ca 1155-
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Aymon II de FAUCIGNY
1180-1253
|
Béatrix, dame de Aubonne, Coppet et Commugny, Hermance et de Thoire-Villars, de FAUCIGNY

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Humbert de THOIRE-VILLARS

|
Marguerite de THOIRE ET VILLARS
1260-1306
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Catherine de COSSONAY
†1352/
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Aymond 1er de la BAUME de SUZE
ca 1335-1364/
|
Louis II de la BAUME de SUZE

|
Bertrand, avec un arbre d’ascendance européen, de la BAUME de SUZE

|
Jeanne de la BAUME de SUZE
ca 1458-1490/
|
Gabrielle de GRUEL
1490-1535
|
Gabriel de BEAUFORT

|
Gabriel, seigneur de Saint Jean d’Hérans, de BEAUFORT
1585-1610
|
Marguerite de BEAUFORT
1606-1683
|
Jeanne La Jeune, fille de notaire royal et seigneur de Beauregard, DEBON de BEAUREGARD
1646-1696
|
Marie BARET
1669-1726
|
Jacques, marchand à Villard Saint Christophe, FROMENT
1687-1774
|
Louise FROMENT
1722-
|
Anne ou Jeanne CHAFFOIN

|
Paul Antoine Basile, aide-chirurgien à Essling, médecin, adjoint faisant fonction de maire de Vizille, chef de bataillon de la Garde Nationale, franc-maçon, BONNARDON
1786-1863
|
Marie Joséphine Eugénie, son mariage est lié à la révolte des Canuts de Lyon, BONNARDON
1831-1928
|
Antoinette Joséphine « Bon-Mam » PASTEUR
1861-1949
|
Andréanne Marie Antoinette Claudia MAGNIN
1882-1964
|
Marie-Antoinette « Manon », botaniste spécialiste des écosystèmes botaniques des étangs des Dombes, BEAUVERIE
1909-2003
|
Bernard Claude Antoine, géographe et CPA-Lyon, directeur d’HLM et de SEM en retraite, passionné de géologie (tectonique), REYNAUD
1946

J’ai renoncé à mettre tous les liens vers CHARLEMAGNE sur geneanet

pour ne pas surcharger l’arbre.

De sources geneanet et wikipedia, nous descendrions, à la fois, de MAHOMET (entre autres via Blanche de CASTILLE et Saint Louis, mais aussi par Claire de MENTHON de Menthon St Bernard), par les BANU QASI, nobles wisigoths et vascons, muladi convertis à l’Islam et via un mariage avec une OMEYYADE, et de Habibai BEN NATRONA DAVID, descendant des exilarques juifs de Babylone, qui épouse Rolinde d’Aquitaine et a pour fils Thierry 1er d’Autun 730-793 et Gisbert de Rouergue 750-820.

Descendre à la fois de Charles MARTEL plus Renaud de CHATILLON et de MAHOMET constitue une belle synthèse.

Descendre de Charles MARTEL, de Renaud de CHATILLON de triste mémoire et de Sainte Elisabeth de HONGRIE son arrière petite-fille, de MAHOMET et de deux familles juives (de Babylone et d’Espagne via la Macédoine) constitue une encore plus belle synthèse.

Arbre vers MAHOMET

MAHOMET LE PROPHETE ABU-L-QASIM 570-632
|
Ruqayyah Hashim FILLE de MAHOMET LE PROPHETE
ca 605-624
|
Aisha Bint Affan OMEYYADES

|
Aisha Bint Marwan Bin Al-Hakam Bin Umayya OMEYYADES

|
Abdul Al-Aziz Ibn Musa Ibn Nusaya, BANU MUSA
ca 680-ca 717
|
Aisha Bint Abdul-Aziz ou Yazid BANU MUSA AL-WALLID
ca 715-
|
Musa ibn Fortun, gouverneur de Saragosse, BANU QASI de BORJA
ca 740-789
|
Musa ibn Musa, gouverneur de Tolède BANU QASI de BORJA
788-863
|
Lubb ben Musa ou Loup Ibn Musa Banu Borja, converti au christianisme, sgr de l’Ebre, Tolède, Saragosse, BANU QASI de BORJA
ca 805-ca 875
|
Aurea ou Auriane ou Oria de Saragosse BANU QASI de BORJA
ca 828-
|
Oneca Iniga Fortun, dite Perle de Navarre, infante de PAMPELUNE
ca 847-
|
Toda Aznarez de CASTILLE de LARRON
880-970/
|
Sancha Garcez l’Aînée de PAMPELUNE et de NAVARRE
901-959
|
Garcia 1er Fernandez aux Belles Mains Blanches de CASTILLE
938-995
|
Sanche 1er Garcès dit « Aux bonnes coutumes » de CASTILLE
ca 965-1017
|
Sancha ou Sancia de CASTILLE
ca 1000-1026
|
Sibylle de BARCELONE
1035-1074
|
Eudes 1er Borel de BOURGOGNE
1060-1102
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Hugues II Borel le Pacifique de BOURGOGNE
1084-1143
|
Eudes II de BOURGOGNE

|
Mathilde de BOURGOGNE
1145-1202
|
Marie d’AUVERGNE
1160-1229
|
Alix de la TOUR du PIN

|
Catherine de BEAUVOIR
ca 1280-
|
Dronet de VAUX de Vaulx-Milieu
†1377/
|
Lucie de VAUX
/1370-1413/
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Gaudemar III du FAY
1390-1447
|
Antoine, seigneur de Saint Jean d’Ambournay, du FAY

|
Françoise du FAY

|
Jeanne de la BAUME de SUZE
ca 1458-1490/
|
Gabrielle de GRUEL
1490-1535
|
Gabriel de BEAUFORT

|
Gabriel, seigneur de Saint Jean d’Hérans, de BEAUFORT
1585-1610
|
Marguerite de BEAUFORT
1606-1683
|
Jeanne La Jeune, fille de notaire royal et seigneur de Beauregard, DEBON de BEAUREGARD
1646-1696
|
Marie BARET
1669-1726
|
Jacques, marchand à Villard Saint Christophe, FROMENT
1687-1774
|
Louise FROMENT
1722-
|
Anne ou Jeanne CHAFFOIN

|
Paul Antoine Basile, aide-chirurgien à Essling, médecin, adjoint faisant fonction de maire de Vizille, chef de bataillon de la Garde Nationale, franc-maçon, BONNARDON
1786-1863
|
Marie Joséphine Eugénie, son mariage est lié à la révolte des Canuts de Lyon, BONNARDON
1831-1928
|
Antoinette Joséphine « Bon-Mam » PASTEUR
1861-1949
|
Andréanne Marie Antoinette Claudia MAGNIN
1882-1964
|
Marie-Antoinette « Manon », botaniste spécialiste des écosystèmes botaniques des étangs des Dombes, BEAUVERIE
1909-2003
|
Bernard Claude Antoine, géographe et CPA-Lyon, directeur d’HLM et de SEM en retraite, passionné de géologie (tectonique), REYNAUD
1946

Beynost : la forge des GRISON 2e bâtiment à droite

Notre arbre à plus de 8500 noms doit être découpé en 15 branches pour être compréhensible :

  • arbre des premières générations REYNAUD-BEAUVERIE avec les 15 points de départ

  • arbre REYNAUD St Péray St Sylvestre Colombier le Vieux St Barthélémy le Plain, en Ardèche en face de Valence, et Mézilhac au sud-est de l’Ardèche

  • arbre CROZIER Soyons St Péray, en Ardèche

  • arbre DUMAINE Givors, Pilat, Mts du Lyonnais, véritable microcosme rural

  • ascendants nobles de Jean donât ou bâtard MITTE de Chevrières

  • arbre BRUNEL St Péray Ardèche, Valentinois-plaine de Romans Drôme, famille THOME de Romans et Parlement de Grenoble, noblesse via une famille d’échevins d’Angoulême

  • arbre THOME de Romans, liens avec le Parlement de Grenoble et avec toute la noblesse

  • arbre BEAUVERIE, charpentiers de Dordogne, avec les RICHE du Beaujolais, des tanneurs d’Eymoutiers, des juristes de Beaujeu, une famille noble du Forez, toute la noblesse via une bâtarde de Bourbon, 2 branches de vignerons du Mâconnais et de Chalon sur Saône

  • arbres des MAGNIN, bourgeois de Nanc les St Amour Jura, arbre bloqué vers 1735, mais avec un saut dans le passé grâce au dénombrement de 1657, et avec un mariage avec la dernière de nos ancêtres GRISON, maréchaux-ferrants de Beynost dans l’Ain

  • arbre PASTEUR cultivateurs de Mouthe-Reculfoz, Plénise-Plénisette et Sirod, Doubs-Jura

  • arbre de Basile BONNARDON Vizille, Matheysine et Oisans

  • arbre de ses ancêtres notaires et nobles de l’Oisans, via les de BEAUFORT

  • arbre de ses ancêtres notaires et nobles de l’Oisans, via les de BARDONNENCHE

  • arbre des ancêtres de l’épouse de Basile BONNARDON à Tallard, Veynes, Jarrie, Revel avec les branches BOULON (Etats du Dauphiné de 1788 à Vizille) et DUMOLARD, lien principal avec la noblesse via Sébastienne de Commiers épouse DUMOLARD

  • arbre de Sébastienne de Commiers, avec lien avec la noblesse des Alpes, les barons du Dauphiné, la noblesse du Sud-Est de la France et de l’Europe

Grand-mère BEAUVERIE, Bon Mam née PASTEUR, tante Charlotte BAUD ma quasi-marraine,

tante Annie DAVID-BEAUVERIE, Jean-François, tante Clotilde BAUD notre professeur de piano,

Philippe, Elisabeth en 1940

Les 12 cousins-cousines REYNAUD-DAVID, enfants des deux épouses BEAUVERIE,

à Beynost, devant la maison DEBOUT de grand-mère BEAUVERIE :

Chantal, Babeth (+), Jean-François,

Jean-Claude,

Marie-Noëlle, Michel, Bernard, Vincent, Pierre, Jacques, Philippe (+),

Jean-Michel

  • arbre des premières générations REYNAUD-BEAUVERIE avec 6 self made men :

Notre situation familiale récente est liée à 6 self made men, issus de milieux modestes : 2 profs de Fac, fils de 2 veuves, Louis REYNAUD (professeur d’allemand, passé par Normale Sup), et Antoine MAGNIN (médecin botaniste spécialiste du Jura, doyen de la faculté des sciences et adjoint au maire de Besançon, franc-maçon 18e degré rose-croix), promus par l’école de la République, 3 chefs d’entreprise, un miroitier, Hippolyte DUMAINE (issu de tailleurs de cristaux de la verrerie de Givors, franc-maçon), un teneur de livre Simon PASTEUR et le père de Jean BEAUVERIE, maître charpentier et compagnon du Devoir (un des constructeurs de la rue Impériale-rue de la République et de l’immeuble Beauverie, celui du Mac Do, à l’angle de la place Bellecour et de la rue de la Ré, à Lyon). Plus un 3e prof de Fac, Jean BEAUVERIE, qui s’est payé ses études en travaillant, son grand-père charpentier précité  ayant été ruiné par la faillite de sa banque.

  • arbre REYNAUD : Colombier le Vieux, St Barthélémy le Plain, St Sylvestre (le Blanc et Baratier), en Ardèche, avec descente du plateau ardéchois au bord du Rhône à St Péray,

Né avant 1600, Jean REYNAUD dit Galant (du nom d’un hameau, qui existe toujours, au sud-est du chef-lieu), est de Colombier le Vieux, sur le plateau ardéchois, et père de Honnête Claude REYNAUD dit Galant, laboureur, (avec un lien avec St Barthélémy le Plain d’Ardèche via des dames COURSODON). Les REYNAUD de Colombier le Vieux s’inhument dans leur chapelle, ce qui traduit une certaine aisance, et un moulin sur la Choisine porte leur nom. Né en 1687, Claude REYNAUD, un travailleur de terre avec une étonnante superbe signature REYNAUD, passe à Saint Sylvestre, village voisin, élève des porcs et fume leur viande, avec une autre famille (ce serait bien de trouver des actes notariés) au lieu-dit de Blanc, dans un bâtiment à décors gothiques du XIVe-XVe  (aujourd’hui gîte rural), en clairière de forêt de châtaigniers. Un de ses fils passe au hameau de Baratier, toujours sur Saint Sylvestre.

Photos de notre lieu racine en 1700 (photos de Marie ISNARD)  :

Le hameau de Blanc à Saint Sylvestre d’Ardèche, en face du chef-lieu

DSC03444_2_bonVillage de ST SYLVESTRE_bon

Un de ses petits-fils, Etienne, cadet de famille très nombreuse, journalier agricole, va descendre à St Péray, en bord du Rhône et se marier avec une originaire du sud-est de l’Ardèche (Mézilhac). Au final, notre grand-père Louis, fils d’une veuve de vigneron de Saint-Péray d’Ardèche, va faire, grâce à l’école de la République, Normale Sup (deux promos après PEGUY, une avant Raoul BLANCHARD) et épousera une jeune admiratrice de Soyons, un village où c’était aux temps jadis un crime de se marier entre protestants et catholiques (d’où une brouille avec une branche descendue dans le midi) mais où nous avons, via Toulaud, une branche d’ancêtres protestants.

Cet arbre REYNAUD intègre l’arbre de Marianne JAILLON qui épouse Etienne REYNAUD à St Péray en 1808 : 44 noms au sud-est de l’Ardèche, autour de Mézilhac, un pays dur et froid l’hiver, perché au carrefour de 4 routes, avec descente, aussi, de ces ancêtres au bord du Rhône à St Péray.

  • arbre CROZIER, amorcé à la base par Marie Clotilde Victoire CROZIER, veuve à 34 ans, mère courage qui avait perdu 2 enfants, mère de Louis REYNAUD qui fit Normale Sup : Soyons, St Péray, en Ardèche, au bord du Rhône.

Cette branche est marquée par la présence de Pierre Alexandre CROZIER, dit le Manchot, amputé à la bataille d’Essling (4.000 français contre 90.000 autrichiens, à l’est de Vienne et en rive nord du Danube, avec mort du maréchal LANNES dont le portrait était sur la cheminée de Soyons). Est-ce notre ancêtre Basile BONNARDON de Vizille qui a amputé notre ancêtre CROZIER, qui fut par la suite adjoint au maire de Soyons ? Le bonapartisme de nos ancêtres victimes de l’addiction à la guerre de Napoléon 1er est surprenant.

Boucherie d’Essling où les Français ont tenu à 4.000 contre 90.000,

dans un angle de la rive nord du Danube et où est mort le maréchal LANNES

(voir le témoignage de notre ancêtre Basile BONNARDON ,

aide-chirurgien de la Grande Armée, dans ses mémoires éditées en 2015)

  • arbre DUMAINE tailleurs de cristaux de Givors : Givors, pied du Pilat, vallée du Gier, région de St Vallier et Tain l’Hermitage

Cette branche est amorcée à la base par Eugène Hippolyte DUMAINE, fondateur de la miroiterie DUMAINE, franc-maçon qui aurait spolié des parents pour acquérir la maison de Soyons brûlée par les Allemands pendant la guerre. Sa mère est brodeuse pour ornements d’église et originaire de St Vallier et Tain l’Hermitage par ses ancêtres. Son père et son grand-père sont tailleurs de cristaux et de verre, issus de la verrerie de Givors. Sa grand-mère est tailleuse de robe à Givors. Son arrière grand-père est marinier à Givors et ses ancêtres DUMAINE probablement travailleurs de terre au pied du Mt Pilat. Sa grand-mère Pierrette ODIN relie la famille aux Monts du Lyonnais et à la vallée de la Coise.

Cet arbre DUMAINE intègre l’arbre qui a pour base Pierrette ODIN et qui nous relie au microcosme rural des Monts du Lyonnais et de la vallée de la Coise : travailleurs de terre, meuniers sur la Coise, cloustriers forgeurs de clous, tisserands, tailleur d’habits, cabaretier, marchands, avec un notaire fils de tisserand, avec de fortes parentés et des noms qui reviennent souvent, et une branche noble via un bâtard :

  • ascendants nobles de Jean donât, bâtard MITTE de Chevrières de la noblesse du Forez :

L’auteur du bâtard, avec sa nourrice thérapeutique, est Louis 1er, comte de Miolans, seigneur de Chevrières, maréchal et sénéchal du Bourbonnais, grand panetier et maréchal de France, chambellan du roi et général d’armée, MITTE né vers 1415. Par sa mère Agnès ALLEMAN, il nous relie à la noblesse du Sud-Est et de l’Europe, à Pierre 1er FLOTTE légiste de Philippe le Bel, mort à la bataille des Eperons d’or à Courtrai et à deux combattants de la bataille de Varey entre Dauphiné et Savoie au nord de Pont d’Ain.

  • arbre BRUNEL : St Péray Ardèche, Valentinois-plaine de Romans dans la Drôme, famille THOME du patriciat de Romans et Parlement de Grenoble :

Avec un maréchal-ferrant de TOULAUD, village protestant, un maître cordonnier de Valence, une grosse branche de la plaine du Valentinois fournie par P.CHARIGNON généalogiste sur geneanet, via un couple âgé et illétré, avec un charpentier, un drapier péréquateur de tailles, des laboureurs avec des familles très nombreuses, un laboureur marchand, un meunier, un marchand ; une branche GIRENT, BERGERON, LANTHEAUME de Soyons, un cultivateur-aubergiste tué par un cheval en laissant 5 orphelins, et Anne Emilie BRAVAIS , fille de médecin dont la mère est une THOME de Romans, descendante de marchands-tanneurs, d’un drapier, d’un maréchal-ferrant de Romans, d’un marchand de cierges, d’un négociant THOME , d’un procureur du Roy et d’une dynastie de conseillers au Parlement de Grenoble… liée avec la noblesse via Angoulême (famille d’échevins).

  • arbre THOME, grande famille du patriciat de Romans et du Parlement de Grenoble avec lien avec la noblesse de l’Oisans, et de l’Europe (via Marthe SINGARREAU), et lien probable, via Catherine ARTAUD de MONTAUBAN, avec le patriciat urbain de Lyon (CHAPONAY et PALMIER) par les mariages endogamiques du Parlement de Grenoble.

Les THOME sont d’abord écuyer de la ville de Romans, puis trésorier du Dauphiné, avant d’entrer au Parlement de Grenoble et probablement de s’allier aux CHAPONAY et aux PALMIER du patriciat lyonnais passés à ce Parlement et de façon certaine aux POURROY de ce même Parlement, issus d’un mercier de Gap, d’un marchand de Grenoble né à Arras et de notaires du Royans. Les THOME ont un lien général avec la noblesse d’Europe, via Marthe SINGARREAU, fille d’un échevin d’Angoulême, petite-fille d’un professeur de droit de Toulouse.

