« … Quelque chose que j’appelle, faute de mieux, la « force d’âme », une « réserve intérieure » qui rend de tels êtres finalement « inéducables », pour reprendre une expression que Nadejda Mandelstam emploie. Cette « noblesse d’âme », faite de courage, de lucidité, d’esprit de résistance, quelque chose en l’être de farouche et de bon et qui refuse de se soumettre, d’ « inéducable » en effet. D’absolument individuel. Qui place la fidélité à soi, à ses valeurs, à ses convictions plus haut que la quête du bonheur ou la défense de ses avantages particuliers… l’individu docile trouve dans sa malfaisance le plus sûr chemin de la perte et du mépris de soi. Et c’est bien là in fine ce que recherchent les systèmes aliénants… S’il est une leçon qui se dégage des analyses qui précèdent, c’est qu’il appartient à chacun de se prémunir contre sa propension à la docilité afin d’être préparé à agir, dans les circonstances où s’exerce les injonctions d’une autorité « destructrice », en accord avec les principes auxquels il adhère et qu’il lui est demandé de mettre de côté… » Michel TERESTCHENKO « Un si fragile vernis d’humanité », pages 289-293

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