  • arbre BEAUVERIE charpentiers de Dordogne venus à Lyon, reliés aux RICHE de Rive de Gier et Chamelet en Beaujolais, à une branche noble de Palestine HARENC de la CONDAMINE avec une bâtarde de BOURBON, à 2 branches de vignerons vers Mâcon et Châlon sur Saône, avec Jean BEAUVERIE professeur de Faculté et l’herbier BONAPARTE.

  • arbre PASTEUR travailleurs de terre de Mouthe sur la frontière suisse, Plénise-Plénisette et Sirod, dans le Doubs et le Jura, pays qui ont connu le massacre de la guerre de 30 ans, venus à Vienne puis Lyon, issus du hameau de Reculfoz et cousins de Louis PASTEUR :

La branche PASTEUR est bien mieux connue que les branches BEAUVERIE et MAGNIN, grâce à l’association des PASTEUR qui regroupe 3000 descendants des PASTEUR de Reculfoz, petit hameau de défrichement du Moyen-Age, et qui a publié un énorme annuaire, modèle du genre.

  • arbre MAGNIN (nous avons 2 autres branches MAGNIN : 1 en Beaujolais et 1 à Sirod dans le Jura), de Nanc les St Amour au sud du Jura, arbre avec un échevin et un militaire de Napoléon 1er, arbre bloqué vers 1735 et relié par mariage aux GRISON de Beynost:

Notre arrière-grand-père Antoine MAGNIN avait pour père un agent-voyer, constructeur de routes et de ponts, mort jeune. Un MAGNIN a été capitaine de la Grande Armée de Napoléon 1er. Antoine MAGNIN a fait peu de recherches généalogiques sur Nanc à l’inverse de Vizille (branche familiale de sa belle-mère Eugénie BONNARDON) et Sirod. Sa mère était une GRISON, famille des maréchaux-ferrants de Beynost remontant à 1648 : leur forge a été détruite dans les années 1960.

Reculfoz, lieu racine des familles PASTEUR, de Louis PASTEUR inventeur du vaccin contre la rage

Jean-Claude GRISON, forgeron, représente Beynost à la Fête de la Fédération de 14 juillet 1790

Les GRISON, présents à Beynost vers 1650, ont mis en place la commune de Beynost, à la chapelle St Pierre, et l’un deux, Jean-Claude, a représenté Beynost et le secteur de Montluel à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Le jardin de la forge, avec un puits, entre les cafés Central et du Midi, était merveilleux avec sa double fontaine intérieure et extérieure. Les GRISON se mariaient avec les BROCHET cultivateurs-marchands, voisins d’en face. Nous sommes apparentés aux COLLARD et aux JUFFET, encore présents à Beynost et St Maurice de Beynost.

Notre ancrage à Beynost ce sont les GRISON, maréchaux-ferrants, dès le XVIIe siècle

  • arbre de Basile BONNARDON  chirurgien militaire puis médecin : Vizille et Oisans

Avec ses ancêtres BONNARDON, originaires de Vinay (pays des noyers en bordure de l’Isère à mi-chemin de Grenoble et de Valence), dont la fortune s’opère avec Jacques, issu du régiment d’Aunis et qui fait fortune dans le chanvre à la foire de Beaucaire et le père de Basile chirurgien militaire à Briançon et aux eaux de Monetier les Bains ; avec les marchands ARIBERT de St Pierre de Méaroz et un maître cordonnier à Vizille avec un fils notaire royal ; avec les FAURE FINET et un maître boulanger de Vizille ; avec les FROMENT et BARET marchands de Villard Saint Christophe en Matheysine (BARET qui descendent d’un notaire descendant de combattants nobles de Verneuil, Fornoue et Azincourt et du patriciat de Montpellier!); avec les notaires SECOND et POMMIER-LACOMBE de Villard Saint Christophe ; avec les CHAFFOIN marchands ; avec le notaire de Siévoz, DEBONS de BEAUREGARD dont l’épouse Marguerite de BEAUFORT (issue de notaires de Matheysine vers 1255-1280 et descendante des de GRUEL, notaires à Veynes vers 1350 avec un combattant de la bataille de l’Ecluse en 1385) opère le branchement sur la noblesse européenne :

  • arbre de Gabriel de BEAUFORT père de Marguerite:

Par lui nous sommes liés à la noblesse de l’Oisans, les de JORDANNENC, de TAPAREL, de MONTORCIER, de VEYNES, de GRAS, ces 3 derniers combattants d’Azincourt, aux de BONNE (ancêtres de LESDIGUIERES) avec 5 notaires de St BONNET en Champsaur., aux DAVIN de la MOTTE notaires d’Orpierre, aux de GRUEL notaires d’Oze et Veynes, aux ARTAUD de MONTAUBAN… et au Bon Roi René d’Anjou par sa maîtresse Catherine d’ALBERTAS, à Jean le Bon et Saint Louis, rois de France, et donc à Aliénor d’AQUITAINE, aux de JOINVILLE, de BEAUJEU, de la TOUR du PIN, aux comtes de SAVOIE, aux POITIERS-VALENTINOIS, aux de BOCSOZEL, THOIRE-VILLARS, de GENEVE, de MENTHON, de VIRIEU, de GROLEE (Humbert vainqueur de la bataille d’Anthon), et à la noblesse de la Suisse, aux de FLOTTE, de MOUSTIERS, de CASTELLANE, d’AGOULT, de PONTEVES, FORBIN SOLIERS et à des capitaines de galères de Marseille au moyen-âge, au patriciat de Lyon avec les VAREY, au patriciat d’armateurs et changeurs de Montpellier TEINTURIER et PALMIER…

  • arbre de Jeanne de BARDONNENCHE, 6e de 10 enfants, mère de Marguerite :

Avec le patriciat de Marseille et de Montpellier… les GRIMALDI, DORIA, FESCHI, GATTILUSIO, ADORNO, MONTALDO, du patriciat de Gênes… les PORCELET, BAUX, QUIQUERAN, d’ARLATAN , ROCHEMORE, REYNAUD du patriciat d’Arles, les ALLEMAN, de MENTHON, THOIRE-VILLARS et de la TOUR VINAY…, le Bon Roi René d’ANJOU et donc les mêmes que ci-dessus… et la dynastie des de BARDONNENCHE dont un notaire mort à la bataille de Poitiers… 

Le Trièves des de BARDONNENCHE transférés de Bardonnèche par les Dauphins

  • arbre des ancêtres de l’épouse de Basile BONNARDON à Tallard, Veynes, Jarrie, Revel avec les branches BOULON (avec un représentant avocat du tiers état aux Etats du Dauphiné de 1788 à Vizille) et DUMOLARD, lien avec la noblesse du Sud-Est et européenne via Sébastienne de Commiers épouse DUMOLARD :

Avec un maître charpentier, un négociant, un surendetté DOU, un tailleur d’habit, un marchand-collecteur de taille PINET de St Julien en Beauchesne ; des apothicaires de Veynes ; un avocat BOULON ; des marchands et notaire de Jarrie, BASTARD et BONIN MARTINET ; un marchand laboureur CLOISTRE du ABBER ; des notaires PERONARD à Revel et BOUVIER, et les DUMOLARD notaires et vice-châtelain et châtelain de Vizille, mistral de Vaulx, apothicaire, capitaine de dragons allié aux DESGUERS ou de GUERS commissaires des guerres ou de l’artillerie, notaire, avocat, gouverneur de Briançon, eux-mêmes alliés aux d’AIGUEBBELLE reliés aux de MONTORCIER, de FLOTTE et aux de COMBOURCIER, ancêtres communs de Marie et Guillaume. Avec peut-être, en lignée cognatique par les mères, une fille du roi du Québec fille d’un garde de la manche de Louis XIV (un commissaires d’artillerie se déclare originaire de La Rochelle, le mari de la fille du Roi venant de l’île de Ré et revenant au final en France).

  • arbre de Sébastienne de Commiers, épouse de Jehan dit Batail DUMOLARD, mistral de Vaulx, notaire royal et vice-châtelain de Vizille, avec lien avec la noblesse des Alpes, les barons du Dauphiné, le patriciat urbain de Lyon, la noblesse de l’Europe :

Cet arbre nous relie à la noblesse européenne et à CHARLEMAGNE, avec les de COMMIERS, ALLEMAN , de BOCSOZEL, d’ALBON et de FUERS deux familles du patriciat lyonnais (constructeurs de la maison de la place du Change à St Jean pour les de FUERS), les de CLERMONT, de SIMIANE, de MOUSTIERS, d’ANDUZE, de BLACAS, ARTAUD de MONTAUBAN (sur Ouvèze), BERANGER de ROYANS de GUA, de CLERIEUX, de SASSENAGE, de SALVAING, de BRESSIEUX, AYNARD, les MEVOUILLON antique famille des Baronnies, de POITIERS-VALENTINOIS, de MENTHON, de CHEVRON-VILLETTE, de LUCINGE, de SAINT-AMOUR… Sébastienne de COMMIERS nous relie à la noblesse européenne.

Maison FUERS-THOMASSIN du Vieux Lyon, amorcée en 1298 par les FUERS, mayson des Besties du Vaillant,

à la dévalée du pont de Saône, dominant les Changes lieu des 4 foires annuelles.

Aire géographique principale d’origine de nos ancêtres

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&carto=1

PREAMBULE

SYNTHESE

Notre nom est d’origine burgonde, nous descendons d’un Jean dit Galant REYNAUD de Colombier le Vieux sur le plateau ardéchois, vers 1590. Son fils Claude est laboureur. Nous descendons aussi d’Hugues REYNAUD, coseigneur de Caderousse au bord du Rhône au niveau d’Orange, vers 1360, et de Fouquet REYNAUD du patriciat d’Arles, vers 1180.

Notre arbre comporte très nettement 4 séquences :

◦de 800 à 1150, la descendance directe de CHARLEMAGNE dans le royaume d’Arles,

◦de 1150 à 1500, la noblesse du royaume de Bourgogne, d’Auxerre-Avallon au sud de l’Alsace, à la Suisse et à la Provence, avec centrage sur le Dauphiné, présence de nobles légistes et notaires, et montée du patriciat de villes comme Lyon, Limoges et Romans, avec des bâtards et des bâtardes à des points clés,

◦de 1500 à 1900, transition de la noblesse du pourtour de l’Oisans (aussi bien pour papa que pour maman) à des notaires du pourtour de l’Oisans et au Parlement de Grenoble et du patriciat urbain précité au Parlement de Grenoble, transition d’une famille noble du Forez par un bâtard aux paysans et cloustriers des Mts du Lyonnais, transition de toute la noblesse, via des échevins d’Angoulême vers les THOME de Romans, transition via une bâtarde de BOURBON vers les RICHE de Rive de Giers qui donneront le baron de PRONY, directeur des Ponts et Chaussées et du Cadastre et co-fondateur de Polytechnique, sauvé par CARNOT.

◦avant et vers 1900, 6 self-made men : 3 profs de Fac et 3 entrepreneurs, dont 4, les REYNAUD, les DUMAINE, les BEAUVERIE et les PASTEUR issus de milieux modestes ou très modestes, greffés sur l’arbre par l’Université… et la révolte des Canuts pour Théodule PASTEUR et Eugénie BONNARDON (qui constitue à elle seule 83% de l’arbre).

Notre ancêtre mythique est Basile BONNARDON, père d’Eugénie, aide-chirurgien à Essling et Wagram, médecin à Vizille, dont les Mémoires (de 280 pages) ont été merveilleusement éditées en mars 2015 par les Amis de l’Histoire du Pays Vizillois (Robert AILLAUD).

Notre arbre est relié 731 fois à CHARLEMAGNE par :

  • une noblesse (avec moult unions illégitimes) du tour de l’Oisans et du Sundgau à la Provence (et, en remontant vers l’an mille, de toute l’Europe dont la Suisse et les comtes du Tyrol et des Dolomites), massacrée à Crécy, Verneuil (mort de 4 membres de la famille ALLEMAN), Azincourt (disparition des 3/4 des lignages nobles de France), Varey, les Abrets et Courtrai (bataille des éperons d’or).

  • pour partie et via des mariages, des patriciens de Lyon (changeurs), Limoges, Romans, Arles (chevaliers, podestat et bailes), Avignon (syndics), Angoulême (professeur de droit à Toulouse), Marseille (marchands, armateurs de galères), Montpellier (armateurs), Gênes (corsaires, doges et amiraux), des banquiers cahorsins prédécesseurs des Lombards, des magistrats du parlement du Dauphiné à Grenoble et du parlement des Dombes à Trévoux,

  • des notaires en nombre, des médecins, des chirurgiens militaires et des apothicaires.

Nous descendons aussi des MEDICIS, ALBIZZI et CAPPONI de Florence ainsi que des DORIA de Gênes, amiraux vainqueurs des flottes de Pise et Venise, des VISCONTI et d’ESTE, des princes élus d’Arborea en Sardaigne.

Notre arbre est relié aussi à MAHOMET par les califes du nord de l’Espagne (qui donnaient leurs filles comme caution d’alliance à des seigneurs chrétiens), à Charles MARTEL et à de nombreux croisés, aux exilarques Juifs de Babylone et à des princes d’Arménie.

Nous sommes liés à la fois au cœur de la résistance occitane (TRENCAVEL, de PENNE d’Albigeois, chevaliers bailes d’Arles) et aux chefs de la croisade contre les Albigeois (Simon de MONTFORT, Louis VIII le Lion et Mathieu II de MONTMORENCY).

Notre arbre se caractérise par des notaires nobles combattants, cadets de familles, docteurs en droit ab utroque (droit romain justinien et droit canon), des notaires par l’apprentissage, fils de marchands et de paysans, un mercier, un marinier, des aubergistes, tailleurs, meuniers, cloustriers, forgerons, cordonniers, boulangers, vignerons, laboureurs de terre, journaliers et gens de labeur, de Mouthe aux Monts du Lyonnais, au sud de l’Ardèche, à la plaine de Romans et à la Matheysine. Nos ancêtres GRISON de Beynost étaient maréchaux-ferrants. 

Pour les amoureux de Beynost, nous descendons des seigneurs de Miribel et Montluel et nous sommes parents par alliance des GROLLIER du SOLEIL.

Notre arbre se termine avec 6 self-made men : 3 profs de fac, un teneur de livres, un charpentier  et un miroitier.

Les bâtards et les bâtardes, les cadets et les cadettes, constituent des éléments explicatifs de notre arbre.

Il comporte des franc-maçons dès le XVIIIe siècle et des saints : Sainte Elisabeth de Hongrie, Sainte Marguerite d’Ecosse, la bienheureuse Ombeline soeur de Saint Bernard, Saint Louis…

Nous descendons de Renaud de CHATILLON, de Jean sans Terre, de Manfred de HOHENSTAUFEN, de Philippe Le Bel et de son premier légiste Pierre FLOTTE, de Louis XI, de Mabille l’empoisonneuse de BELLEME.

Nous sommes cousins de du GUESCLIN, de VAUBAN, de d’ESTIENNE d’ORVES et de Louis PASTEUR.

Nous descendons de Mathieu II de MONTMORENCY, héros de la bataille de Bouvines, de Robert de DREUX qui a tenu le pont de Bouvines, de Guillaume des BARRES et Tristan Dieudonné d’ESTAING  sauveurs de Philippe-Auguste à Bouvines, d’un survivant PORCELET des vêpres siciliennes sauvé par sa vertu et sa droiture, de Guillaume LE MARECHAL, « le meilleur chevalier du monde » de Georges DUBY, et de l’arrière grand-père de BAYARD.

Nous descendons de Cécile des BAUX, si belle qu’elle était dite Passerose et d’Anne, « belle comme une seconde Hélène », ANGE COMNENE DOUKAS épouse de Guillaume II de VILLEHARDOUIN dernier prince d’ACHAIE. Nous descendons de deux femmes de caractère : Aliénor d’AQUITAINE et Blanche de CASTILLE, sa petite-fille.

Nous descendons de ROLLON et de Guillaume LE CONQUERANT (et de Harold tué à Hastings) et des Normands de la conquête de l’Italie du Sud, de la Sicile et d’Antioche. Nous descendons des princes Varègues de Kiev.

Nous descendons des JOINVILLE et des VILLEHARDOUIN.

Nous descendons des GIUSTINIANI et des GATTILUSIO, seigneurs génois des îles de l’est de la Mer Egée.

Nous descendons des princes d’Achaïe-Morée, au cœur d’une féodalité démocratique archétypique et exemplaire, des empereurs byzantins et latins de Constantinople, des rois de Jérusalem et du Balian d’IBELIN, estimé de SALADIN, dernier défenseur de Jérusalem, héros romancé de Kingdom of heaven de Ridley SCOTT.

NOS ANCETRES GENS DE LABEUR

En premier lieu, une pensée pour nos dizaines de milliers d’ancêtres, vilains, serfs, gens de labeur, journaliers, manouvriers, travailleurs de terre, grangiers, affaneurs ou affanours, qui n’apparaîtront pas sur notre arbre généalogique.

Les archives des notaires ou religieuses permettront-elles d’aller au delà des registres paroissiaux vers le Moyen-Age, sur le modèle des travaux de Georges DUBY dans la Mâconnais, pour nos ancêtres paysans qui ont eu recours aux notaires ou fait des dons ?

Georges DUBY note dans « L’économie rurale et la vie des campagnes dans l’Occident médiéval 2″ p253 : « … les petites bourgades… abritaient… des organes de justice et de finances… qui… ont laissé fréquemment des archives bien garnies… En outre tabellions et notaires y exerçaient leur activité en permanence… » Pour Régine PERNOUD, pages 76-77 de « Pour en finir avec le Moyen-Age » : « un dépouillement attentif de nos documents d’archives permettrait, dans bien des cas, de reconstituer l’histoire même des serfs… »

Jean HILAIRE souligne page 8 de « Le notaire, entre métier et espace public en Europe VIIIe-XVIIIe siècle » : « … l’activité notariale n’était pas seulement une affaire urbaine : les campagnes bien souvent ont été l’objet d’un maillage notarial très dense jusqu’au moindre hameau où l’on ne passait pas moins de contrats, à commencer par les contrats de mariage… »

Bien entendu, là où les archives survivent : à Beynost, je n’ai trouvé que 1702-1712.

L’énorme majorité de nos ancêtres étaient des travailleurs de terre

LE COEUR DE NOTRE ARBRE : DES ANCETRES LETTRES

Le cœur de notre arbre paraît être l’alphabétisation, mais en latin, avec un rôle crucial des notaires par l’apprentissage :

« Les trois derniers siècles du Moyen Age voient l’émergence – difficile – d’une école laïque répondant – théoriquement aux besoins des marchands… Traditionnellement l’école est…. compétence d’Eglise… école épiscopale… petites écoles paroissiales… elles ont… bien peu de préoccupations pratiques… les citadins plus ou moins fortunés doivent donc s’adresser à des clercs, étudiants ou écrivains publics…

Autre moyen commode, et point trop coûteux : placer son fils auprès d’un notaire pendant six mois, un an ou plus, afin d’apprendre lecture, écriture, bribes de droit et rudiments de latin… placement susceptible de revêtir diverses formes (semi domesticité contre instruction, etc.)…

Apprentissage notarial

D’où la préoccupation générale des municipalités, au moins dans les grandes villes marchandes, de prendre en main l’enseignement… au moyen d’écoles – elles sont dites grammaticales – aux objectifs plus pratiques… dès la seconde moitié du XIIIe siècle… Ces écoles répondent … à une formation plus avancée (grammaire, logique, calcul)… on s’habitue à utiliser l’abaque (boulier) et, à l’aide de modèles [comme chez les notaires] on peut apprendre à rédiger une lettre commerciale… Seuls les pères cultivés – essentiellement patriciens et juristes – font donner à leurs fils une solide formation universitaire qui leur permettra de conquérir des offices… la masse des archives comptables conservées est là pour nous prouver que dans la classe marchande on écrivait lisiblement et on comptait sans erreur… » Source « LYON 1250-1550″ de Jacques ROSSIAUD pages 374-376.

Un point clé pour notre arbre paraît être la méthode de Laurence FONTAINE, du CNRS :

1°) avec ses notions de cycles, de cohortes et de transitions : « Il est rare qu’une famille  parvenue à la notoriété se maintienne plus de cinq ou six générations après son ascension… moyenne habituelle d’un tiers à peine de maisons nobiliaires rescapées par siècle… »

Source : Martin AURELL « La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle) » pages 99 et 140.

2°) avec le rôle du crédit aux époques qui nous concernent :

« C’est l’endettement qui est au cœur du processus de différenciation sociale. Les élites constituent des clientèles d’obligés, dont ils utilisent les terres, les bêtes et le travail… »

Source « Les Elites rurales dans l’Europe médiévale et moderne » Presses universitaires du Mirail 2007. « Ces familles complètent leur mainmise sur le village en achetant les charges royales, notariales et surtout fiscales. »

La captation des terres est décrite par Jacques HEERS dans « La naissance du capitalisme au Moyen Age » page 151 : elle passe par des contrats de location-vente, avec possibilité de rachat, qui dissimulent le paiement de l’intérêt sous la forme du loyer. « … Ces locations-ventes… étaient… présentes par dizaines dans les liasses des minutes des notaires… ». Les changeurs, profession pratiquant habituellement l’usure, couvrent celle-ci sous la forme de contrats de change (idem chapitre V) : le summum de la technicité est le rechange ou « change sec », de type « change à la vénitienne » (idem page 176), avec risque couvert et disparition des lettres de change elles-mêmes. Ce type de rechange est d’abord pratiqué aux foires de Lyon (et de Genève) : nos ancêtres, changeurs du patriciat de Lyon, ont donc été au cœur de l’avancée technique financière de la fin du Moyen-Age.

DES ANCETRES LETTRES JURISTES A LA FOIS NOBLES ET ROTURIERS

Une énigme de notre arbre est : comment expliquer la présence précoce au moyen-âge de notaires nobles combattants ?

Jean de BARDONNENCHE, d’une très ancienne famille noble du Briançonnais, cadet de Boniface bailli du Gapençais et châtelain de Veynes,… est notaire vers 1300… alors que son propre fils Pierre va combattre à Poitiers en 1358 ! Guigues GRUEL, fils et petit-fils de notaires de la région de Veynes, combat à la bataille navale de l’Ecluse en 1385 !

Pour ce deuxième type de notaires nobles combattants :

« Plufieurs nobles familles de Dauphiné & de Provence, comme l’a déja remarqué Cefar de Noftre-Dame en fon Hiftoire de Provence, font venuës de notaires, qu’elles reconnoiffent pour leurs tiges… Il y a eu des familles confiderables en Dauphiné, qui ont eu droit d’anoblir, entr’autres celles de Clermont, de Saffenage, de Montauban, de Breffieu, &c. »

« … les fonctions domestiques  auprès du roi, l’exploitation de mines, la médecine, les notaires ne dérogeaient pas… »

« Il est question dès le XIIIe siècle de jurisconsultes qui portaient le titre de chevaliers. Matthieu Paris, à la date de 1251, parlant de Henri de Bath dit qu’il était chevalier très versé dans la connaissance des lois (miles litteratus legum terræ peritissimus). Ce fut surtout au XIVe siècle que les hommes de loi voulurent s’égaler aux chevaliers et mirent en honneur le titre de chevalier ès lois. Ils se fondaient sur un passage des Institutes de Justinien où ce prince dit que la Majesté impériale ne doit pas seulement être ornée par les armes, mais encore défendue par les lois (Imperatoriam majestatem non solum armis decoratam, sed etiam legibus oportet esse armatam). Ces chevaliers ès lois se mêlaient quelquefois aux hommes de guerre et rivalisaient avec eux. Ainsi le chancellier de Philippe le Bel, Pierre Flotte, qui est appelé dans une ordonnance de Philippe de Valois chevalier ès lois, se fit tuer à la bataille de Courtrai en combattant vaillamment. Le nom de chevalier ès lois se trouve aussi dans Froissart. Parlant de la mort de trois chevaliers, il dit que, « les deux d’armes étoient messire Robert de Clermont, gentilhomme noble grandement, et l’autre le seigneur de Conflans ; le chevalier ès lois étoit maître Simon de Bucy. » Le même auteur mentionne un chevalier ès lois et ès armes, messire Renaud de Sens, qui était bailli de Blois. » (Source : « Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France » Adolphe Chéruel).

 « … Qui étaient ces premiers juristes ? Des spécialistes et des praticiens du droit, présents sur toutes les scènes de la vie politique, auprès des princes et des prélats et des grands seigneurs, dans leurs conseils, leurs commissions d’experts, leurs missions diplomatiques ou dans des fonctions administratives, mais aussi dans les cadres institutionnels des consulats, en tant que juges, conseillers et même consuls. Dès la seconde moitié du XIIe siècle, ils constituaient un milieu hiérarchisé.  Au bas de l’échelle, se trouvaient les notaires, notaires publics urbains et notaires attachés au service d’un grand seigneur, dont les compétences résidaient moins dans leur connaissance pratique que dans leur capacité à écrire en latin ce qui leur était demandé en occitan et de retraduire oralement en occitan les actes rédigés en latin… Les notaires étaient nombreux aussi dans les administrations princières – à la cour des vicomtes de Narbonne – ou auprès des sénéchaux royaux. Mais à l’opposé des notaires de campagne qui se formaient chez d’autres notaires et dont le savoir était plus pratique que théorique, ces notaires-conseillers des cours seigneuriales étaient des gradués en droit… Très tôt, des chevaliers se sont adonnés à des études juridiques poussées, aussi bien en droit canon que civil (romain) dans les chapitres où ils devenaient chanoines… Mais dès la fin du XIIe siècle, ils ont été rejoints par des membres de la bourgeoisie d’affaires. Très tôt, hors des chapitres et des cercles épiscopaux, les juristes ont mis leur compétence au service des princes… » Source Maurice BERTHE, professeur émérite de l’université de Toulouse.

Nous descendons, au XIIe siècle, des de LA ROCHE en REGNIER comtes de Leicester et des de MEULAN, famille de chevaliers lettrés de la cour d’Angleterre à l’époque du roi Henri 1er, présentés en pages 82-86 de l’ouvrage « Le chevalier lettré Savoir et conduite de l’aristocratie aux XIIe et XIIIe siècles » de Martin AURELL. Adolescents, les jumeaux Robert, futur vice-roi, et Galeran, lecteur expert de chartes en latin, écrasèrent de « leurs sophismes tortueux » les cardinaux de la Curie, en visite, avec le pape, chez le roi d’Angleterre. « Ils maîtrisent parfaitement le latin. »

« … Au XIIIe siècle, le savoir devient une composante de la vie courtoise. L’insistance de Chrétien de Troyes sur le perfectionnement de la chevalerie par la « clergie », la culture livresque, témoigne de cette évolution… La culture reçue dans les palais prépare certains nobles à fréquenter les écoles cathédrales et les universités récemment ouvertes. Leur savoir juridique leur offre des carrières dans l’administration royale. Au temps de Frédéric II et de Saint Louis, le droit romain est devenu un instrument efficace d’affirmation du pouvoir royal. Les légistes qui le maîtrisent, issus souvent de la petite noblesse,.. travaillant au service d’un Etat qui… nuit en apparence aux intérêts de l’aristocratie tout entière… » Néanmoins « … l’aristocratie revendique un droit préférentiel dans le recrutement des cadres administratifs… » Source Martin AURELL « La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle ) » page 108.

« … la promotion par les études est monnaie courante… Les détenteurs de la connaissance, quelles que soient leurs origines familiales, sont devenus incontournables… Giraud de Barri déplore la décadence des études littéraires : les jeunes étudiants se ruent de façon superficielle sur le droit et les autres « sciences lucratives », au détriment des arts libéraux qui leur apporteraient pourtant le véritable savoir fondant toute autre connaissance. Seul le carriérisme préside à leur choix… »Source Martin AURELL « L’Empire des Plantagenêt » page 73.

« En France, pendant la première moitié du XIVe siècle… les plébéiens sont davantage confinés dans les services financiers, les juridictions locales et le notariat… Ces légistes – issus certes de familles roturières, mais dotés d’une formation très poussée et d’un attachement indéfectible au roi – sont de plus en plus nombreux. Au XVe siècle, ils envahissent l’administration… En 1345, 80% des parlementaires proviennent de vieilles familles nobiliaires, contre 20% d’ascension récente. Or, en 1413 [avant le massacre d’Azincourt], la proportion (27% et 73% respectivement) s’est inversée du tout au tout… »

Source Martin AURELL « La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle) » page 141.

Et pour le notariat, qui assure le secrétariat des suzerains ou des consulats urbains aussi bien que la rédaction d’actes variés (immobilier, transactions, dots, testaments, contrats d’embauche et d’apprentissage, de service, devis, transports, transhumance, endettement…) et pratique le prêt sur gage.: « … on sait désormais à la suite d’André Gouron que c’est par les échanges commerciaux à travers la Méditerranée que le modèle du notariat latin a pénétré d’abord dans l’ancienne Septimanie puis la vallée rhodanienne, pour remonter ensuite à l’intérieur des terres, par « capillarité », pour couvrir à la fin du XIIIe et au XIVe siècle à peu près le territoire de ce que l’on appelle les pays de droit écrit… Il est à relever que les années 1170 correspondent aussi à une période d’intenses échanges commerciaux avec Gênes en particulier et l’Italie du Nord en généralIl est flagrant de constater que la diffusion du notariat en France méridionale correspond à peu près à celle des consulats et du droit romain. D’ailleurs, l’installation de la pratique notariale peut être considérée comme un des aspects de la pénétration du droit romain dans le Midi… » Source site des Archives départementales du Tarn. John DRENDEL p279-305 de « Notaires et crédit dans l’occident méditerranéen médiéval », souligne le rôle du droit romain, des seigneurs, des communautés villageoises, dans l’implantation des notaires en zones rurales et le rôle judiciaire de ceux-ci.

Louis STOUFF complète en pages 277-296 de « Arles au Moyen-Age finissant » : en Provence « les notaires font leur apparition dans le dernier quart du XIIe siècle en liaison avec la renaissance du droit romain et sous l’influence italienne… Au milieu du XIIIe siècle, l’institution est parfaitement constituée partout, dans les villes et même dans les villages… ».  

Légistes et notaires des rois, des nobles, des consuls, des marchands…

La synthèse archétypique de la fortune par la gestion de l’endettement et le notariat est opérée par les de COMBOURCIER : « Aucun membre de cette famille ne figure sur la liste des nobles du Dauphiné dans l’information de 1339. Mais nous trouvons une première mention des Comborserii dans la révision des feux de 1367 au village de Saint Honoré en Matheysine. Ils tirent leur nom du petit hameau de Comboursière, perdu à la limite des pâturages alpins ( comba orsiera : la combe des ours ). Ils s’enrichirent comme notaires, car il y en avait dans le moindre village. A partir de 1388, les registres de reconnaissances sont encombrés de leurs acquisitions d’héritages, de cens, de rentes, à Saint Honoré, à la Mure et dans tout le mandement. » « On retrouve un représentant au XIVème siècle châtelain de La Mure et très vite la famille flirte avec la noblesse. Des descendants deviennent des personnages illustres de l’histoire de France, voisinant les rois et la cour de France, d’autres se fonderont dans la paysannerie. » Sources Raphaël PETIT et Didier BEAUME sur geneanet.

Pour nos ancêtres roturiers lettrés, nous remontons au XIVe siècle, avec Guillaume MARIN, apothicaire de Trets, à l’est d’Aix-en-Provence, Jehan COLOMBIER, marchand de Montpellier, Noël PALMIER, changeur de Montpellier, et nous remontons même au XIIIe siècle pour le Patriciat de Lyon et les DUEZE et BERALDI, bourgeois et banquiers de Cahors, qui donneront le 1er pape d’Avignon.

Nous descendons d’Oberto DORIA, amiral de Gênes, qui écrasa les Pisans à la bataille navale de Meloria en 1284 et dont un frère écrasera les Vénitiens suite à l’invention de la galère gênoise « a la sensile ».

Egalement au XIIIe siècle, nous descendons d’Albert MEDICI ou de MEDICIS, banquier italien de Florence (« dont la famille tenait un rang considérable ») qui suit le pape Grégoire X (qui obtient du roi de France le Comtat-Venaissin au concile de Lyon en 1274) qui vient d’excommunier Florence ancrée dans la guerre Guelfes-Gibelins. Il se marie avec une MEVOUILLON. Est-ce le Albert MEDICI ou de MEDICIS qui écrit une lettre sur les foires françaises en 1297 ? En tous cas, il dispose de quoi acheter plusieurs fiefs. Une partie de ses descendants paraît rentrer à Florence en 1323. Sa fille a épousé un de REMUSAT.

« Les Médicis… n’étaient certainement pas nobles, ayant acquis leurs terres et fermes forteresses du Mugello par l’usure, à force de confisquer les biens de débiteurs incapables de rembourser leurs dettes… » Source Jacques HEERS « Le clan des Médicis » page 43-44.

Nous descendons aussi des ALBIZZI, les adversaires des MEDICIS, par l’épouse d’un chambellan napolitain du Roi René.

NOS ANCETRES NOBLES AU MOYEN AGE

Pour nos ancêtres nobles du Moyen-Age, la trame d’analyse peut être donnée par « Le chevalier, la femme et le prêtre » de Georges DUBY et par « La noblesse en Occident (Ve-XVe siècles) » de Martin AURELL, qui définissent de véritables cycles dans « La société chevaleresque » :

1er cycle : époque mérovingienne et carolingienne, groupe parental germanique horizontal [André JORIS définit polygamie, concubines et bâtards comme étant la règle ; bâtards et enfants légitimes sont sur un pied d’égalité], « la Sippe, groupement flou d’alliés » selon DUBY page 19 de « La société chevaleresque ».

2e cycle : an 1000, priorité au lignage glorieux, recherche de la semence de Charlemagne, mariages avec des femmes de haut rang et qui viennent de loin, grâce à l’appui des suzerains : nos ancêtres nobles du sud-Dauphiné paraissent avoir été autonomes en la matière (ont-ils été aidés par les princes-évêques ?). Les noms de famille naissent au XIe siècle selon « La Civilisation féodale » de Jérôme BASCHET. Des milliers de châteaux en bois se construisent sur les mottes castrales.

3e cycle : passé 1100, la priorité est d’arrondir son territoire féodal avec des mariages de proximité, mariages tardifs des aînés et célibat des cadets (en conséquence l’offre de femmes surpasse la demande en mariage

et la bâtardise est courante, bâtards et enfants légitimes sont élevés ensembles), recherche d’épouses filles aînées avec fief désirable et sans frères, de nombreux cadets partent à la croisade, le roi et les grands féodaux marient leurs plus fidèles vassaux y compris avec des proies de guerre et y compris en vendant des orphelines et leur fief.

Au début du XIIe siècle, il faut 150 ha pour vivre en tant que chevalier.  Les châteaux en pierre naissent au XIIe siècle, les armoiries au  milieu du XIIe siècle, selon « La Civilisation féodale » de Jérôme BASCHET.

Au XIIe siècle, les cadets sont condamnés aux tournois pour se marier (nos ancêtres nobles des Alpes du Sud sont très éloignés de la zone des tournois Normandie + Ile de France + Picardie, mais nous descendons, par  les notaires de l’Oisans de BEAUFORT et DEBONS de BEAUREGARD, par les de la BAUME de SUZE (la Rousse), par les de FAY et les de GROLEE, par les de POITIERS-VALENTINOIS et les de JOINVILLE, de Guillaume le MARECHAL, le meilleur chevalier du monde,  qui a fait plus de 500 prisonniers en tournois, et qui est présenté dans le livre culte de Georges DUBY. Un tournoi a regroupé nos ancêtres du Dauphiné à Romans en 1484).

[La guerre elle-même va évoluer de la prise de prisonniers vers le massacre.

Azincourt a été un massacre : « … ce jour-là les trois quarts des grands lignages nobles s’éteignent… Comble de l’horreur, Henri V ordonne de massacrer tous les prisonniers [pour échapper à une contre-offensive et au grand dam  des siens qui perdent des rançons en masse], la fine fleur de la noblesse française… »  Source : « Le Grand Album d’Histoire de France de notre enfance » de Dimitri CASALI et Guillaume BOURGEADE page 67 (ouvrage exceptionnel).

« Canons portables et couleuvrines se diffusent en rase campagne depuis la bataille de Crécy. » Source : Martin AURELL « La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle) » page 151.]

« Dès la fin du XIIe siècle, des officiers issus de l’aristocratie aident les rois et les princes territoriaux à développer une administration étatique. Ils se font seconder par des roturiers, à qui la maîtrise de la technique juridique accorde des offices fort prisés… »  Source Martin AURELL  » La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle) » pages 178-179.

À partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important, d’où le nomadisme géographique de nos ancêtres nobles du Dauphiné. Le châtelain « était en premier lieu pourvu d’attribution militaires. La défense du château et du mandement était sa raison d’être… il commandait aux autres milites ainsi qu’aux hommes qui formaient la garnison, et veillait à l’entretien ainsi qu’aux réparations de la forteresse au moyen de corvées. » S’y ajoutaient « les attributions inhérentes » au « droit de suzeraineté » de son maître « c’est-à-dire le pouvoir de rendre la justice et celui de percevoir les droits domaniaux. Le châtelain devint ainsi de bonne heure, le juge et le percepteur du mandement qui lui était confié. »

La restriction des mariages induit la concentration des fiefs par disparition de familles suite aux décès multiples et aux stérilités (cf étude de E.PERROY sur le Forez au XIIIe siècle, selon DUBY  page 128 de « La société chevaleresque », avec, déjà, montée des vilains ayant fait des études à Bologne).

Selon DUBY page 124 de « La société chevaleresque », vers et après 1200, nombre de familles de chevaliers ne trouvent pas l’argent (sauf à emprunter à des vilains ou à vendre leur indépendance au prince ou des terres à des vilains) pour les adoubements, qui coûtent chers, et leurs garçons restent damoiseaux (la moitié de l’aristocratie en Mâconnais en 1250).

Au XIIe siècle naissent également les rentes constituées, d’usage universel après 1250 : un paysan ayant besoin d’argent cède à son prêteur une rente annuelle perpétuelle sur sa récolte, avec saisi du foncier en cas de défaillance (en particulier en cas de mauvaise récolte) : c’est l’amorce de la spoliation du monde paysan par nobles, marchands et notaires.

4e cycle : au XIIIe siècle mariage pour tous, les digues sautent, la richesse est accrue, le nombre de nobles augmente, montée du parage c’est-à-dire de la cession de petits fiefs avec maisons fortes aux cadets, sur des terres gagnées récemment, les aînés restant suzerains.

Au XIVe siècle, les nobles abandonnent le faire-valoir direct de leurs biens et les mettent en ferme. De plus, ils en lotissent les franges périphériques aux paysans sans terre, mais avec un cens élevé. Les adoubements s’effondrent et deviennent un luxe de très riches ce qui en renforce le lustre. Au XVe siècle, l’ost royal est boudé, des nobles dirigent les écorcheurs.

Martin AURELL confirme pages 67 et 129 de « La noblesse en Occident (Ve-XVe siècle) » :  « Aux XIe et XIIe siècles, l’hypergamie, par laquelle le garçon prend une épouse de rang supérieur au sien, est largement répandue dans la noblesse. Elle permet au seigneur de marier sa fille à un vassal dont il affermit la loyauté. En contrepartie le jeune guerrier obtient une alliance prestigieuse qui facilite son ascension sociale. Il paie néanmoins sa belle proie au prix fort du douaire, lui cédant l’usufruit de la moitié ou du tiers de ses biens en échange de la faible dot apportée par son beau-père : les biens symboliques de la renommée et de la qualité du sang circulent du haut vers le bas de la pyramide sociale, tandis que les prestations matérielles en gravissent les paliers dans le sens inverse… Par la supériorité du rang de sa famille sur celle de son mari, la dame profite d’un statut favorable à l’intérieur du couple. Le douaire qu’elle reçoit pour ses noces lui accorde une large autonomie économique. Mariée et surtout veuve, elle est respectée dans son pouvoir et dans ses biens… Au XIIIe siècle, cependant, la différence se trouve dans l’origine plus modeste de l’épouse par rapport à son mari. C’est sa famille qui achète désormais son ascension sociale… L’hypogamie, le rang plus élevé de l’époux sur sa femme, devient ainsi majoritaire en contraste avec les politiques hypergamiques de la période précédente. Cette infériorité sociale des femmes à l’intérieur du couple nuit à leur condition. Le droit romain formalise des normes juridiques confirmant leur abaissement social… ravale presque le statut de la femme au rang de celui des mineurs… »

Avec trois vagues successives via les femmes, l’évolution de nos ancêtres nobles du sud-Dauphiné paraît conforme à l’analyse classique de DUBY et AURELL  1°) par le mariages de nobles de bouts du monde avec de grandes familles nobles sur un pied d’égalité (sans semble-t-il d’intervention de suzerains, inexistants) 2°) par la création d’un microcosme endogamique, au Parlement du Dauphiné, de ces familles du sud Dauphiné  et de familles bourgeoises patriciennes, VIDAUD de LA TOUR, CHAPONAY, PALMIER, THOME, de Limoges, Lyon et Romans, aptes à gérer des études de docteur en droit, 3°) par une montée en régime des notaires issus de familles de marchands… (et de familles de très vieille noblesse, via les filles) via l’apprentissage chez des notaires.

« Les Baronnies tirent leur nom des Barons de Mévouillon et de Montauban qui, du XIe au XIIIe siècle, avaient acquis une grande indépendance sous la suzeraineté lointaine des Empereurs d’Allemagne. »

L’explication se trouve dans Wikipedia : « En 965, époque à laquelle les Sarrasins sont entièrement expulsés du sud, le Dauphiné se trouve partagé en plusieurs petits Etats indépendants ou « principautés » qui s’agrandirent aux dépens des royaumes d’Arles et de Bourgogne. Ce fut alors que les chefs de ces royaumes, après avoir tenté en vain de réduire ces nouveaux Etats, leur accordèrent les droits de régale et tous les attributs de la souveraineté, dont ils jouissaient de fait depuis plusieurs générations. Les titres de rois d’Arles et de Bourgogne ne furent plus que de simples qualifications honorifiques, servant à perpétuer le souvenir d’une puissance qui avait cessé d’exister.Les nouvelles principautés furent fondées par le clergé et la noblesse, défenseurs de la religion et libérateurs du pays. L’archevêque d’Embrun et l’évêque de Grenoble gouvernèrent sous la dénomination de princes, l’archevêque de Vienne et les évêques de Valence, Gap et Die, sous celles de comtes…

Parmi les princes laïcs figurent les comtes d’Albon, devenus dauphins de Viennois, les comtes de Savoie, de Salmorenc [centre ancien de Voiron], de Valentinois et de Diois, et les barons de la Tour du Pin, dauphins de 1281 à 1349, ceux de Clermont [futurs Clermont-Tonnerre], de Sassenage, de Mévouillon et de Montauban [sur Ouvèze]. TOUS CES PRINCES MARCHAIENT DE PAIR, SINON EN PUISSANCE, DU MOINS EN AUTORITE.

Les plus importantes de ces souverainetés, celles des comtes de Savoie, de Diois et de Valentinois, furent les seules qui subsistèrent au-delà du XIVe siècle. Les autres affaiblies par des aliénations partielles, et souvent privées, dans des guerres trop inégales, des secours qu’elles tiraient de leurs confédérations avec des princes écclésiastiques, renoncèrent successivement à leur indépendance, et reconnurent la suzeraineté de ces trois Etats plus puissants. Il n’y avait  en Dauphiné que quatre baronnies d’état ou pairies, celle de Clermont en Viennois, celle de Sassenage, celles de Bressieu et Maubec qui n’en formaient qu’une, et celle de Montmaur [ARTAUD de MONTAUBAN]… »

Idem en Provence : « Parmi ces petits états, on distinguait ceux des seigneurs de Baux, d’Orange, d’Apt, de Sault, de Castellane, d’Aulps, de Monaco et de plusieurs grandes maisons du Dauphiné et du Comtat Venaissin. Le nom de terre adjacente fut donné à quelques-uns d’entre eux. Les possesseurs de ces alleux jouissaient d’une indépendance absolue et traitaient d’égal à égal avec les comtes de Provence, de Forcalquier, de Savoie, avec les Dauphins, etc… »

Nous disposons d’une monographie familiale exceptionnelle de Martin AURELL « Une famille de la noblesse provençale au Moyen-Age : les PORCELET » pour nos ancêtres chevaliers urbains d’Arles, riches de péages sur le Rhône: cette monographie met en lumière la notion de cycles généalogiques (ascension, apogée, effacement) et de cohortes (la cohorte du lignage, la cohorte de l’éclatement) et est représentative de l’évolution générale au cours du moyen-Age.

Selon Martin AURELL, qui a consacré sa thèse à « leur fulgurante ascension », « noblesse avec esprit d’entreprise » et  « triomphe de la chevalerie urbaine et de ses techniciens du droit », les PORCELET notables alleutiers nantis d’Arles, puis titulaires d’un fief urbain le Vieux Bourg d’Arles (Burgo Porcelletorum), avec bac et péages, en zone comtale, se sont promus par la participation au conseil des princes et la fidélité récompensée aux comtes de Provence puis aux Aragon, aux vicomtes de Marseille, à l’archevêque d’Arles dont la cathédrale enseigne le droit romain, se sont enrichis par leurs péages et leurs bacs sur le Rhône, le prêt sur gage, l’élevage et la culture en métayage, leurs pêcheries et salines et leurs biens acquis à la Cappe, île du Grand Rhône, en Crau, Camargue (avec défrichements et assèchements) et sur les rives de l’Etang de Berre, un des plus grands patrimoines de Provence, ce qui leur a donné les moyens d’avoir des familles nombreuses pour multiplier les miles puis les chevaliers en leur sein au service des comtes de Provence. Chevalerie urbaine, les PORCELET finissent par créer des bastides dans le Grand Delta sans y résider. Ils ont eu une politique matrimoniale hypogamique pour les hommes avec les familles des chevaliers urbains d’Arles et hypergamique pour les filles avec les SABRAN, les FORCALQUIER et les LAMBESC. Ils ont commis un seul faux pas en prenant le parti des Albigeois et en étant meneurs de la révolte urbaine de la confrérie des bailes, pour bien vite retrouver leur rôle de conseil du prince avec les ANJOU, qui les fonctionnarisent (armée et postes d’apparat) et font main basse sur leurs ressources alors que la famille abandonne ses solidarités antérieures.

La devise de nos ancêtres de CASTELLANE était : « May d’hounour que d’hounours » (en occitan: « plus d’honneur que d’honneurs »).

Selon DUBY la morale du chevalier est Prouesse (courage), Largesse (générosité, donner de sa personne), Loyauté (aimer son pays, ses racines, sa famille, ses amis), en plus de défendre la veuve et l’orphelin. « Ce que le Moyen-Age déteste le plus, c’est le mensonge. » Jacques LE GOFF « La civilisation de l’Occident médiéval » page 325.

Un dicton du Dauphiné dit :

« Parenté d’Aleman,

Prouesse de Terrail,

Charité d’Arces,

Sagesse de Guiffrey,

Loyauté de Salvaing,

Amitié de Beaumont,

Bonté des Granges,

Force de Commiers,

Mine de Theys,

Visage d’Altvillars

(Arvillard ou Bâtie d’Allevard) »

Un autre dicton du Dauphiné dit :

« Arces, Varces, Granges et Commiers,

Tel les regarde, qui n’oseroit les férier, »

Nous descendons de toutes ces familles.

En 1455 les différentes branches de la famille ALLEMAN se réunissent pour prêter un serment d’entraide mutuelle, ils sont alors 26 seigneurs et ecclésiastiques à porter le nom, réunis par Siboud ALLEMAN de Séchilienne, évêque de Grenoble. Leur château le plus extraordinaire est Rochechinard :

L’extraordinaire château de Rochechinard en Royans

Les ALLEMAN/de FAUCIGNY, les SALVAING, les de COMMIERS, les ARTHAUD de La ROCHE-ARTAUD de MONTAUBAN (sur Ouvèze), les de BOCSOZEL et les de COMBOURCIER,  constituent l’armature de notre noyau d’ancêtres nobles du Dauphiné, avec, en plus, les d’AGOULT-SIMIANE pour les Alpes du Sud. Nous descendons des barons du Dauphiné :

Clermont Sassenage Bressieux Montauban Artaud Maubec Bocsozel

Source wikipedia

Les excellentissimes ouvrages « Défendre la Bresse et le Bugey Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282-1355) » d’Alain KERSUZAN et « Le Grésivaudan au Moyen Age », d’Hervé TARDY, décrivent la vie de ces familles, au cœur de la guerre de 550 ans (1142 siège de Montmélian avec la mort du Dauphin-1430 bataille d’Anthon [où les Dauphinois et Humbert de GROLEE refont aux Bourguignons et aux Savoyards l’écrasement de Varus par Arminius, Amédée VIII de Savoie par la suite se retirant du monde… avant de devenir pape !]-1692 incendie de Gap ) des Dauphins du Dauphiné et des comtes de Savoie, sur les marches, 1°) de la Bresse jusqu’à Miribel et Montluel, 2°) de la Manche de Coligny (Pont d’Ain, Varey, Ambronay),  3°) au carrefour de la vallée de l’Isère et de la cluse de Chambéry (châteaux d’Avalon, Bellecombe, La Buissière, Montmélian, Les Mollettes, future bataille de Pontcharra, Belle-Marche et les Marches bien nommées…), 4°) dans le secteur de Pont-de-Beauvoisin.

Une histoire immensément triste de raids incessants, de sièges suivis de massacres, de rançons qui ruinent des familles, de mise à sac de villages, de cultures, de vignes et de vergers, d’incendies de moulins (ce que Louis XI, qui en est addict, appelle le gast). On y retrouve tous les noms précités et d’autres comme les GRAS, les CHATEAUNEUF,  les de BRIANCON (de Tarentaise) ou les GUERS.

Cet ouvrage met en valeur que les châtelains en charge des châteaux, maisons fortes et bâties, sous les ordres des baillis (de Bresse ou du Bugey) changeaient souvent et que, sauf exceptions notables, le nom du noble ne correspond rapidement plus au nom du fief, en sachant qu’une partie de la noblesse (ALLEMAN, RAMBAUD, GRAS…) a un nom qui ne correspond pas à un nom de lieu. La noblesse du Grésivaudan, très indépendante au départ (au sein de l’Empire Romain Germanique), va prêter hommage aux Dauphins ou aux Savoie, puis aux rois de France.

Notre ancêtre Guigues IV d’Albon, premier Dauphin du Dauphiné, est blessé mortellement

au siège de Montmélian et meurt trois jours plus tard à La Bussière dans les bras de son épouse.

[Le Dauphin Guigues VIII, vainqueur de Varey et commandant du Septième Corps de bataille de 12 bannières à la victoire de Cassel, sera tué d’un carreau d’arbalète au siège de La Perrière, ne laissant pas d’héritier.]

La Côtière des Dombes (comme le vide de Pont d’Ain entre les possessions de la Savoie) constitue une des marches entre Dauphiné et Savoie… et Beaujeu : l’histoire de Montluel et de Miribel témoigne de ce qu’ont subi nos ancêtres de Beynost au passage.

Pont de Beauvoisin (bataille des Abrets) constitue une autre marche frontière : l’ouvrage « Patrimoine en Isère Vals du Dauphiné Cantons de La Tour du Pin, Pont-de-Beauvoisin Virieu », en vente au joli musée de Bourgoin, est exceptionnel sur ce secteur géographique (histoire des châteaux et maisons fortes et des familles nobles avec des cartes superbes).

Enfin, les fiefs de Bocsozel-Maubec au cœur du Bas-Dauphiné et ceux de Montfleury, Bouquéron et la Bâtie de Meylan, juste au nord de Grenoble au pied de la Chartreuse, constituent des enclaves de la Savoie en plein Dauphiné (cf « Le Grésivaudan au moyen-Age » d’Hervé TARDY, carte page 61), comme le Faucigny en sens inverse.

Nos ancêtres d’AGOULT, armature des Alpes du Sud

Source Jean GALLIAN

Nous comptons dans nos ancêtres nobles du Moyen-Age des références particulières.

Nous descendons vers 1050-1150, des chefs de la judicature d’Arborea en Sardaigne (qui sont sujets au contrôle de « la corona de logu, la plus grande assemblée du pays, dépositaire de la souveraineté, responsable de la désignation de l’héritier légitime au titre royal, et également de la ratification des actes diplomatiques et de guerre »), via Marguerite de Saluces (l’autonomie des judicatures de Sardaigne fait penser à celle des barons du Dauphiné et de Provence).

Nous descendons de la famille arménienne des Mamikonian, généralissimes, et gouverneurs d’Arménie, descendants de Saint Grégoire l’Illuminateur évangélisateur de l’Arménie,  qui finissent empereurs de Byzance.

Nous descendons de ROLLON le Normand, celui qui souleva le pied du Roi de France pour lui faire hommage et des conquérants normands de la Sicile via Tancrède de Hauteville, seigneur normand du Xie siècle, passé à la postérité pour être le père des frères Hauteville qui firent la conquête de l’Italie méridionale (1040-1071), de la Sicile (1061-1091) et de l’île de Malte (1090).

Nous descendons des chefs de la IVe croisade, conquérants de Constantinople : Boniface de MONTFERRAT  et Baudouin VI de HAINAUT (1er empereur latin de Constantinople). Nous descendons des princes de Morée-Achaïe, de VILLEHARDOUIN et de SAVOIE-ACHAÏE. En lisant Jean LOGNON, dans « L’empire latin de Constantinople et la principauté de Morée », la principauté d’Achaïe-Morée semble avoir porté le système féodal a une sorte de perfection démocratique : le prince d’Achaïe n’était qu’un primus inter pares, consultait ses barons et ses hommes liges et le parlement composé des nobles et de roturiers.

Par les notaires de l’Oisans de BEAUFORT et DEBONS de BEAUREGARD, par les de la BAUME de SUZE (la Rousse), par les de FAY et les de GROLEE, par les de POITIERS-VALENTINOIS et les de JOINVILLE, nous descendons de Guillaume LE MARECHAL, le meilleur chevalier du monde, qui fit plus de 500 prisonniers en tournois, fut régent d’Angleterre et qui a fait l’objet d’un livre culte de Georges DUBY (+ une BD avec celui-ci) !

Nous descendons de Mathieu II de MONTMORENCY (voir couverture), héros de Bouvines qui prit 12 étendards à l’ennemi, passant son blason de 4 à 12 aigles, croisé de la croisade contre les Albigeois en 1215 et en 1226 avec Louis VIII le Lion, Grand Connétable, vainqueur des barons révoltés contre Blanche de CASTILLE et qui surtout a affranchi des corvées et des tailles les vassaux de ses 600 fiefs (voir sa fiche wikipedia).

Nous descendons, par Bermond 1er d’ANDUZE et aussi par son épouse Raimbaude de SIMIANE, par Gilet ALLEMAN de FAUCIGNY et Guy de MONTLUEL, de l’arrière grand-père TRENCAVEL de Raymond-Roger TRENCAVEL, 1185-1209, vicomte de Carcassone et de Razès, coeur du Languedoc cathare et cible de Simon de MONTFORT. Nous descendons en même temps de Pierre VI Bermond d’ANDUZE (lui-même petit-fils de Raymond 1er de TRENCAVEL de Béziers), d’Aymar de POITIERS-VALENTINOIS et d’Étienne III de BOURGOGNE-COMTE, d’une dizaine de croisés de la croisade contre les Albigeois. Nous descendons aussi de Falcon ou Fulcon l’Ancien de VEYNES, qui se distingua au cours de la bataille de Muret au cours de laquelle fut tué le roi d’Aragon. Et enfin nous descendons de Simon de MONTFORT, tué par un tir de baliste actionnée par des Toulousaines…

Nous descendons de Balian d’IBELIN, combattant de Montgisard et de Hattin, dernier défenseur de Jérusalem, qui eu des rapports chevaleresques avec SALADIN.

Arbre vers Guillaume LE MARECHAL « meilleur chevalier du monde »

Guillaume, le meilleur chevalier du monde ( il fit plus de 500 prisonniers en tournois), Régent d’Angleterre, sujet d’un livre de G.DUBY, LE MARECHAL 1145-1219
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Mathilde LE MARECHAL
1190-1248
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Isabelle BIGOD ou BIGOT
1212-1239
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Mahaut ou Maud de LACY
†1304
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Gauthier de JOINVILLE
1252-1304
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Jean de JOINVILLE
†1346
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Amédée de JOINVILLE
1325-1387
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Marguerite de GENEVE
ca 1245-ca 1322
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Amédée, seigneur de Saint-Vallier, de POITIERS-VALENTINOIS
1295-1349
|
Marguerite de POITIERS-VALENTINOIS

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Claude de GROLEE

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Françoise du FAY

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Jeanne de la BAUME de SUZE
ca 1458-1490/
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Gabrielle de GRUEL
1490-1535
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Gabriel de BEAUFORT

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Gabriel, seigneur de Saint Jean d’Hérans, de BEAUFORT
1585-1610
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Marguerite de BEAUFORT
1606-1683
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Jeanne La Jeune, fille de notaire royal et seigneur de Beauregard, DEBON de BEAUREGARD
1646-1696
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Marie BARET
1669-1726
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Jacques, marchand à Villard Saint Christophe, FROMENT
1687-1774
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Louise FROMENT
1722-
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Anne ou Jeanne CHAFFOIN

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Paul Antoine Basile, aide-chirurgien à Essling, médecin, adjoint faisant fonction de maire de Vizille, chef de bataillon de la Garde Nationale, franc-maçon, BONNARDON
1786-1863
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Marie Joséphine Eugénie, son mariage est lié à la révolte des Canuts de Lyon, BONNARDON
1831-1928
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Antoinette Joséphine « Bon-Mam » PASTEUR 1861-1949
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Andréanne Marie Antoinette Claudia MAGNIN
1882-1964
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Marie-Antoinette « Manon », botaniste spécialiste des écosystèmes botaniques des étangs des Dombes, BEAUVERIE
1909-2003
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Bernard Claude Antoine, géographe et CPA-Lyon, directeur d’HLM et de SEM en retraite, passionné de géologie (tectonique), REYNAUD
1946

Nous descendons de Jean 1er de la ROCHE su l’OGNON, duc d’Athènes, apparenté aux de VILLEHARDOUIN, vainqueur de 30 à 40 000 byzantins à Néopatras, en 1275, et qui a déclaré avant la bataille, en citant HERODOTE : « Beaucoup de peuple, peu d’hommes. ».

Nous sommes lointains cousins de Bertrand du GUESCLIN par Marthe SINGARREAU.

 

Nous descendons de Jean de LUXEMBOURG, roi de Bohême, qui combattit aveugle et mourut à Crécy en 1346.

Nous sommes lointains cousins de Geoffroi de CHARNY, « le plus preudomme et le plus vaillant de tous les autres », théoricien de la chevalerie, hébergeur du Saint Suaire, porteur de l’oriflamme de Jean le Bon, mort à la bataille de Poitiers le 16 septembre 1356.

Dieudonné d’ESTAING, Guillaume des BARRES, Pierre de COURTENAY sauvent le roi à Bouvines, avec Pierre TRISTAN, chambellan, et Gallon de MONTIGNY, porte-bannière.

En 1214, à Bouvines, 3 de nos ancêtres, Dieudonné d’ESTAING (en lui donnant son cheval), Pierre de COURTENAY (en l’aidant à remonter à cheval) et Guillaume des BARRES (qui, véritable furie, a dégagé le roi et ensuite mis en fuite l’empereur Otton IV), ont sauvé Philippe-Auguste (conjointement avec Pierre TRISTAN, chambellan, et Gallon de MONTIGNY en Vermandois, porte-bannière). Guillaume III de PORCELLETS, seigneur de Fos et de Martigues, Castellan de Tricata et Calatafimi en Sicile, a été préservé lors des vêpres siciliennes en 1282 à cause de sa droiture et de sa vertu. Guilhaume de BOCSOZEL, co-sauveur,  avec son fils Hugues, d’Edouard comte de Savoie à Varey en 1325, a été tué à Crécy en 1346.

« Je ne suis roy, ne prince, ne comte aussy. Je suis le sire de Coucy». Nous descendons de Yolande, sœur d’Enguerrand III de COUCY, constructeur du plus grand donjon qui ait jamais existé, détruit par les Allemands en 1917. Un de COUCY et un de CHAMPAGNE sont des héros de « La merveilleuse histoire du bon saint Florentin racontée aux enfants par l’oncle Hansi »  que nous transmettons de génération en génération. La BD « L’ombre de Saïno », qui se passe dans le donjon de Coucy, a enchanté mon enfance. Une pétition a été transmise au niveau européen en faveur de la reconstruction du château de Coucy, comme symbole de la réconciliation franco-allemande. Thomas 1er de COUCY, arrière grand-père de Yolande et Enguerrand III, héros de la première croisade, devenu seigneur brigand et excommunié, en révolte contre son père, aurait fini par trucider sa belle-mère !

Le plus grand donjon du monde jusqu’en 1917

 

 

Nous sommes parents de Pierre du TERRAIL, 1476-1524, seigneur de Bayard, chevalier sans peur et sans reproche (aussi bien par papa que par maman), via sa grand-mère paternelle Marie de BOCSOZEL, épouse de Pierre TERRAIL +1465, seigneur de Bayard (petit fief de 7 ha avec une très belle maison forte, aujourd’hui musée BAYARD, dominant la plaine du Grésivaudan et Pontcharra, à la sortie de la route d’Allevard), et par sa mère Hélène ALLEMAN, 1440-après 1504, descendante des de FAUCIGNY, via Odon 1er ALLEMAN vers 1160-vers 1241. L’arrière grand-père et l’arrière arrière grand-père de BAYARD sont morts à Azincourt en 1415 et à Poitiers en 1356. Nous descendons de cet arrière grand-père de BAYARD mort à Azincourt, via Jacques du TERRAIL de BERNIN, Artaud de SALVAING de BOISSIEU, Aimon ALLEMAN époux de Claire de MENTHON de Menthon St Bernard, François de COMMIERS et Jehan dit Batail DUMOLARD. Par ailleurs, Guigues/Jean de COMBOURCIER, seigneur de Ratier, petit-fils de l’ancêtre commun de Marie et Guillaume combattant de Fornoue lieu du premier exploit de BAYARD, a épousé Louise du TERRAIL de BERNIN et Anne de MORGES ancêtre de Guillaume.

 

 

 Château Bayard à Pontcharra

Les de BLACAS font penser aux BAYARD du TERRAIL : l’ancêtre, croisé de la 1ère croisade, devient prince de Césarée. Quatre de ses fils sont tués d’un coup en haut d’une tour d’assaut au siège de Corfou en 1149. Un de BLACAS, un des neuf preux de Provence, est surnommé le Grand Guerrier.

Nous descendons, par Vachette ADHEMAR de MONTEIL, de Guy BRISEBARRE, seigneur de Beyrouth, et de Eustache 1er de GRENIER, « épée et bouclier de la Palestine »  et « homme preux, de noble caractère » .

 

Un de nos ancêtres Guigues de La TOUR (du PIN VINAY), seigneur de Clelles au pied du Mont Aiguille, a rejoint, le 1er juillet 1492,  Antoine de VILLE de Domjulien de Beaupré, conquérant du Mont Aiguille : « … A l’automne 1490, Charles VIII, qui séjournait alors à Lyon, décide d’entreprendre un pèlerinage à Embrun… C’est au cours de ce voyage qu’il découvre le « Mons Inaccessibilis », vraisemblablement le 7 novembre, et c’est probablement à cette occasion qu’il confie à Antoine de Ville la mission d’essayer de le gravir… L’ascension eut lieu le 26 juin 1492. On sait qu’Antoine de Ville était accompagné de son laquais Guillaume Sauvage, de Sébastien de Carret (ou de Carrect), maître royal en théologie, prédicateur apostolique, de « l’escalleur » du Roi , du nom de Reynaud, de Cathelin Servet, maître tailleur de pierres de l’église Ste-Croix de Montélimar, de Pierre Arnaud, maître charpentier à Montélimar, de Jean Lobret, habitant de Die et de François de Bosco, son aumônier qui a cité ces noms dans son témoignage écrit… Dans une lettre au président du Parlement de Grenoble, écrite sur le sommet le 28 juin, Antoine de Ville déclare : « Quand je party du roy, il me chargea faire essayer se on pourroi monter en la montaigne que on disoit inascensibilis dont par de sobtils angins j’ay fait trouver la fasson de y monter »(6). Il indique qu’il a fait nommer la montagne Agulle Fort « au nom du Père,du Fils, du Saint Esprit et de Saint Charlemagne, pour l’amour du nom du Roi », selon le nom d’Agulle (c’est à dire Aiguille) donné par « le peuple du pays »,

qu’il y a fait dire une messe et mettre trois grandes croix. Il décrit sobrement le sommet comme constitué d’un beau pré dont il évalue assez justement les dimensions (un quart de lieue de long et un trait d’arbalète de large). Il dit y avoir trouvé une belle garenne de chamois avec des petits… Il se déclare décidé à rester sur le sommet jusqu’à ce que le président lui ait répondu quant à l’envoi de « quelques gens pour nous y voir … vous avysant que vous trouveres peu d’ommes que quant ilz nous voirront dessus et qu’ilz voirront tout le passage que j’ey fait faire et que y ousent venir, car s’cet le plus orrible et expovantable passage que je viz jamais ne homme de la compaignie ». Mais il conclut en disant que le sommet est « le plus beau lieu que vites jamays »… A cette époque de l’année…, la prairie sommitale est un tapis de fleurs, en particulier de lys martagons et de lys de St Bruno… Et c’est un fait que Domjulien et ses compagnons ont reçu de nombreuses visites. On en connaît avec certitude deux autres : celle du châtelain de Clelles : Guigues (ou Clive) de la Tour [notre ancêtre], accompagné de C. Derlans et peut-être d’un troisième compagnon (F. de Colaus), également le premier juillet, et celle du Capitaine Pierre Lyotard, des nobles Pierre Blecet, Gaspard Robert, Gonet- Boniot, du Seigneur Raymond de Colloet, capitaine, du Seigneur Jacques Joubert, de Pierre Espié, du village de Roissard, et de Claude Chevalier, des Portes… Quant à l’huissier envoyé par le parlement de Grenoble, Yves Lévy ; qui ne devait plus être de première jeunesse puisqu’il occupait sa charge depuis 31 ans après avoir été préalablement notaire au Châtelet de Paris ; il rendit compte de sa mission le 5 juillet. Il « exposa qu’il s’était rendu au lieu où est situé ledit mont et au pied de ce mont, c’est-à-dire où commence le rocher, où il trouva des échelles apposées contre, au moyen desquelles commence la montée. Et bien que ledit huissier eût vu au sommet du Mont-Aiguille Domjulien et beaucoup d’autres avec lui, cependant, en raison de la longueur de la montée, il ne voulut pas le gravir, par crainte de la mort, vu le danger qui le menaçait et la quasi impossibilité d’y parvenir. Il lui sembla que c’eût été tenter Dieu, attendu qu’au seul aspect de la montagne, l’âme de chacun est pénétrée d’effroi. Il vit pourtant Domjulien et tous les autres qui l’appelaient pour qu’il y montât, ce qu’il ne voulut faire ». A l’appui de son récit selon lequel de nombreuses personnes auraient gravi la montagne à la suite de Domjulien, il annexa le témoignage de Guigues de la Tour… »

LE PATRICIAT URBAIN EN ROUTE VERS LE PARLEMENT

Notre arbre généalogique paraît recouper « la « révolution féodale », concomitante du réveil des villes [cf les branches bourgeoises de Limoges, Lyon et Romans débouchant sur le Parlement de Grenoble], de la remise en circulation de la monnaie [cf le rôle des THOME et autres à la Monnaie de Romans et du Dauphiné et cf les « grans » du  patriciat lyonnais changeurs-banquiers] et, plus largement, d’un nouveau type d’économie et de société…

Nos ancêtres changeurs sont en pointe pour le change sec

à la vénitienne à la foire de Lyon

« En 1320, l’archevêque Pierre de Savoie est forcé d’octroyer à la ville une charte de franchise : la Sapaudine. Il offre ainsi à Lyon la pleine autonomie gouvernementale. Cette charte est préparée par le juriste Humbert de Vaux. Le consulat est alors officiellement reconnu comme l’instance municipale qui dirige la ville, la justice de premier degré revenant à l’archevêque. L’institution est composé de douze consuls, six du royaume et six de l’empire, issus des arts majeurs, et renouvelés chaque année. Toutefois, le mode d’élection entérine la constitution d’un groupe oligarchique [en fait ce sont les consuls qui cooptent les maîtres des métiers ou arts majeurs qui les élisent]… Les consuls se réunissent deux à trois fois par semaine en temps normal, à Saint-Jaquême ou chez l’un d’entre eux. Si de nombreux élus sont régulièrement absents, il y a en permanence les deux membres permanents : le receveur-secrétaire et le receveur. Les tâches des consuls sont nombreuses et variées. Ils nomment les commissaires pour tenir des domaines particuliers (santé, fortifications, comptabilité, …) et les membres du service municipal, qui agissent en leur nom auprès des quartiers ou de corps de métier (gardes, charpentiers, mandeurs, trompettes, etc…). Ils expédient une foule de petites affaires, de voirie, d’aumônes, etc. Ils veillent à l’adjudication des fermes, à la tenue de l’impôt, à sa rentrée. Les affaires fiscales tiennent l’essentiel de leur temps. Les bourgeois obtiennent du roi Charles VIII le privilège de l’anoblissement automatique pour les anciens consuls, à condition qu’ils vivent noblement. » Source wikipedia

« L’élite lyonnaise est fortunée et puissante. Elle possède de l’argent, un solide patrimoine urbain et des seigneuries. Les familles les plus notables sont les Villeneuve qui possèdent une seigneurie à Yvours, les Chaponay, les Nièvre, les Chevrier, les Fuer à Pollionay, les Varey à Avanges et Varennes. Ce groupe discute d’égal à égal avec la noblesse, même s’il n’y a pas beaucoup d’unions entre les deux [c’est le cas, cependant, dès l’origine, des CHAPONAY avec les de BEAUVOIR, chevaliers et mistral du comte de Vienne, et des PALMIER avec les de la TEYSONNIERE, chevaliers ; les de CHAPONAY épousent ensuite des du TERRAIL, la famille de BAYARD, et des de BOCSOZEL nos ancêtres récurrents ; les de VAREY  épousent des de COLIGNY, de TALARU, du TERRAIL, de GROLEE… ; les d’ALBON épousent des de MOISSONS et des d’OINGT  et, cerise sur le gâteau, la petite-fille, Françoise, de Hugues JOSSARD, le juriste maître des mines étudié par René FEDOU, épouse, en 4e noces,… Yves du TERRAIL, le cousin de BAYARD, dont nous descendons !]. Ils font construire de hautes maisons, font porter leurs armes à leurs domestiques et mènent une vie sociale faite de largesses aux alliés et de libéralités aux nécessiteux. Sous cette petite élite se trouvent les marchands, encore peu nombreux à cette époque. Mobiles, de fortunes variables et changeantes, ils tentent d’accumuler du capital pour progresser dans la hiérarchie sociale jusqu’à l’élite. Viennent ensuite, dans la structure sociale lyonnaise, les commerçants (hôtellerie, saunerie, ferraterie,…) et hommes de lois (avocat, notaire, sergent, …), qui se confondent avec les artisans qualifiés (doreurs, brodeurs, orfèvres, …). Enfin, la masse des lyonnais sont des « affaneurs », des gens qui vivent de travaux ponctuels, glanés de-ci de-là. » Source wikipedia

Paul OURLIAC, sur « Le Patriciat Lyonnais aux XIIIe et XIVe siècles » de Guy de VALOUS :

« En six siècles le patriciat change dans sa composition et dans son comportement. Les bourgeois lyonnais veulent le pouvoir et la richesse pour leur famille autant que pour eux-mêmes ; mais les vieilles familles avaient un goût du secret et une modération qui donnera aux conflits sociaux un tour moins grave qu’en Italie ou en Flandre ; elles pratiquent à l’égard des simples artisans une « fraternité » qui apparaît jusque dans les testaments ; dominant leur ville elles dédaignaient la noblesse. Le nouveau patriarcat n’aura ni « leur activité, ni leur conscience, ni leur longue expérience ». Il n’était pas « Lyonnais avant tout » et par peur du peuple sera toujours favorable à l’intervention des officiers du roi. Les consuls en seront récompensés par l’édit de 1495 qui leur accorde la noblesse transmissible : au temps des libertés communales succédait le temps des vanités. »

 Vers les années 1500, « les consuls prennent l’habitude de gouverner avec le concours de petites assemblées d’apparents, au sein desquelles peuvent se glisser tous les enrichis… »  Source « LYON 1250-1550″ de Jacques ROSSIAUD. »

 

Les familles du patriarcat consulaire lyonnais conservent très longtemps leur activité commerciale, changeurs et drapiers pour les CHAPONAY, jusqu’à Jean maître des comptes de la Chambre de Grenoble [« Grenoble était le type même de la capitale judiciaire. C’était la seule ville, avec Paris, qui comprenaient trois cours dont les charges anoblissaient au premier degré : le parlement bien sûr, mais aussi la chambre des comptes et le bureau des finances… » Source « Les Pères de la patrie La société parlementaire en Dauphiné au temps des Lumières » de Clarisse COULOMB page 55]… Le patriciat dispose d’un réel monopole du commerce, de la distribution des matières premières à la vente et aux transports à longue distance (Guy de VALOUS « Le Patriciat Lyonnais aux XIIIe et XIVe siècles » p82-83 et 91).

« Quatre familles, par leur ancienneté, leur importance sociale et leur rôle, occupent parmi les dirigeants de la cité lyonnaise une place à part et nettement supérieure à celle de leurs contemporains : ce sont les Fuers, les Varey, les Albon et les Chaponay. » (idem page121).

 Nous descendons de ces quatre familles. Nous sommes apparentés également aux de NIEVRE, THOMASSIN, VILLARS (la famille du Maréchal de France), CHEVRIER, VILLENEUVE, POMPIERRE, GUERRIER, SAINT-BARTHELEMY, LA PORTE, familles du patriciat lyonnais des XIIIe et XIVe siècles.

« Toutes ces familles de grands patriciens sont unies par toute une série de mariages entre elles. » (Guy de VALOUS « Le Patriciat Lyonnais aux XIIIe et XIVe siècles » page 77).

20 familles squattent le consulat de 1520 à 1560 (« Histoire de Lyon et du lyonnais » LATREILLE-FEDOU et alii p162). Les « grans » sont terriers-rentiers changeurs-banquiers après avoir été drapiers, pelletiers, escoffiers…

Jacques HEERS « La naissance du capitalisme au Moyen Age Changeurs, usuriers et grands financiers » pages 66-69 et 111-112 décrit ce monde des changeurs fondé sur la technicité financière, elle-même fondée sur l’information par l’écrit, avant d’évoluer, comme aujourd’hui vers la virtualisation (change sec à la vénitienne sans lettres de change) : « … Aussi les commis et facteurs des sociétés marchandes devaient-ils une fois par semaine prendre la plume… Ces mercuriales, envoyées de place marchandes éloignées les unes des autres, étaient certainement d’usage commun, préparées à l’avance, les marchandises alignées toujours dans le même ordre… l’homme d’affaire avisé… savait prévoir les hauts et les bas du marché… Et… comment les provoquer… Pour les années 1456 à 1488… Paris, Rouen, La Rochelle, Limoges et Lyon comptaient plus de trente changeurs… Le livre d’un changeur languedocien du XIVe siècle, un des rares qui nous soit resté, le montre capable d’évaluer des dizaines de pièces et, pour les monnaies de France, d’en suivre le cours au jour le jour… Ces hommes, expert certes dans ces trafics de l’argent, ne gagnaient pas à tous les coups. La plupart d’entre eux ont, très tôt et de plus en plus, cherché ailleurs des profits plus sûrs. Dès lors, ce n’est plus par le change mais par le prêt à intérêt qu’ils ont construit leur fortune… »

 L’union « socialement endogamique », au sein du microcosme du Parlement du Dauphiné de Grenoble, des CHAPONAY et des PALMIER, originaires de Lyon, avec les THOME de Romans, via les ARTAUD de MONTAUBAN (sur Ouvèze) d’une famille des barons des Baronnies, et des THOME avec les POURROY issus aussi de notaires, du Royans, est cohérente : elle se produit au moment où le système se cristallise sur les docteurs en droit. S’y ajoutent les RABOT, les de SAINT-MARCEL et les de LA CROIX, pour déboucher sur 26 ancêtres au Parlement du Dauphiné à Grenoble.

Cette union « socialement endogamique » correspond à la montée des stratégies matrimoniales des magistrats des parlements :

« A partir de la fin du XIVème siècle en revanche, le lien familial devient un passeport pour accéder aux offices les plus prestigieux. S’ouvre alors « le temps des alliés », où les gens du Parlement se cooptent et multiplient les mariages entre eux. Il est courant que les serviteurs de l’Etat français du début du XVème siècle se fassent aider par un membre de leur famille dans l’exercice de leur fonction : de simples tâches subalternes, secondaires et provisoires qui permettent parfois d’accéder à des offices essentiels, stables, prestigieux et rémunérateurs. Enfin, à partir des années 1430, les stratégies familiales changent d’objectifs. Désormais les conseillers ne s’entourent plus seulement de parents et d’alliés, mais cherchent à transmettre leur siège à leur fils ou à leur gendre. Nous sommes entrés dans « le temps des héritiers », où les grands officiers de l’Etat parviennent à conserver au sein de leur famille un office et se succèdent au Parlement. Soit le roi intervient directement pour donner au fils le siège du père trop âgé ou décédé, soit les officiers utilisent la résignation in favorem, permettant à celui qui se retire de désigner son successeur. La moitié de ces résignations entre 1469 et 1483 et les deux tiers entre 1483 et 1498 sont réalisées au profit de parents et de plus en plus à l’avantage des fils des résignants. A la fin du XVème siècle, le terrain est prêt pour la reconnaissance officielle de l’hérédité et de la vénalité des offices. » Source http://www.epoque-medievale.info/pages/archives-4/famille-et-parente/le-mariage.html

Selon Clarisse COULOMB dans « Les Pères de la patrie La société parlementaire en Dauphiné au temps des Lumières » : « Les guerres de religion semblent avoir fait entrer au parlement de nombreuses familles appauvries par les troubles… La conversion de Lesdiguières fixa dans Grenoble un certain nombre de protestants venus du baillage des montagnes : Pierre de Bardonenche, de noblesse chevaleresque et fils d’un compagnon de guerre de Montbrun et Lesdiguières, se convertit et devint conseiller clerc en 1633. Hector d’Agoult, militaire protestant, entra dans la chambre de l’Edit en 1651 ; l’année suivante, ce fut le conseiller protestant François d’Yze, ancien officier militaire dont le père, gouverneur d’Exiles, avait été capitaine des gardes de Lesdigières… Leurs descendants siégeaient toujours au parlement un siècle et demi plus tard, avec… d’Yze de Rosans, les conseillers d’Agoult ou de Bardonenche. » Les de Bardonenche et d’Agoult sont des familles de nos ancêtres, les d’Yze une famille des ancêtres de Guillaume.

Puis, comme pour le patriciat lyonnais des XIIIe et XIVe siècles, le système Parlement du Dauphiné à Grenoble va s’effilocher, ce qui donne une véritable impression de cycles sociaux séculaires. Le système se raidit et conduit à la Révolution, dont il va profiter via son indemnisation et l’achat de biens nationaux, mais nos ancêtres n’y sont plus.

Le Parlement du Dauphiné à Grenoble

Notre ancêtre BOULON, avocat, participe aux Etats du Dauphiné à Vizille, amorce de la Révolution

MONTEE DES NOTAIRES RURAUX

FILS DE MARCHANDS ET DE PAYSANS

INDUISANT CELLE DES GRANGIERS

David LE BRIS (Le Monde 23/11/2013 page 7) souligne la montée générale des notaires : « 3984 offices notariaux sont créés à Toulouse entre 1266 et 1337 ; 80 000 actes notariés sont enregistrés à Gênes pour la seule année 1291. »

Mais « … l’origine rurales des notaires des XIIIe et XIVe siècles est signalée par plusieurs auteurs dans des régions allant du Lyonnais jusqu’en Septimanie : R. Fédou, Les hommes de loi lyonnais à la fin du Moyen Age : étude sur les origines de la classe de robe, Paris 1964, p. 158 ; A. Rigaudière, Le notaire et la ville médiévale, dans Gnomon, mars 1986, p. 48. »

Source : « Notaires et crédit dans l’Occident méditerranéen médiéval » sous la direction de François MENANT et Odile REDON, Collection de l’Ecole française de Rome.

Selon Didier BEAUME l’origine de la famille de COMBOURCIER est le notariat : « C’est en effet par le notariat que commence la notoriété de cette famille, tout d’abord à Saint-Honoré, au hameau éponyme de Combourcière. On retrouve un représentant au XIVème siècle châtelain de La Mure et très vite la famille flirte avec la noblesse. Des descendants deviennent des personnages illustres de l’histoire de France, voisinant les rois et la cour de France, d’autres se fonderont dans la paysannerie. » Gauthier 1er de BEAUFORT, né vers 1290, est notaire à Valbonnais. Son petit-fils épouse Rosette de Cornillon (a priori en Trièves).  Le premier DEBON de BEAUREGARD, notaire royal à Siévoz, mort en 1561 victime des Guerres de Religions, a pour fils un gentilhomme de la chambre du Roi. Les VALENTIN notaires de Vaugneray (première moitié du XVe siècle), sont seigneurs de Vénissieux et s’allient avec les de La ROUE… marchands. Jean de LYONNE, notaire royal et delphinal, meurt à Marignan en 1515 ! Sa mère était une ALLEMAN de ROCHECHINARD ! 

Georges DUBY présente p254 de « L’économie rurale et la vie des campagnes dans l’Occident médiéval 2″ un notaire marchand de Riez [plateau de Valensole] « au seuil du XVe siècle » : « … Notaire, il possédait des biens dans le terroir même et dans les campagnes voisines, et ne cessait d’arrondir cette fortune foncière. Mais il exploitait aussi deux boutiques. Dans l’une, il vendait des objets de fer, des lingots, des clous, des éléments d’outillage, et sa clientèle pour ce genre d’objets paraît bien avoir été en majeure partie paysanne ; dans l’autre, les hobereaux et les gens d’Eglise des environs trouvaient des tissus d’importation. Ce négociant s’intéressait cependant davantage au commerce des grains, qui laissait de bien meilleurs bénéfices par toutes les possibilités qu’il offrait de jouer sur les grosses fluctuations des cours. Du blé… il en prêtait surtout aux petites gens… Il exigeait d’être remboursé, avec fort bénéfice, au moment de la moisson… ses plus larges profits venaient cependant des gros convois muletiers… en particulier vers le port de Fréjus, escale des navires génois… En 1417-1418, il avait expédié là-bas plus de deux mille setiers [de blé]… enfin, il s’approvisionnait en céréales en prenant à ferme… des revenus seigneuriaux : en 1420, il se fit confier… la levée des dîmes… Ce notaire… à la fois seigneur foncier, percepteur de rentes, exploitant direct, fermier, prêteur et négociant, réunissait en sa personne toutes les activités de liaison qu’assumait la bourgade pour la vingtaine de villages avoisinants… »

Nos ancêtres du Royans, de Villard Saint Christophe en Matheysine et du fin fond du Champsaur, au cœur et autour de l’Oisans, constituent un exemple exceptionnel avec les de BEAUFORT, les du SERRE, les DEBON de BEAUREGARD, les POURROY, les de LYONNE, les COLONEL… (le passage de marchand à notaire s’opère avec mariage avec la petite-fille d’un combattant d’Azincourt).

La montée  des juristes dans le patriciat lyonnais a pour origine les notaires.

La montée des notaires est frappante dans la nébuleuse BONNARDON : on passe de maîtres artisans, maréchal-ferrant et cordonnier, à un notaire… mais le maître cordonnier a un oncle Raymond notaire !

La dynastie des PALMIER est notaire à l’origine et archétypique de la prise de pouvoir par les notaires.

LES NOTAIRES SONT DES CHEVALIERS NOBLES TRES TOT [cf le début de cette chronique familiale], MAIS IL Y A AUSSI UNE SPECIFICITE DE L’ANNOBLISSEMENT DES NOTAIRES EN DAUPHINE :

« Plufieurs nobles familles de Dauphiné & de Provence, comme l’a déja remarqué Cefar de Noftre-Dame en fon Hiftoire de Provence, font venuës de notaires, qu’elles reconnoiffent pour leurs tiges… Il y a eu des familles confiderables en Dauphiné, qui ont eu droit d’anoblir, entr’autres celles de Clermont, de Saffenage, de Montauban, de Breffieu, &c. » et les de COCT sont annoblis par le Dauphin futur Louis XI pour services rendus quand son père lui faisait la chasse.

Nous descendons de près de 50 notaires (de 110 juristes, en sachant que les notaires ont souvent des fonctions juridiques, juge ou autre): de 5 notaires de Lyon liés au patriciat dont 3 PALMIER, de 1 de Vernaison, de 1 du Gier, de 1 de St Andéol, de 4 de Vaugneray, de 4 du Beaujolais (Amplepuis, Chamelet, Juliénas, Joux) dont un descendant de laboureur, de 1 de Pomeys (Mts du Lyonnais), de 1 apothicaire-notaire de La Buissière au sud de Pontcharra (anobli avec son fils par le Dauphin Louis XI caché par ce dernier poursuivi par son père), de 4 d’Orcières-Montorcier, du Valobonnais et du Bas Céviol au cœur de l’Oisans, de 1 de Vizille, de 7 de Villard Saint Christophe en Matheysine avec des  marchands et laboureurs, de 1 à St Laurent du Cros en Champsaur, de 1 de St Martin le Colonel en Royans, de 3 d’Embrun, de 1 de Talard et 1 de Ventavon, de 2 de Jarrie et Revel (Isère), d’une famille notariale du Diois, de 2 notaires de Veynes-Saix-Oze, de 5 de Saint-Bonnet en Champsaur ancêtres du connétable de LESDIGUIERES qui deviendra duc ! et de 3 notaires DUMOLARD de Vizille-Laffrey dont l’ancêtre de la lignée des notaires DUMOLARD de Matheysine.

« Le statut notarial a été édicté en 1304 en pays de droit écrit (sud-est de la France). Il faut être de bonnes mœurs, catholique et savoir écrire. Au Moyen âge un notaire peut aussi être avocat ou greffier mais non artisan. A partir de 1510, ils ont obligation de tenir des registres ; rédigés en français à partir de 1539 par l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Jusqu’en 1597, on distinguait les notaires et les tabellions, à la fois par leur fonction et leur région. Les notaires rédigent des actes authentiques (ayant valeur devant un tribunal) les tabellions gardent les minutes (originaux des actes), on les appelle encore des gardes notes. On trouve le terme de tabellion plus souvent dans le nord de la France. A partir de 1597, les deux remplissent progressivement la même fonction. Les notaires royaux exercent uniquement dans le ressort des justices royales, les notaires apostoliques sont nommés par les évêques et les notaires seigneuriaux… passent des actes dans la seigneurie concernée. La charge de notaire s’achetait ; elle pouvait aussi être transmise de père en fils ou d’oncle à neveu. On retrouve des passations de charge dans les registres notariaux. » Chantal COSNAY Généalogiste à Aix en Provence

La thèse de René FEDOU, que j’ai eu comme professeur à la fac de Lyon,  « Les hommes de loi lyonnais à la fin du Moyen Age. Etude sur les origines de la classe de robe. Paris, Société d’édition « Les Belles Lettres », 1964.(Annales de Université de Lyon, troisième série : Lettres fasc. 37.) », résumée par René LACOUR bibliothèque de l’école des chartes Année 1965 volume 123-1 p281-283, présente la montée des juristes et des notaires à Lyon :

« … l’essor de cette classe eut pour origine les notaires ruraux qui, trop nombreux dans les châtellenies du plat pays pour pouvoir atteindre un profit raisonnable… vinrent à Lyon mettre leurs connaissances juridiques au profit des ecclésiastiques et des bourgeois… dans chacune des séries de « nommées », le nombre de notaires et de gradués ne cessa d’augmenter. De 34 en 1363, ils passèrent au chiffre de 87 en 1446.Une fois installés, ces juristes fondèrent de véritables dynasties… ils se lièrent entre eux par des intermariages… ils avaient d’autres ressources provenant d’activités marginales : l’un d’eux, Hugues Jossard, fut un véritable brasseur d’affaires, exploitant de nombreuses mines… L’année 1450 vit le début de l’apogée des hommes de loi… les hommes de loi avaient beaucoup moins souffert de la crise que les marchands… Lyon devint une véritable « république de clercs »… LES GRADUES LES PLUS INSTRUITS QUITTERENT LA VILLE POUR SE METTRE AU SERVICE DE L’AUTORITE ROYALE. Seuls restèrent les juristes de seconde zone… »

Pour Guy de VALOUS, en p51-52 de « Le patriciat lyonnais au XIIe et XIVe siècles », il y a aussi la gestion fine du pouvoir par le patriciat, acteur de la montée des notaires… qui ont besoin des gradués ! :  » Sur les notaires de Lyon au XVe siècle, nous sommes redevables à … M.René Fédou… A partir de 1384, ils se constituent en métier et… prennent rang parmi les électeurs des consuls… La situation sociale des gradués en droit et des notaires est complètement différente… L’oligarchie marchande de Lyon se défiait des juristes dont la supériorité intellectuelle et la richesse montante risquaient de leur porter ombrage… ne les considérait que comme des auxiliaires… Par contre les patriciens ouvrent largement le consulat au prolétariat des notaires, qui n’avaient pas la jactance des docteurs et dont on était en droit d’attendre une parfaite docilité… tout changera en 1430… les juristes se sont renforcés… ils peuvent agir en corps… Ces clercs, liés à la nouvelle couche des marchands [« nouvellement enrichis… tout occupés de leur négoce et de gagner le plus d’argent possible… alors que les clercs (aussi bien les juristes que les notaires devenus pour une partie plus fortunés et par suite disposés à aider ou à se faire aider par les premiers) ne demandaient pas mieux que de prendre soin de la vie municipale« ] par des mariages et des intérêts communs, partageaient à l’amiable les dépouilles des vieilles familles… Ne laissant devant eux que les merciers, les drapiers et les terriers… ils sont dorénavant en mesure de jouer un rôle d’intermédiaire dans l’élection des consuls. 

Au final, l’ouvrage remarquable « La Savoie de la Réforme à la Révolution Française » de Roger DEVOS et Bernard GROSPERRIN, trouvé à la bibliothèque de l’AEP de Valloire, constitue une mine pour la compréhension de notre arbre généalogique :

1°) sur les stratégies matrimoniales,

2°) sur les métiers, des robins aux laboureurs,

3°) sur la spoliation des paysans, de la Renaissance à  la Révolution, par les notables, nobles, robins, notaires (via les prêts), marchands… :

  • page 189 : « ce sont surtout les alliances matrimoniales qui consolident une noblesse trop fraîche. Les mariages dans des maisons anciennes… constituent pour les fils d’anoblis le passeport d’entrée dans le véritable monde nobiliaire. en revanche, les dots des filles de noblesse récente peuvent redorer opportunément d’illustres blasons. »

  • page 191 : « En schématisant, il est possible de tracer un modèle valable pour quantité de familles qui se sont élevées par la robe. Au départ, la constitution d’une fortune qui demande le temps d’une ou plusieurs générations d’hommes de loi ou de marchands, parfois avec le relais de fermiers des grands domaines seigneuriaux ou ecclésiastiques ou de fournisseurs aux armées, puis vient la génération du démarrage social, celle qui acquiert la charge anoblissante, achète les seigneuries et enlève, si possible, un titre. A ce stade les mariages demeurent généralement endogames, les alliances de faisant avec des familles anoblies dans les mêmes conditions. Le comportement demeure plus près de celui de la haute bourgeoisie conquérante que de la véritable noblesse. Si la réussite se confirme, vient alors pour les petits enfants ou arrière-petits-enfants le temps de l’établissement : mariages dans la haute noblesse et abandon des charges de magistrature pour celle de l’armée ou pour une aristocratique oisiveté. »… et pour la guillotine sous la Terreur.

  • page 218 :  « tendance des paysans, des marchands et des artisans parvenus à une certaine aisance à pousser leurs fils vers les carrières juridiques…. », magistrats et avocats sont docteurs en droit [ils se forment à Orléans, Montpellier, Toulouse, et de plus en plus après 1460 à Bologne, Pavie, Padoue, Ferrare, selon René FEDOU, page 124 de « HISTOIRE DE LYON et du lyonnais »] , les notaires passent par l’apprentissage. La formation juridique de « ces catégories, qui avaient droit au titre de maître, était… essentiellement pratique, après un séjour au collège pour se frotter au latin, elle se faisait par l’apprentissage dans l’étude d’un notaire… »

Le notaire pour passer aux choses sérieuses

  • page 222 : « le recours à l’acte notarié était beaucoup plus fréquent qu’aujourd’hui, même chez les humbles, non seulement dans les grandes circonstances de la vie – contrats de mariage, testaments – et, pour les ventes importantes, mais pour toutes sortes de transactions : locations, prêts, reconnaissance de dettes, estimation de la valeur des biens ou de réparations à entreprendre, prix-faits c’est-à-dire commande de travaux d’après un devis, mises en apprentissage, fermages, métayages, etc. Le notaire jouait donc un rôle de pivot de la vie économique, effectuant en particulier les opérations de crédit qui sont aujourd’hui du domaine bancaire… » Certains contribuent aux terriers (cadastres)… « Une des opérations les plus lucratives des notaires est la gestion des grands domaines seigneuriaux et ecclésiastiques… ils gagnent à la fois sur le compte des seigneurs et des paysans. Déchargeant la noblesse fortunée de la fastidieuse perception des droits féodaux et de la gestion de ses domaines, ils lui procurent l’argent frais dont elle a besoin pour assurer son train de vie… leur position de fermiers généraux leur permet de disposer de quantités importantes de denrées qu’ils peuvent stocker et revendre au moment favorable… tous pratiquent le prêt aux paysans et, par ce moyen, arrondissent leur propre domaine, en se faisant céder les terres qu’ils convoitent contre remise des créances accumulées… le notaire, fermier du seigneur, est aussi généralement son châtelain, c’est-à-dire son représentant chargé de la police et de la justice de paix… »

Le notaire au cœur de l’émotion de GREUZE

Le même ouvrage complète utilement pour les autres métiers de nos ancêtres :

  • page 224 : « Les apothicaires du XVIe siècle sont autant des droguistes et des épiciers que des pharmaciens au sens moderne du mot… Les apothicaires, en effet, fabriquent et vendent couramment chandelles et cierges… »

  • page 225 : « Avec les apothicaires, les marchands drapiers faisaient partie de l’aristocratie de la boutique (cf à Lyon)… chez les merciers s’affirme la polyvalence (surtout en zone rurale) : étoffes,… mercerie, épices, ferrailles et clous, poudre et plomb pour la chasse… Parmi les notables, il convient de ranger également les gros marchands de blé et de bestiaux… »

[Les marchands du XVIe siècle » de P.JEANNIN p40 sur les marchands ruraux : « Collecteurs des produits de la terre, ces marchands se spécialisent parfois en joignant la transformation au négoce ainsi les marchands tanneurs, fréquemment parents ou alliés des marchands bouchers et qui font également commerce de suif et de laine… » et p41 : « … souvent le marchand rural reste une figure modeste, usurier comme il se doit, faisant argent de tout. Petits moyens, ruses de paysan… »

Selon Laurence FONTAINE, qui étudie tout particulièrement les marchands itinérants de l’Oisans, dans « Pouvoir, identité et migrations dans les hautes vallées des Alpes occidentales (XVIIe-XVIIIe siècle) : « La terre joue un rôle minime dans la fortune des élites villageoises : elle n’est acquise qu’en fonction des besoins de la parenté… et elle ne fait pas l’objet de stratégies d’accumulation au contraire des créances qui, elles, forment la part essentielle des patrimoines…Le commerce itinérant est, à cette époque, inséré dans de vastes réseaux autour desquels s’organisent les migrations villageoises… Ils vendent à crédit bêtes et blés et prêtent de l’argent « clair »… Par les droits qu’ils acquièrent ainsi sur les récoltes de leurs débiteurs, ils dominent l’accès au marché urbain… L’endogamie du milieu est très forte et les niveaux de fortune délimitent l’éventail des alliances possibles. La géographie de l’alliance au village devient ainsi très restreinte et les riches marchands l’élargissent au même petit groupe de familles qui dominent les villages alentour… Certains, en épousant des notaires ou des aubergistes, n’ont pas dérogé à la règle puisqu’au XVIIIe siècle la distinction entre ces métiers est floue : tous sont aussi marchands… » « Ces familles complètent leur mainmise sur le village en achetant les charges royales, notariales et surtout fiscales. »  ]

  • page 226 : « les médecins avec leur formation dans les universités et leur situation de fortune souvent confortable… sont les égaux des avocats… »

  • page 227 : « beaucoup plus nombreux que les médecins, les chirurgiens occupent une situation sociale bien inférieure… ils sont encore très souvent barbier (« ils font les barbes, les pansements, les saignées… ») et… leur formation consiste en un apprentissage artisanal… Par la suite, les chirurgiens recevront une formation plus spécialisée, une initiation à la médecine sanctionnée par un examen, la maîtrise en chirurgie [cf Pierre BONNARDON, chirurgien militaire recensé aux archives de Vincennes, père de Basile, avec une maîtrise à Montpellier]… »

  • page 273 : » la montée des grangers caractérise la main mise [par l’endettement lié aux mauvaises récoltes] des nobles, des bourgeois, des notables, sur les terres [cf au final, le procès des bourgeois de Valence contre les paysans de Soyons pour l’abbaye bien national !]… »

Notre arbre est un arbre de lettrés, dont l’épine dorsale est la résurgence du droit romain justinien, qui promeut légistes et notaires, unit nobles et roturiers, avec aussi des médecins, des chirurgiens et des apothicaires. Au XVIIe, Claude REYNAUD, producteur de charcuterie, et Claude GRISON, maréchal-ferrant, ont de belles signatures. Simon PASTEUR sera, lui, teneur de livres. Au XIXe siècle, l’école de la République, promeut les universitaires.

CONCLUSION

LE BON GRAIN ET L’IVRAIE

Ce qui frappe dans notre arbre c’est le mélange du bon grain et de l’ivraie : de Sainte Elisabeth de Hongrie à son arrière-grand-père Renaud de CHATILLON.

Pour commencer par l’ivraie, peu reluisant, nous descendons via Roais de DIE, des Bosonides du IXe siècle, comtes francs d’Arles, duc de Bourgogne transjurane et roi temporaire d’Italie au IXe siècle, qui paraissent une bande de brutes épaisses et sanguinaires dans la ligne de Frédégonde et Brunehaut, avec un Hugues qui rend aveugle son demi-frère et cumule 9 épouses et concubines !

Un ancêtre des DUMAINE, Pierre 1er MITTE de MONS, 1280-1358, aurait trucidé à l’épée le vicomte de POLIGNAC (autre famille de nos ancêtres !), bailli du Velay,… dans l’église (la cathédrale ?) du Puy et aurait fui en Italie !

Nous descendons de Ripert 1er de MEVOUILLON évêque simoniaque de Gap, déposé en 1060.

Nous descendons, via Aynarde de MIRIBEL,  de Guy IV le Fourbe PAGAN (fils Guy III le Doux et petit-fils de Aymon III le Violent !), Baron d’Argental, né vers 1175 , décédé entre 1244 et 1246, et de son fils Guy V vers 1210-vers 1270 le Cruel PAGAN,Baron d’Argental.

Nous descendons de Jean sans Terre qui refuse de communier dès l’âge de 7 ans et qui égorge lui-même son neveu duc de Bretagne à Rouen de nuit sur la Seine.

Nous descendons de Renaud de CHATILLON, brute néfaste impénitente de Chypre à Hattin, présent à la victoire de Montgisard à 1 contre 10, sur SALADIN (qui lui tranchera lui-même la tête après la défaite de Hattin), de l’ancêtre de son épouse Constance d’ANTIOCHE, Robert Guiscard de HAUTEVILLE, conquérant de la Sicile et abominable massacreur de Rome avec ses mercenaires siciliens, et de leur arrière-petite-fille… Sainte Elisabeth de Hongrie, via sa fille Sophie de THURINGE, les ducs de BRABANT, le comte de SAVOIE Amédée V , les PALEOLOGUES, les GRIMALDI et les FORBIN SOLIERS. Le grand-père maternel de Ste Elisabeth de Hongrie/de Thuringe était duc de Merano dans les Dolomites : Merano, sur le Haut-Adige au nord-ouest de Bolzano et où, dans la rue du moyen-âge à arcades, un magasin de sculptures sur bois vend sa statue sculptée en Val Gardena (le haut lieu de la sculpture sur bois), Val Gardena des Dolomites où l’on trouve deux de ses statues dans l’église St Ulrich d’Ortei.

Sainte Elisabeth, saint François d’Assise au féminin

Nous descendons de Tesclin le Roux de FONTAINE et Aleth de MONTBARD, parents de Saint Bernard de Clairvaux, et de sa sœur Ombeline :

Nous descendons de Sainte Marguerite, reine d’Ecosse

Nous descendons de la sœur de St Thomas d’AQUIN et de Guillaume LE MARECHAL

Veuf, il déposait chaque jour une fleur sur la tombe de sa femme

Gaspard Claire François Marie RICHE de PRONY

directeur de l’Ecole des Ponts et Chaussées, des Ponts et Chaussées et du Cadastre, co-fondateur de Polytechnique, baron et Pair de France

Nous descendons de sa sœur, il n’a pas eu d’enfants.

Ecole des Ponts, professeur à l’Ecole des Ponts puis Directeur de cette Ecole, co-fondateur avec MONGE de l’Ecole Polytechnique et professeur à Polytechnique, Directeur du cadastre et Directeur des Ponts et Chaussées, titre de baron conféré le 25 juin 1828 par Charles X, Pair de France, inventeur du frein de Prony.

Entre à l’Ecole des Ponts et Chausées en 1796. A partir de 1780, rempli les fonctions d’ingénieur ordinaire à Bourges, Argenton, Dourdan, Livry, avant d’être rappelé à paris en 1783 comme inspecteur de l’Ecole. Participe à la construction des ponts de la Concorde et de Sainte-Maxence.
Premier Directeur du Cadastre (créé par l’Assemblée Constituante en 1791), il est chargé de dresser des Tables Trigonométriques et Logarithmiques pour le Service de la Géodésie d’après la division centésimale du cercle (18 volumes in-folio de calculs manuscrits toujours conservés à la bibliothèque de l’Observatoire, édités sur décision du Comité de Salut Public à 10.000 exemplaires aux frais de la République).
En 1794, il fut le premier professeur de Sciences Mathématiques à l’Ecole Polytechnique, où il conserve une chaire d’analyse et de mécanique jusqu’en 1815, puis devient examinateur permanent de cette école.
En 1796, siège à l’Institut, où il est nommé secrétaire de la section des sciences physiques et mathématiques.
En 1798, prend la direction de l’Ecole des Ponts et Chaussées, où il met en place un enseignement magistral, crée des chaires d’enseignement, structure l’organisation de l’enseignement scientifique. Il en sera le directeur jusqu’à sa mort.
Sous l’Empire, il est chargé de l’aménagement du confluent de la Saône et du Rhône, des ports de Gênes, d’Ancône, de la Spezzia et de Venise, de l’aménagement du cours du Pô, et de l’assainissement des marais pontains.
Décoré de la Légion d’Honneur par Napoléon en 1804.
Inventeur du frein dynamomètrique (frein de Prony) en 1821 et du floteur à niveau constant.
Auteur de nombreux manuscrits dont : Architecture hydrolique de Bélidor (1790-1796) ; le Grandes Tables Trigonométriques et Logarithmiques ; Description des Marais-Pontains (1813 et 1822) ; Recherches physico-mathématiques sur les eaux courantes ( 1804) ; divers Mémoires sur l’écoulement des eaux (1802 – 1826) ; Mémoire sur le frein dynamomètrique (1826) ; Leçons de mécanique analytique (1810 – 1815) ; Reccueil de cinq tables relatives au mouvement des eaux (1815).
Membre de l’Académie des Sciences (1795), Membre du Bureau des Longitudes, Membre de la Royal Society (1818).
Baron (sous Charles X) et Pair de France en 1835 (sous Louis-Philippe 1er).

Pendant la Révolution, PRONY et son épouse furent sauvés par CARNOT qui détruisit leurs feuilles de jugement.

PRONY portait chaque jour une fleur sur la tombe de son épouse, amie d’enfance (les DE PRONY habitaient à Lyon rue des Trois-Marie et les DE FREMINVILLE rue Tramassac). Le portrait de son épouse dressé par l’instituteur de Chamelet est enchanteur

Le doux héros récent de la famille est Léonce Magnin appelé Tontonet par ses nièces

Monument aux morts de Beynost

Docteur en médecine, décédé à la guerre de 1914-1918. Il y a une photos de famille au début de cette chronique avec lui au salon avec son violoncelle à côté du piano où siège notre grand-mère Beauverie (qui écoutait les concerts à la radio avec la partition en main).

Extraits du livre de tante Annie Anne-Marie DAVID-BEAUVERIE ‘L’album de famille » :

« Né à Beynost dans l’Ain le 1er août 1889, il commença et termina ses classes au lycée de Besançon, de l’année 1896 à l’année 1907. Durant ses études, il obtint le baccalauréat de Rhétorique le 10 juillet 1906, ainsi que le baccalauréat de Philosophie en juillet 1907. Durant l’année scolaire 1907-1908, c’est-à-dire de novembre 1907 à juillet 1908, il prépara et obtint le certificat de « P.C.N. ». Puis il rentra à l’école de médecine de Besançon où il resta de novembre 1908 à 1911. Il fut reçu premier à l’externat des hôpitaux, le 25 novembre 1909, puis interne des hôpitaux entre 1910 et 1911. Il occupa le poste de préparateur d’histoire naturelle et de bactériologie de novembre 1910 à novembre 1911. Il présenta et réussit l’examen de médecin auxiliaire le 22 juillet 1911. En 1911 il occupa le poste de président de l’association des étudiants de l’université.

Puis il entra à l’université des sciences de Besançon, d’où il sortit licencié es-Sciences naturelles le 7 novembre 1912. Précedemment il avait passé le certificat de Botanique générale (6 novembre 1909), de Zoologie (27 juin 1911) et de Géologie (7 novembre 1912).

C’est à la faculté de médecine de Lyon, dans laquelle il fréquenta de Novembre 1911 à juin 1913 le Laboratoire de Bactériologie des professeurs Courmont et Lesieur, qu’il obtint le diplôme de docteur en médecine le 30 juin 1913, avec la mention extrêmement satisfait et félicitations du jury.
J’ai trouvé sur Google une référence à « Etude de levures rencontrées dans la pulpe vaccinale. Travail du bureau municipal d’hygiène et du laboratoire de pathologie générale, de Léonce MAGNIN, 1913, 116 pages.

Après son doctorat, il rentra au service militaire. Il rejoint le 10 juillet 1913, au 31e chasseurs à Corcieux (Vosges). Puis il revint à Besançon, au 60e d’infanterie le 1er octobre 1913. Il passa médecin auxiliaire le 10 juillet 1914. Il fit la campagne d’Alsace de Belfort le 2 août 1914. Il participa aux combats d’Altkirch le 7 août, de Dornach le 19 août et de Mulhouse du 19 au 24 août. Il participa à la campagne de la Somme le 27 août et le 29 aout, au combat d’Harbonnière-Proyant. Puis à la campagne de la Marne du 5 au 12 septembre, où il participa aux combats de Bouillency et d’Arcy en Multier. Et enfin de l’Aisne le 15 et 16 septembre aux combats de Sassy, Chevillecours et le 17 septembre Autrèches (Oise).

Fait prisonnier à Autrèches le 20 septembre avec l’ambulance du 60e d’infanterie, il soigne pendant 6 mois les blessés français confiés aux bons soins de l’ambulance par les Allemands, à Chauny à partir du 25 septembre, puis à Avesnes à partir du 12 janvier 1915. Transporté à la citadelle de Mayence, le 9 mars 1915 (photo prise au camp de Limbourg le 12 mai), de Darmstadt (14 juin). Rapatrié par Constance le 16 juillet et Lyon le 18 juillet 1915.
Mort le 2 octobre 1916, à l’hôpital d’Amiens, suite à ses blessures le 15 septembre 1916 à Bouchavesnes sur la Somme. Ses parents avaient pu venir le voir à l’hôpital d’Amiens d’après « L’album de famille » de tante Annie Anne-Marie DAVID-BEAUVERIE page 49.

Aux obsèques de Léonce Magnin (le 4 octobre 1916), le service de santé était représenté par les médecins principaux, Dr Lebou, chef des étapes de la 6e armée, Dr Pascaud chef du centre hospitalier d’Amiens, Dr Guichenserre médecin major de 1ère classe, chef de clinique de la clinique Pardu et par une délégation d’environ 30 médecins ou pharmaciens du service de santé.

Témoignage de M.BIETRIX (ancien médecin major du 60e) :

« Je ne puis que faire les plus grands éloges de la conduite du médecin auxiliaire Magnin au feu. Du 10 août au 25 août 1914, en Alsace toujours en avant pour secourir les blessés. Le 29 août 1914, au combat d’Harbonnière-Proyant, a ramené de la ligne de feu en le portant ou en le soutenant, un sergent major du 45e bataillon de chasseurs à pied, blessé aux deux cuisses et celà sous le bombardement intense. Du 5 au 12 septembre, à la bataille de la Marne, s’est porté avec son bataillon au village de Arcy en Multier, sous un bombardement d’artillerie lourde. Est resté pendant ces dures journées et la nuit au poste de secours, pansant les nombreux blessés avec science et dévouement et le plus grand calme, malgré un bombardement qui avait provoqué un incendie dans son poste de secours. Fait prisonnier le 20 septembre 1914, à Autrèches, a été emmené en captivité où il s’est dépensé pendant 6 mois auprès des blessés français que les allemands lui avaient confiés. »

Témoignage du Dr DUMAS (ancien médecin aide major au 44e) :
« Je connaissais votre fils pour l’avoir vu à l’oeuvre au début de la campagne, alors qu’il était au 60e. C’est pourquoi, lorsque le 9 septembre 1916, je vins remplir les fonctions de chef de service au 44e, je fus heureux de le retrouver à la tête du service médical du bataillon… Le 12 septembre le régiment montait à l’attaque… vers 6 heure du soir votre fils vint me rejoindre au sud du Bois de Marrières, où il installa son poste pour la nuit. C’est là aussi que je commençais à admirer son calme sous le bombardement assez intense et la conscience avec laquelle il s »acquittait de ses fonctions dans l’évacuation et les soins aux blessés… le 14 au matin il était de nouveau au Bois de Marrières avec moi et toute la journée du 14, il la passa au milieu de son bataillon, en avant du Bois, sous un assez violent bombardement, pansant les blessés dans les tranchées mêmes, bref se dévouant corps et âme… sa perte fut vivement ressentie par tout son bataillon notamment par tous les officiers qui l’avaient vu à l’oeuvre déjà lors des affaires du mois d’août (son médecin chef l’avait proposé pour une citation à l’armée qui malheureusement ne réussit pas et fut transformée en une citation du régiment). »

Extraits de lettre du Dr MORVAN (Médecin major de 1ère classe) :
« … Pendant de longs mois, en des circonstances toujours pénibles, j’ai intimement vécu avec votre fils… je le comptais au nombre de mes collaborateurs les plus dévoués et les plus courageux. En captivité, tous ses camarades ont hautement apprécié comme moi ses solides qualités. Je l’avais à mon retour de captivité proposé pour la Croix de Guerre avec ce motif : « Médecin aussi modeste qu’instruit, aussi dévoué que brave, s’est particulièrement distingué en Alsace, sur la Somme, à la Marne et sur l’Aisne, puis en captivité, dans les hôpitaux français de Chauny et d’Avesnes. »

Extraits de lettre du Dr BASSARD (Médecin major au 60e) :
« … Son courage était au-dessus de toute éloge ainsi que son mépris du danger…; je le vois encore, ce cher Magnin, à la bataille de la Marne, à Bouillancy, arrivé le premier dans le village bombardé de tous les côtés, se promenant calme et impassible au milieu de la mitraille et en conseillant de ne pas s’exposer inutilement. »

Notre frère Philippe REYNAUD ressemblait étonnement à Léonce MAGNIN.

Basile BONNARDON de Vizille,

aide-chirurgien à Essling et Wagram,

médecin à Vizille, faisant fonction de maire,

chef de bataillon la garde nationale de Vizille

Né le 28 juillet 1786 – Vizille,

Sa maison de Vizille existe toujours au 172 rue Charles de Gaulle, à une maison de l’église, côté sud, avec un magasin de chaussures en rez-de-chaussée.

Décédé le 13 mai 1863 – Vizille, à l’âge de 76 ans

Inhumé – Vizille, sa tombe existe toujours, bien entretenue, à proximité de la grande croix qui fait face à l’entrée du bas du cimetière.

Chirurgien militaire puis docteur en médecine

Pour conclure sur le bon grain est l’ivraie, notre ancêtre de référence, Basile BONNARDON, apparaît terriblement humain dans ses Mémoires de 280 pages publiées en mars 2015 par Robert AILLAUD et Les Amis de l’Histoire du Pays Vizillois : si NELSON n’avait pas bombardé providentiellement l’hôpital de Boulogne-sur-Mer, il aurait séduit une jeune et jolie religieuse.

A 14 ans apprenti graveur à la fabrique Arnold. Chez Perrachon, curé de Séchilienne : viré car fait le mur et va voir la fille du fermier d’à côté la nuit à la veillée. Chez Liotard pharmacien à Grenoble. 1800-1801 Ecole centrale de Grenoble avec Breton (devenu doyen de la Faculté de science) et Honnorat de Digne, 2e prix d’histoire naturelle. 1801-1802 à Paris avec Honnorat, camarade de chambre et chaperon.

1803-1806 élève externe des hôpitaux à l’Hôtel-Dieu de Paris (assiste aux cérémonies du sacre de Napoléon devant Notre-Dame). 1806 concours pour chirurgien sous-aide. Ecole de médecine de Strasbourg avec Villard, ancien ami de son père et doyen, comme mentor.

Chirurgien militaire (comme son père qui est dans les listes de chirurgiens de l’armée royale à Vincennes) :
– 5e division militaire à Strasbourg le 31 janvier 1806.
– Réserve à l’hôpital de Boulogne le 31 mai 1806 (camp de Boulogne pour l’invasion de l’Angleterre), assiste au bombardement de Boulogne par Nelson (l’explosion providentielle d’une bombe dans la cour de l’hôpital lui évite, in extremis, de fauter avec une jeune et jolie religieuse !). Quelques mois à Calais, où il est initié franc-maçon (comme son père chirurgien militaire à Besançon).
– Grande armée 26 février 1807 : Berlin et Varsovie.
– 12e Régiment de ligne en Allemagne : Ratisbonne (où il voit en cachette que Napoléon n’est pas blessé !), Essling et Wagram.
– Il quitte l’Armée en 1810 (certificat de Magdebourg du 10 avril 1810) après un service militaire de 4 ans, 6 mois et 20 jours

– Docteur en médecine à Strasbourg le 15 novembre 1811.

Médecin civil 1810-1863 (Vizille1812-1863) :
– Marié le 29 juillet 1812.
– 1814 9 juillet adjoint au maire de Vizille, maire non présent sur place (donc, c’est lui qui fait le travail).
– 1815 4 juin : idem.
– 1817 5 avril : administrateur des hospices.
– 1819 30 janvier : membre du comité de charité du canton.
1833 16 avril : vaccination de la commune.
1834 15 juillet : membre du conseil d’arrondissement.
– 1836 19 mars : vaccination du canton.
– 1837 18 octobre : médaille d’or pour la vaccine.
– 1841 13 septembre : médecin de l’hospice.
1849 12 mars : médecin de la commission d’hygiène.

Garde nationale :
– Lieutenant le 12 juin 1815.
– Chirurgien major le 1er décembre 1830.
– Capitaine le 1er juillet 1831.
– Chef de bataillon le 15 février 1832, le 16 septembre 1836, le 6 avril 1841, le 7 mars 1848.
(Source notes d’Antoine MAGNIN reprises par tante Annie)
Il finira très croyant, selon ses lettres à sa fille Eugénie, épouse de Théodule PASTEUR, morte à Beynost en 1928 à 98 ans.

Mémoires de Basile BONNARDON publiées en mars 2015

L’herbier BONAPARTE de Jean BEAUVERIE accueille des panneaux d’Antoine MAGNIN,

nos ancêtres professeurs d’Université de botanique (chacun a une fiche wikipedia+geneanet).

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=Antoine+MAGNIN+1848+1926

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=Jean+BEAUVERIE+1874+1938

Louis REYNAUD assure le passage direct des vignerons à l’Université via Normale Sup

(voir ses travaux sur sa fiche geneanet : sa thèse a porté sur le poète LENAU)

LA BEAUTE DE LA FRANCE :

INVITATION AU TOURISME GENEALOGIQUE

Et en plus de toutes ces histoires plus surprenantes les unes que les autres, la France est vraiment belle : Anne et moi-même avons été enchantés de nos visites touristiques généalogiques à Saint Sylvestre et Colombier le Vieux, à Mézilhac, à la maison THOME de Romans, au château extraordinaire de Rochechinard de nos ancêtres ALLEMAN . Comment ne pas recommander de pareilles visites à toute la famille et au neveux du Québec qui ont marqué de l’intérêt pour ce travail généalogique.

Et, ayant fait, jadis, la grande traversée de la Suisse à pied et plus récemment découvert les trains des glaciers, et le Valais grâce à Claire et Rémi, et ayant vécu deux fois l’émerveillement des Dolomites, les plus belles montagnes du monde, j’ai eu la joie d’y découvrir des ancêtres.

Voici un programme de superbes visites :

Maison Thomé à Romans

Nous descendons de Géraud de CRUSSOL, seigneur de Crussol, 1140-1170. Papa, qui nous a emmenés en pélérinage à Crussol vers 1950 puis vers 1983, aurait-il osé imaginer que nous descendions (y compris doublement par maman) des seigneurs de son lieu-racine bien-aimé ?

Nous descendons de Claire de Menthon de Menthon Saint Bernard, au bord du lac d’Annecy.

Papa aimait beaucoup Menthon Saint Bernard où il avait passé des vacances avant la guerre.

Nous descendons aussi des d’ANTHON, seigneurs de Pérouges :

En savoir plus sur ce village

Nous descendons des de GENEVE, de THOIRE, de SAVOIE, occupants du château d’Annecy :

Nous descendons  des vicomtes de Nîmes : « Au XIIe siècle le château des Arènes était… le siège de la vicomté de Nîmes, qui appartenait à la famille Bernard-Aton.  « L’amphithéâtre était entouré d’un fossé… il était occupé par de nombreuses maisons ménagées dans les portiques et les galeries ou construites sur l’arène. Un clocher et deux chapelles dédiées, l’une à Saint-Martin, l’autre à Saint-Pierre s’y élevaient… La population, qui habitait les Arènes était composée, au moins en majorité de chevaliers. » Ces chevaliers étaient les vassaux du vicomte de Nîmes. Logés dans les Arènes ils y tenaient leurs demeures… plus ou moins fortifiées, en fief ou vicomté. En retour ils fournissaient le service de garde permanent. Au début du XIIe siècle ils étaient 31 ; en 1226, près de cent. »

Nous descendons des seigneurs de Rochebonne dominant la vallée de l’Eyrieux en Ardèche (visité le 23/2/2014), face au Mézenc et au Gerbier de Jonc (que l’on voit à droite sur la 2ème photo ci-dessous) : la partie basse, plein sud, était la partie habitation avec les traces de deux planchers et de deux cheminées d’angles.

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Notre  ancêtre Aymar II de Poitiers-Valentinois a reçu, le 9 avril 1239, le château de Boulogne, à Saint Michel de Boulogne, entre Aubenas et Privas, du comte Raymond VII de Toulouse, avec 15 autres châteaux :

Nous descendons de Bernard de PENNE d’Albigeois, fidèle du comte de TOULOUSE, combattant acharné, avec son frère Olivier, contre les MONTFORT.

Nous descendons des seigneurs de Montfaucon, à côté de Besançon. Nous sommes reliés à leurs vassaux de La ROCHE, seigneurs de la Franche-Montagne (de Morteau à l’évêché de Bâle, pays sans servitude et sans mainmorte), aménageurs d’un étonnant château troglodyte à l’entrée d’une immense caverne

Nous descendons des seigneurs de FERRETTE ou von PFIRT, dans le Sundgau :

Nous descendons des seigneurs suisses de GRANDSON et d’ESTAVAYER, au bord du lac de Neufchâtel :

 Grandson

Le château de Grandson, au bord du lac de Neuchâtel, organise régulièrement des chasses au trésor pour les enfants.

Estavayer :

Nous descendons des seigneurs de Blonay, seigneurs de Vevey et de Chillon, au bord du Léman :

/

 

Blonay

Chateau de Blonay II - Blonay, Vaud

Nous descendons des seigneurs d’Aigle, de Saillon, de Rarogne ou Raron sur le haut Rhône, sénéchaux, vidomnes (châtelains), métraux (intendants) de l’évêque de Sion :

 Aigle

Nous descendons d’un vidomne de Rarogne, frère du châtelain du château de La Bâtiaz de Martigny, le séjour accueillant de nos ingénieurs ENSIMAG, Claire et Rémi :

 La Bâtiaz Martigny

Saillon visité avec Claire et Rémi

Bourg de Saillon - Saillon, Valais

Au cœur des Dolomites, la plus belle montagne du monde, nous descendons des ducs de Mérano et du comte (graf) du Norital et du Pustertal, bailli (vogt) de Brixen-Bressanone et de Neustif-Novacella, contrôleur de la route du Brenner pour Frédéric BARBEROUSSE et frère de l’évêque de Brixen-Bressanone :

 Merano perle des Dolomites, pays de la mère de Ste Elisabeth

Le Geissler

Brixen-Bressanone

 

 Neustift-Novacella

Nous descendons des seigneurs de Crest, édificateurs de ce qui est aujourd’hui le plus haut donjon d’Europe :

 

File:France Drome Crest 2.jpg

 

Nous descendons aussi des seigneurs de Sisteron.

Nous descendons des du PUY MONTBRUN, seigneurs de Montbrun-les-Bains à la pointe nord-est du Ventoux :

Nous descendons des seigneurs de Lers, via Marguerite de LERS (vers 1300), et son fils, François d’ALBARON de MONTFRIN, seigneur de Montfrin et de Lers, blessé 14 fois à la bataille de Poitiers en 1356. Etudiant en géographie, j’avais repéré ce château dans l’Atlas aérien France tome III page 83, sur son pli en chevron (un « fin » de la tectonique d’extrusion du creux du Ventoux ?), avec Roquemaure dans la perspective, par-dessus le Rhône.

Château de Lers, au bord du Rhône, face à Roquemaure, avec en arrière-plan le Mont Ventoux.

Fichier:HT Châteauneuf-du-Pape(84) Vue dep.la rive D.du Rhône 08.11.09a.jpg

Bonne route !

ANNEXES

Découpage de notre arbre généalogique en 15 branches pour plus de lisibilité :

  • arbre des 1ères générations REYNAUD-BEAUVERIE, avec les départs des 14 arbres :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&n=reynaud&sosab=10&color=&t=H&v=7

  • arbre REYNAUD, avec deux secteurs géographiques, 1°) St Péray St Sylvestre Colombier le Vieux St Barthélémy le Plain, en Ardèche en face de Valence, 2°) Mézilhac et ses environs, au sud-est de l’Ardèche :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=victor+etienne+cultivateur+a+st+peray+ardeche+a+fait+la+guerre+de+1870&n=reynaud&sosab=10&color=&t=H&v=11

  • arbre CROZIER Soyons St Péray, en Ardèche :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=maria+clotilde+victoire+veuve+a+34+ans&n=crozier&sosab=10&color=&t=H&v=9

  • arbre DUMAINE, à la verrerie de Givors, sur les pentes nord du Mont Pilat, dans les Mts du Lyonnais, véritable microcosme rural, et avec une famille noble via un bâtard étonnant :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=eugene+hippolyte+miroitier+industriel+franc+macon&n=dumaine&oc=1&sosab=10&color=&t=H&v=11

  • ascendants nobles de Jean donât ou bâtard MITTE de Chevrières :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=etiennette&n=mitte&sosab=10&color=&t=H&v=11

  • arbre BRUNEL St Péray Ardèche, Valentinois-plaine de Romans Drôme, famille THOME de Romans et Parlement de Grenoble, noblesse via Marthe SINGARREAU :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=marie+esther&n=brunel&sosab=10&color=&t=H&v=10

  • arbre THOME de Romans, liens avec le Parlement de Grenoble, lien général avec la noblesse via Marthe SINGARREAU, fille d’un échevin d’Angoulême, petite-fille d’un professeur de droit de Toulouse :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=joseph+regis+negociant+marchand+bourgeois&n=thome&sosab=10&color=&t=H&v=11

  • arbre BEAUVERIE, charpentiers de Dordogne, avec les RICHE du Beaujolais, des tanneurs d’Eymoutiers, des juristes de Beaujeu, une famille noble du Forez, toute la noblesse via une bâtarde de Bourbon, 2 branches de vignerons du Mâconnais et de Chalon sur Saône :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=jean+jules+professeur+d+universite+de+botanique+a+l+origine+du+leg+de+l+herbier+bonaparte&n=beauverie&sosab=10&color=&t=H&v=18

  • arbres des MAGNIN bourgeois de Nanc les St Amour Jura, arbre bloqué vers 1735, mais avec un saut dans le passé grâce au dénombrement de 1657, avec un mariage avec la dernière de l’arbre de nos ancêtres GRISON maréchaux-ferrants de Beynost Ain :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=antoine+docteur+en+medecine+professeur+d+universite+botanique+.+franc+macon+18e+degre+chevalier+rose+croix&n=magnin&sosab=10&color=&t=H&v=12

  • arbre PASTEUR cultivateurs de Mouthe-Reculfoz, Plénise-Plénisette et Sirod Doubs-Jura :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=simon+survivant+du+siege+de+mayence+et+medaille+de+sainte+helene+teneur+de+livres+a+vienne+lyon+et+st+etienne&n=pasteur&sosab=10&color=&t=H&v=7

  • arbre de Basile BONNARDON Vizille, Matheysine et Oisans et de ses ancêtres notaires et nobles de l’Oisans, reliés aux de la Tour du Pin, aux comtes de Savoie, aux Poitiers-Valentinois, aux de Menthon, de Virieu et à la Suisse :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=paul+antoine+basile+aide+chirurgien+a+essling+medecin+adjoint+faisant+fonction+de+maire+de+vizille+chef+de+bataillon+de+la+garde+nationale+franc+macon&n=bonnardon&sosab=10&color=&t=H&v=14

  • arbre des de BEAUFORT via Basile BONNARDON :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=gabriel+seigneur+de+saint+jean+d+herans&n=de+beaufort&sosab=10&color=&t=H&v=11

  • arbre des de BARDONNENCHE via Basile BONNARDON :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=judith+6e+de+10+enfants&n=de+bardonnenche&sosab=10&color=&t=H&v=10

  • arbre des ancêtres de l’épouse de Basile BONNARDON à Tallard, Veynes, Jarrie, Revel avec les branches BOULON (Etats du Dauphiné de 1788 à Vizille) et DUMOLARD, lien principal avec la noblesse via Sébastienne de COMMIERS épouse DUMOLARD :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=marie+claire+josephine&n=dou&sosab=10&color=&t=H&v=11

  • arbre de Sébastienne de COMMIERS, lien avec la noblesse des Alpes, les barons du Dauphiné, la noblesse du Sud-Est de la France et de l’Europe :

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr&pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique&nz=reynaud&ocz=0&m=A&p=sebastienne&n=de+commiers&oc=5&sosab=10&color=&t=H&v=11

Liens vers les familles d’AGOULT, SABRAN, PORCELET,

ADHEMAR de MONTEIL et les ALLEMAN du Faucigny

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr;pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;nz=reynaud;ocz=0;m=RL;p=eric+d+albion;n=d+agoult;l1=29;p1=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;n1=reynaud;l2=0;p2=eric+d+albion;n2=d+agoult;dag=on

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr;pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;nz=reynaud;ocz=0;m=RL;p=guillaume+1er+sgr+de+sabran+connetable+hereditaire+de+toulouse+heros+de+la+1ere+croisade+chevalier+chatelain+de+tresques;n=de+sabran;l1=25;p1=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;n1=reynaud;l2=0;p2=guillaume+1er+sgr+de+sabran+connetable+hereditaire+de+toulouse+heros+de+la+1ere+croisade+chevalier+chatelain+de+tresques;n2=de+sabran;dag=on

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr;pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;nz=reynaud;ocz=0;m=RL;p=guillaume+1er+sgr+de+sabran+connetable+hereditaire+de+toulouse+heros+de+la+1ere+croisade+chevalier+chatelain+de+tresques;n=de+sabran;l1=25;p1=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;n1=reynaud;l2=0;p2=guillaume+1er+sgr+de+sabran+connetable+hereditaire+de+toulouse+heros+de+la+1ere+croisade+chevalier+chatelain+de+tresques;n2=de+sabran;dag=on

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr;pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;nz=reynaud;ocz=0;m=RL;p=guillaume+hugues+ier+de+royans+croise+de+la+1ere+croisade;n=adhemar+de+monteil;l1=28;p1=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;n1=reynaud;l2=0;p2=guillaume+hugues+ier+de+royans+croise+de+la+1ere+croisade;n2=adhemar+de+monteil

http://gw.geneanet.org/breynaud3_w?lang=fr;pz=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;nz=reynaud;ocz=0;m=RL;p=odon+i;n=alleman;l1=25;p1=bernard+claude+antoine+geographe+et+cpa+lyon+directeur+d+hlm+et+de+sem+en+retraite+passionne+de+geologie+tectonique;n1=reynaud;l2=0;p2=odon+i;n2=alleman;dag=on

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